21 novembre 2011

VIH/SIDA: malgré la pandémie, il y a de l'espoir


Plusieurs d'entre nous connaissons des gens atteints du VIH/Sida, c'est une pandémie mondiale; que ce soit en Afrique - Algérie, Guinée, Kenya, etc, en Amérique - Québec, Mexique, etc. En fait, pour ma part, j'en connais dans les "faits" peu. Bien que j'ai travaillé longtemps en Afrique, je ne connais pas d'africain au prise avec le VIH et/ou le Sida. C'est tellement tabou. On meurt d'autre chose et c'est ainsi. L'autre avenue, en Afrique, quand ce n'est pas une "bonne maladie" qui emporte une personne, c'est la sorcellerie. Enfin, que cela soit tabou ou non, cette maladie fait vraiment trop de victimes, trop d'orphelins.

J'en profites pour féliciter au passage le courage des milliers de Tanties qui s'occupent d'orphelinats en Afrique. C'est plus une profession de foi qu'un emploi. Je pense à la dame de Man, qui tant bien que mal réussi à joindre les deux bouts et à nourrir les enfants qu'elle recoit sans cesse. Plusieurs sont des orphelins du Sida. Plusieurs d'ailleurs n'auront qu'un court séjour parmis nous. Mais auprès d'elle, je suis certain qu'il sera bon. Dire que je ne lui offert que quelques sacs de riz pour l'aider. En Afrique, les ONGs sont "à contrat", travaillant sur des "projets". Mais les orphelinats, c'est du long terme, rare sont ceux qui s'en occupent alors, mais il y en a.

Enfin, je reviens à l'article que je viens de lire dans la cyberpresse. Il faut occuper ses journées de congé-maladie!

On peut y lire un message d'espoir, quoique plusieurs parties de l'article font froids dans le dos:

"Un nombre record de 34 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde en 2010, principalement en raison d'un meilleur accès au traitement qui a contribué à réduire le nombre de décès et nourrit l'espoir d'une possible fin de la pandémie, indique lundi Onusida.

«Cette année change pour nous la donne: pour la première fois, nous sommes capables de montrer que si l'on traite suffisamment tôt les gens, on peut réduire le nombre de nouvelles infections», a déclaré Michel Sidibé, directeur général d'Onusida, lors d'une conférence de presse à Berlin.

«Le nombre de personnes vivant avec le VIH (virus du sida) n'a jamais été aussi important, principalement en raison d'un meilleur accès aux traitements», indique l'ONU dans son rapport d'une cinquantaine de pages. Ainsi, aujourd'hui près de 50% des séropositifs ont accès à un traitement, ce qui a sauvé la vie à 700 000 personnes en 2010.
Et cette même année, le nombre de nouvelles infections a atteint son niveau le plus bas depuis 1997, avec 2,7 millions de nouvelles infections (dont 390 000 chez des enfants), soit un recul de 21% par rapport au pic de 1997."

Pour ceux que cela intéresssent, voici le lien vers l'article de la Cyberpresse: VIH: espoir d'une possible fin de la pandémie


article: Cyberpresse/Agence France-Presse - Berlin. Photo: AFP

18 novembre 2011

L'école primaire en afrique...

Bonjour à tous,

J'ai récemment visité Bissau, capitale de la Guinée-Bissau. Petite capitale de l'Afrique de l'Ouest, nichée entre le Sénégal et la Guinée. A Bissau, il a fait chaud. Comme ailleurs, les routes sont défaites, l'électricité manque et les moustiques sont bien présents... C'est vraiment l'Afrique en développement.

Depuis mon dernier message, j'ai été quelque peu absent de la blogosphère, oups. Ce n'est pas facile d'être à jour partout en en tout... J'ai reçu quelques commentaires par le passé sur la réhabilitation d'écoles que j'ai "supervisé" en Côte d'Ivoire... Et donc, pendant ce voyage d'affaires, j'ai eu la chance de visiter un projet similaire, mais cette fois en Guinée-Bissau... Dans un autre cadre, cette fois, j'étais uniquement observateur. Et, j'ai eu l'idée de partager avec vous certaines des photos que j'ai prises sur place.

Encore une fois, l'écart entre nos jolies écoles primaires québécoises et celles qui suivent sont frappantes, mais les enfants toujours aussi déterminés à apprendre et toujours aussi souriants!

Le projet, comme celui que je vous ai brièvement présenté en janvier 2010, parle de réhabilitation communaitaire. La Guinée-Bissau est un des pays les plus pauvres de l'Afrique de l'Ouest... Et un des pays, où le manque en infrastructure de base est le plus criant. Dans la capitale, Bissau, les écoles sont souvent utilisés par "round" - un groupe le jour et un en soirée!

Donc, voici des photos deux des écoles que j'ai visitées...

D'abord, vous devez imaginer pourquoi on parle de besoin en infrastructure et en réhabilitation... OK, déjà avant même d'avoir terminer de lire cette ligne vous comprennez!




(désolé, les deux suivantes ne sont pas dans le bon sens
et je ne sais pas comment faire pour les "switcher de bord!)


Et maintenant, voici à quoi les écoles ressembleront après les travaux!


De nos jours, presque tous les projets de développement doivent intégrer des approches
dites transversales... Dans ce cas, il est presque toujours questions d'hygiène et de droits des enfants - lire des jeunes filles d'accéder à l'école... Donc de Latrine, de points d'eau et de cantine.

En Afrique, sourtout là où il n'y a pas d'eau courant, l'inexistence de latrine est un frein à l'éducation
des filles... Vous pouvez imaginer les changements physiologiques qui s'opèrent chez les ados... donc grosso-modo, s'il n'y a pas de latrine, plusieurs s'absentent de l'école 1 semaine par mois... Et au final, il arrive parfois qu'elles arrêtent d'y aller...



La cantine avant!

Et après!

Et le point d'eau

Oui, oui, on pompe avec les bras!

Ah, en passant, là où il n'y a pas de point d'eau comme celui-ci, les
jeunes filles (plus souvent) vont puisées l'eau au marigots, dans un ruisseau, etc.
Dans ce cas, les risques de maladie hydrique et d'agression sont multipliés!

Maintenant, voici les bénéficiaires, ceux pour qui l'école, le point d'eau
et la cantine sont nécessaires et indispensables:



 


Merci. Si vous souhaitez poser des questions ou échanger, n'hésitez pas