28 janvier 2011

Le bouchon explose, du Maghreb au Golfe Persique!

D’abord au Maghreb, Tunisie en tête puis Algérie, un petit chouia; quelques soubresauts dans le Golfe Persique, au Yémen, et maintenant, ça bout au Caire! De l’Afrique du Nord au Golfe Persique, les jeunes crient leur désir de démocratie, leur désir de mettre fin à des années de répression. La démocratie en pleine ébullition? L’Égypte, pays du tourisme et des pyramides, entre en cure de désintoxication! La Tunisie, espérons-le a derrière elle les jours les plus sombres. Hé oui, se laver le système de nombreuses années de dictatures et de tyrannie, soft ou pas, ça prend plus qu’une petite manif… Comme pour la désintox, les premiers jours sont décisifs, incisifs, voire agités et troublés. Par la suite, le vrai combat commence. Faire durée pour que tranquillement la « normale » revienne. Tunis, Alger, le Caire, Sanaa… à qui le tour?

Pourtant, les candidats ne manquent pas!

Nous pouvons lire dans la cyberpresse: "La contestation enfle contre le régime d'Hosni Moubarak: des dizaines de milliers d'Égyptiens sont descendus dans la rue vendredi, saccageant le siège du parti au pouvoir dans plusieurs villes. Les autorités ont elles aussi haussé le ton, déployant l'armée dans les rues du Caire, instaurant un couvre-feu et assignant à résidence l'opposant et lauréat du prix Nobel de la paix Mohamed ElBaradeï."
Pour la suite: La contestation prend une nouvelle ampleur en Égypte


Bonne chance aux peuples libres, ou en voie de le devenir!
 

21 janvier 2011

Occident complice de dictateurs, merci profeseur

En faisait une petite pause, j'ai pris le temps de relire le commentaire, ou plutôt l'opinion du Professeur des HEC Omar Aktouf dans la cyberpresse du 21 janvier 2011: L'Occident complice de dictateurs: la Tunisie amorce l'effet boomerang. Il dit: "Il serait, à mon sens, très malheureux que les pays occidentaux (pour leur propre intérêt bien pensé) ne tirent certaines vraies conclusions de ce qui vient de se passer dans ce pays, et commence à se passer en Algérie, en Égypte, en Jordanie... et en Tunisie...


Je vous invite à lire l'article. Bien qu'il ne faut pas toujours voir le pire partout, notre belle société québécoise est assez centrée sur ses intérêts à court terme pour ne pas prendre le temps de bien comprendre ce qui se passe ailleurs, dans plusieurs pays du monde. La majorité québécoise, sûrement canadienne, se consacre à des réflexions "internationales", de façon sûrement très intense et profonde, pendant les quelques minutes que les téléjournals y consacrent! Wow. Nous y concevons notre vision du monde, type fast food en quelques minutes... Les images sont jolies, bien montées, saisissantes... Les reportages pleins de bon sens, mais au final tout est suffisamment décousu pour que les liens, entre les incidents ou soulèvements du monde ne soient pas trop facilement, ne soient pas trop facile à faire... Et dans la majorité occupé entre leur game des canadiens ou les tournois de poker à la télé, qui a le temps de réfléchir davantage?

La réalité frappe souvent à nos portes. Le 11 septembre 2001, le monde s'est rappelé à nous. Pourtant, on frappe sans cesse à nos portes. Combien d'attentats, de morts, de victimes, en Côte d'Ivoire, en Irak, en Afghanistan, au Pakistan...

Enfin.

Son papier est très bien. La réalité continuera à frapper à notre porte. Plus la porte sera fortifiée, plus ils frapperont fort.

Lisez son texte, il est plein de bon sens.

Dégelez le budget d'aide canadien

Chères lectrices et lecteurs, ce matin, j'aimerais partager avec vous un message d'Abolissons la pauvreté Canada (Make Poverty History). Le groupe Abolissons la pauvreté lance un appel à pétition pour signifier au gouvernement canadien qu'il doit tenir ses engagements en matière d'aide internationale et de coopération.

"L’an dernier, le gouvernement fédéral annonçait son intention de geler le budget d’aide publique au développement en 2011, le maintenant au niveau de 2010. Pourtant, malgré huit augmentations annuelles successives de 8 %, nos dépenses d’aide ne représentent que 0,3 % de notre revenu national – soit moins de la moitié du 0,7 % que le Canada a promis de consacrer à l’aide internationale. En gelant le budget d’aide au niveau de 2010, nous amorcerons un recul qui nous éloignera de l’objectif de 0,7 %. Nous devons empêcher cela.



Envoyez un message dès maintenant au gouvernement fédéral, lui demandant de dégeler le budget d’aide internationale contenu dans son budget de 2011, prévu pour le mois de février."


Voici le lien pour l'article et la pétition: Dégelez le budget d'aide.

Les canadiens seuls peuvent ajouter leur nom.

Merci à l'avance pour votre soutient.

20 janvier 2011

Hispaniola: misère, cul et plage?

Ce matin, soyons un peu efficient! Un post deux pays! Hispaniola est une jolie ile des Caraïbes. Sur Wikipedia, l'on dit "qu'Hispaniola, appelée aussi Saint-Domingue ou Haiti, est la deuxième plus grande île des Antilles. C'est une des rares îles des Caraïbes à être partagée entre deux pays indépendants : la République dominicaine et Haïti."


Quand on pense aux Antilles, aux Caraibes, on ne peut pas penser à autre chose qu'aux plages et au soleil. Ok, ok: évidemment aussi aux milliers de sortes de rhum! D'ailleurs, les compagnies aériennes, agences de voyage et opérateurs touristiques nous rappellent cela sans cesse! C'est vendeur.
 
Mais dans les médias, Hispaniola se rappelle à nous assez violemment avec d’autres réalités : Ce soleil de plomb, bien chaud, et ces plages paradisiaques de sable bien fin à perte de vue ne sont pas vraiment les seuls atouts pour ce que cette ile des Caraïbes ce retrouve à la une des journaux et des bulletins de nouvelles des télévisions. Non, les deux pays qui partagent cette ile sont relativement bien différents : Haïti, plus vieille démocratie d’Amérique et ancienne colonie française, est au prise avec de nombreuses tares, ainsi que sa voisine la République Dominicaine, qui elle est hispanophone puisque colonisée par l’Espagne…

Pourquoi ses deux sœurs ont-elles évolué si différemment? Chance géographique, les tempêtes, ouragans ou tremblements de terre faisant plus de ravage en Haiti? C’est peut-être Dieu? Hum…

Donc, soyons efficient: dans ce post, je vous invite à lire deux « réalités » journalistiques : Haiti et les lacunes canadiennes en matière d’aide à la reconstruction et République Dominicaine, où le tourisme sexuel vient d’être dévoilé au grand jour! Surprenant, non?

Aide canadienne: plusieurs projets traînent la patte : « (Port-au-Prince) Construction de nouveaux quartiers généraux de la police et d'une académie nationale, achat de nouvelles voitures de patrouille et formation des agents: la sécurité est au coeur des projets de l'aide canadienne en Haïti. Or, les projets d'envergure tardent à se concrétiser, selon ce qu'a appris La Presse. »

Heureusement que Baby Doc est arrivé au pays! JC Duvalier pourra redevenir président à vie et rebâtir son pays, pays qu’il aime tellement… Beaucoup plus que ces habitants peut-être!

Le Bureau de tourisme de la République dominicaine «choqué, inquiet et attristé» : «… le Bureau de tourisme de la République dominicaine à Montréal assure cependant prendre «très au sérieux» le problème du tourisme sexuel et avoir adopté une série de mesures en octobre dernier pour combattre ce fléau. »

Pouvions-nous nous attendre à un autre commentaire? Peut-être ceci : « Ha, ben en fait on ne se fout pas du tourisme sexuel et de l'industrie du sexe, vraiment pas! On a vraiment beaucoup besoins des dollars canadiens pour que notre PNB par habitant augmente et le cul fait venir les touristes canadiens! ». ou encore, « Nous sommes préoccupé par ces activités touristiques à orientation sexuelle, mais pour le moment, c’est pas leur petit cul qui compte, mais le développement du pays ». Ok c’est cru, mais franchement… Les autorités laissent faire et s’en foute pas mal, c’est même un secret de polichinelle dans tous les pays où la prostitution et le tourisme sexuel sont aussi bien développés. No pity in business, dit Koffi Gombo dans Gbitch! Yako, mes damoiselles et mes demoiseaux. C'est triste, mais il y a de l'espoir. Dans quelques années, le pays sera effectivement plus développé et peut-être que la justice sera plus efficace... Ce qui fera fuir les prédateurs sexuels ailleurs! oups. C'est pas ce qui est arrivé en Thaïlande et au Cambodge!

Ok. Je termine mon café maintenant! J'ai assez dit de conneries. Un Café Nescafé de la République Dominicaine svp!

19 janvier 2011

Côte d'Ivoire, poursuite de l'embourbement présidentiel

Sur la cyberpresse, deux dépêches ont attiré notre attention quant à la situation conflictuelle que vit la Cote d’Ivoire suite aux élections présidentielles de l’automne dernier. Un vrai bourbier. Plus les jours passent, plus la situation s'enlise. Plus la fin de cette mauvaise saga démocratique sent mauvais.

Voici les articles consacrés à la belle politique ivoirienne… Pauvre Côte d’Ivoire :

1. Prévisiblement, la médiation africaine a échoué. Normal! Pourquoi Gbagbo aurait décidé de partir aujourd’hui! En fait, rephrasons cela : Pourquoi Bagbo et sa clique (disons son général des Armées ivoiriennes Mangou, son général des affaires louches Blé Goudé et sa très tendre épouse Simone Ehivet Gbagbo, genre de trium vira), Gbagbo et son trium vira, auraient décidé de rendre le fauteuil présidentiel ivoirien aujourd’hui? Rien ne justifierait ce changement de cap. Au point où ils en sont rendus. Ce n’est pas aujourd’hui qu’ils vont se soucier de LEUR population! Yako ivoiriennes et ivoiriens.

Dans la cyberpresse, nous pouvons lire : « Le médiateur de l'Union africaine (UA) pour la crise ivoirienne, Raila Odinga, a une nouvelle fois quitté Abidjan mercredi matin sur un constat d'échec et regretté que le président sortant Laurent Gbagbo n'honore toujours pas sa promesse de lever le blocus du camp Ouattara. » Évident!

Le lien vers l’article : Échec de la médiation africaine en Côte d'Ivoire

2. Renforcement prévisible des forces onusiennes en Cote d’Ivoire. La situation est gangrenée. Gbagbo et son agitateur de foule, Blé Goudé, n’hésitent pas à faire faire des bêtises à leur partisans : tirs contre les installations onusiennes, attaquent contre des véhicules UN et des Casques bleus, etc.

Un autre article cite : « Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté mercredi l'envoi de 2000 hommes supplémentaires en Côte d'Ivoire et demandé au président sortant Laurent Gbagbo de lever le blocus du quartier général de son rival Alassane Ouattara, reconnu par la communauté internationale.

Le Conseil a voté à l'unanimité de ses quinze membres l'envoi de ces renforts qui portent le total déployé en Côte d'Ivoire à quelque 11 500 hommes.


Ce chiffre de 2000 hommes est le maximum demandé par les chefs des forces de maintien de la paix, qui craignent des affrontements de plus en plus sévères avec les forces loyales à M. Gbagbo qui ont attaqué des véhicules de l'ONU et des Casques bleus. »


Lien vers l’article : L'ONU vote un renfort de 2000 hommes en Côte d'Ivoire

Pauvre Côte d’Ivoire. Que dire. La situation n’est pas simple. Les ivoiriennes et les ivoriens sont pris entre deux feux!

Yako.

Poursuite contre Duvalier, espoir!

La visite de l'Ex-Président à vie Haïtien Jean-Claude Duvalier, Baby Doc pour les intimes, n'est pas passé inaperçue à Port-au-Prince. Nous avons même appris avec plaisir que l'État Haitien pensait intenté des poursuites contre lui. Ses avocats plaident déjà pour la prescription, et par conséquent ne plaident pas pour son innocence! Intéressant contexte, quoi que troublé dans un pays où ce qui tenait difficilement "debout" est tombé l'an dernier:  le système de justice, par exemple. Et ce matin, en prenant mon 2ième café, j'ai lu avec plaisir le papier de Yves Boisvert sur la suite possible des accusations déposées contre Baby Doc, Jean-Claude Duvalier.

Dans son article, il commence: "Il ne faut pas penser que Jean-Claude Duvalier est accusé au sens où on l'entend ici. Son dossier est entre les mains d'un juge d'instruction, qui éventuellement déposera peut-être des accusations pour corruption.

Déjà, un certain brouillard juridique entoure cette affaire. On reproche essentiellement deux types de crimes à Duvalier à titre d'ancien président d'Haïti. D'abord, une série d'assassinats politiques, d'emprisonnements illégaux, de séances de torture. Ensuite, d'avoir volé des centaines de millions de dollars à son pays."

Plus loin, les lueurs d'espoir dans la possible suite de la poursuite contre l'Ex-Président Baby Doc:

1... "il y a amplement de quoi arrêter et faire accuser Duvalier immédiatement. Pour vol autant que pour crimes contre l'humanité. «Déjà, une firme de comptables américaine a examiné les documents de l'État haïtien en 1994 et mis en évidence des détournements de fonds massifs, de l'ordre de plusieurs centaines de millions de dollars, seulement pour les quatre dernières années de pouvoir de Duvalier (1982-1986), dit-il, joint à Boston."

2... "le droit international reconnaît que les crimes contre l'humanité sont imprescriptibles. On a vu plusieurs États latino-américains appliquer ce principe contre d'ex-dirigeants militaires après le renversement de dictatures, même si rien dans leur droit interne ne le prévoyait explicitement."

Espérons que JC Duvalier passera à la moulinette; histoire de faire peur aux dictateur (comme Ben Ali, Gbagbo, etc.) et que l'histoire se rappelle que l'histoire de Baby Doc Duvalier ne s'est pas déroulé cadeau!

Pour lire la suite de l'article de Y.Boisvert, visitez ce lien: Duvalier ou comment le faire condamner

18 janvier 2011

Tourisme sexuel et son impact

Ce matin, Hugo Meunier de la Presse a publié un second reportage sur la prostitution issue du tourisme sexuel des Canadiens et Québécois en Amérique Latine : Haiti, Mexique, Costa Rica, etc.  (pour la première partie présentée sur notre blog: Tourisme sexuel, une réalité présente dans beaucoup d'endroits).

Indirectement, il porte aussi un regard sur la prostitution, l'industrie du sexe, le commerce sexuel et le tourisme sexuel dans les pays du Sud, dans les pays en développement d'Afrique, d'Asie, des Caraibes et d'Amérique Latine. Il présente certains acteurs et quelques effets de ce commerce illicite, pratiqué par des voyageurs et touristes abuseurs, et il met aussi en évidence les autres prostitutions favorisées par ce système illégal : la prostitution des garçons et des filles et la pédophilie.

Dans son article choc, nous pouvons lire : « (Boca Chica, République dominicaine). Les Canadiens ont été les pionniers dans l'implantation de la prostitution [dans ce pays, ndlr]»

« Nous sommes dans un local vétuste perché au deuxième étage d'un immeuble défraîchi de Boca Chica, un peu en retrait de la tapageuse rue principale. Les pales d'un ventilateur tournent au dessus d'un bureau, de quelques chaises et d'un téléphone. Voilà l'artillerie dont on dispose pour freiner les ravages causés par le tourisme sexuel dans cette ville. »

« La pauvreté se vend très mal, admet, méfiante, Denise Pichardo, à la tête de Caminante, un organisme fondé il y a 16 ans. De peur des représailles, elle a hésité avant de se confier à nous. »

Les partisans locaux de la prostitution et du commerce du sexe sont nombreux évidemment, certains sont prêts à s’en mettre plein poche en abusant des autres, en les vendant. Et ceux qui  luttent sont rarement nombreux et équipés.

Voici son vidéo reportage :





Son article sur les impacts du commerce sexuel et de la prostitution en milieu touristique se conclut ainsi:

« PARADIS SEXUELS CANADIENS : Les touristes sexuels canadiens privilégient les pays d'Amérique latine et des Caraïbes, comme la République dominicaine, Cuba, le Mexique, la Colombie, la Jamaïque et le Costa Rica, plus proches et moins dispendieux que des destinations «traditionnelles» comme la Thaïlande. Le tourisme sexuel est un crime partout dans le monde et, depuis 1997, une loi permet de juger et condamner tout Canadien qui a obtenu des services sexuels de la part d'un mineur dans un pays étranger. Parmi les 842 millions de touristes dénombrés à l'échelle mondiale en 2007, 10% serait des touristes sexuels, estime le Bureau international des droits des enfants. »

Pour lire le texte dans son intégralité de cet article vraiment intéressant, cliquez ici : Hugo Meunier - Les ravages du tourisme sexuel.

Ne gardons pas ces sujets cachés. Pour les combattre, il faut en parler.

17 janvier 2011

S.A. in the Aid agency club

IRIN (Humanitarian news and analysis). JOHANNESBURG, 17 January 2011 - "South Africa will launch its own development aid agency in 2011 in a move likely to boost the country’s status as an emerging economic power and champion of the African continent.
 
The South African Development Partnership Agency is expected to become operational before mid-2011 and will work with other donor agencies to coordinate development programmes, mainly on the continent.
 
Although the government is hoping for contributions from the private sector, most of the funding will come from public money, said Dr Ayanda Ntsaluba, Director-General of the Department of International Relations and Cooperation.
 
"South Africa is in a unique position - we're recipients of development assistance, and we're anxious that that status be preserved. At the same time ... we're in the African continent and in that context we occupy a relatively privileged position," Ntsaluba told IRIN. "

C'est une nouvelle que j'ai trouvé très intéressante. L'entrée de l'Afrique du Sud dans le club des pays ayant une coopération internationale est un pas intéressant pour le pays et l'Afrique.

Ceci étant dit, il ne faudra pas se leurrer, ce nos sont pas tous les Sud-Afr qui sont connectés avec les réalités "Africaines", sub-sahariennes. J'ai d'ailleurs eu le plaisir de travailler en Côte d'Ivoire sur un projet où nous avions un partenariat avec une ONG Sud-Africaine. Le travaille était professionnel. Mais le collègue, qui certes passait inaperçu compartivement à moi, était aussi paumé que je l'étais lors de mon premier séjour... Cela est quand même positif d'avoir une telle institution, ayant sa base en Afrique.

Cliquer ici pour lire le reste de l'Article sur IRIN: SOUTH AFRICA: Aid agency to be launched

Donnons-lui sa chance!

Tourisme sexuel, une réalité présente dans beaucoup d'endroits

Ce matin, la cyberpresse a mis en ligne un reportage choc sur la prostitution en République Dominicaine. Le tourisme sexuel et la prostitution dans les pays en développement n'est ni nouveau, ni rare malheureusement. La Thaïlande, le Cambodge, l'Inde, la République Dominicaine, le Sénégal, au Kenya, et j'en passe, compte une industrie du tourisme sexuel établie, informelle ou non, cachée ou non.

Nous vous invitons à lire et regarder le reportage de Hugo Meunier: Le bordel caché des Québécois

"(Boca Chica) Bon an, mal an, un demi-million de Québécois se rendent en République dominicaine. Parmi ces touristes qui profitent de la plage et du soleil, certains sont à la recherche de plaisirs illicites. Leurs demandes pour des services sexuels ont transformé certains lieux touristiques en véritables bordels à ciel ouvert. Comme à Boca Chica, centre de villégiature situé tout près de la capitale, Santo Domingo. Enquête-choc sur ces touristes sexuels québécois."



Si vous reconnaissez des personnes sur ce vidéo, invitez-les à la regarder!

Ce que l'on voit ici, c'est une prostitution abusive et dégradante pour la femme ou l'homme. Payer pour du sexe c'est une chose, mais traiter les femmes et les hommes comme des objets sexuels, des trophées de cul, en public, en est une autre... Quand ce ne sont pas des mineurs qui se prostituent!

La pauvreté et  la possibilité de faire un bon montant d'argent "rapide" sont souvent des éléments déclencheurs dans ces endroits.

15 janvier 2011

Tunisie, une démocratie en ébullition


La Tunisie est en effervescence, un vent de changement démocratique semble souffler sur le pays. Mais pendant que le nouveau président tunisien par intérim, Foued Mebazaa prête serment dans son bureau de l’Assemblée nationale, des prisons brulent faisant des dizaines de victimes, des manifestants ou contestataires sont incarcérés, voire tués par les forces de l’ordre. Attention! Le changement, le renouveau, ou encore la révolution démocratique ne doit pas se faire aux dépens des populations vulnérables.
Ce mouvement contestataire ou révolutionnaire a amené des milliers de Tunisiennes et Tunisiens dans les rues et a causé le départ, la fuite du Président Ben Ali, les libérant d’un système verrouillé, où la démocratie était étouffée, où les libertés et droits humains étaient réduits à leur plus simple expression.


Pourtant, la Tunisie n’était pas mal vue par les puissances étrangères à ce moment. Pour preuve, même la Banque Africaine de Développement a choisi Tunis pour fuir l’incertitude ivoirienne… La BAD, ainsi que ses employés et visiteurs ont d’ailleurs contribué à l’enrichissement de Tunis…


Le Roi n’est plus vive le nouveau Roi? Mais que fera Foued Mebazaa, dans un climat aussi volatile, où l’environnement politique est propice au meilleur, comme au pire? Appuiera-t-il un renouveau démocratique, une démocratie participative et populaire? Rien ne peut se faire en un jour, certes, mais à ce moment de l’Histoire tunisienne, beaucoup de choses sont possibles. Par exemple : le nouveau président pourrait redonner au peuple leur pays, redonner au peuple tunisien le droit de participer aux affaires de la Tunisie, au processus de décision… C’est ça non la définition de la démocratie? Un régime politique où le peuple est libre d’exercer lui-même ses choix politiques et sa souveraineté, un régime où les élections permettent d’élire librement les représentants et parlementaires, un régime qui respecte le choix de la majorité, sans exclure les minorités.

Le processus démocratique tunisien est en marche. Mais comme tout processus de gestion du changement, visant l’établissement d’un état de droit, le processus demandera de l’énergie, du temps et que les autorités se rappellent pour qui elles travaillent : la population tunisienne. Alors que retiendra l'histoire de cette révolution tunisienne?


Courage aux tunisiennes et tunisiens.

14 janvier 2011

Le prix de la démocratie

L'Éveil démocratique avec un grand D n'est pas chose simple. Des tunisiens ont payé de leur vie pour faire « bouger » leur dictateur. Ben Ali a compris qu’il n’était plus le bien venu et il a fuit. Les ivoiriens, eux, sont toujours sur/sous le « feu », à mijoter. Gbagbo et sa clique signent et persistent. Le professeur d’histoire Laurent Gbagbo semble vouloir écrire un nouveau chapitre de l’histoire ivoirienne.


D’un coté, le premier ministre s’est senti appelé : il a poussé sont patron out, hors de la Tunisie. La question qui commence à circuler sur Twitter, les journaux et autres sites de discussions maintenant, c’est est-ce que le Premier ministre tunisien, président par intérim, soutiendra la poursuite de la démocratie? La réponse se présentera d’elle-même dans les journées à venir. En attendant, comme les tunisiennes et les tunisiens, nous pouvons espérer.


De l’autre, la situation est moins reluisante. En Côte d’Ivoire, le Président Ouattara vient de demander à ce que le Président sortant Gbagbo soit chassé de son siège à la Présidence de la République de Cote d’Ivoire, par la force. IRIN vient d’afficher sur son site que le Coordonnateur humanitaire des Nations unies craint que les populations ivoiriennes soit prises en otage. La RCI toute entière retient son souffle. Les ivoiriennes et les ivoiriens espèrent que la fin de l’exercice électoral se déroule en douceur… Tous veulent retrouver leurs maquis, leurs soirées abidjanaises chaudes, bien arrosées, torrides.


Nous souhaitons tous que dans ces deux pays, comme dans les autres pays africains où les dictateurs assouvissent leur population, que la démocratie fasse son chemin… Au profit des populations africaines qui en général payent pour les pots cassées…

L'Etat Palestinien reconnu en Amérique latine

Après le Brésil, l'Equateur, le Chili, voilà que le Guyana reconnaît l'État Palestinien. Ce mouvement de soutien s'inscrit un peu dans la ligne de la reconnaissance de l'Allemagne de l'Est par les dirigeants Allemands de l'Ouest, avant leur réunification...

Ainsi, dans la cyberpresse, nous pouvons lire que "le Guyana a reconnu, jeudi, le futur État palestinien, se joignant à d'autres pays d'Amérique du Sud qui ont fait de même dans une volonté d'inciter les Palestiniens et les Israéliens à négocier un accord de paix".


Malgré les commentaires des dirigeants Israëliens, espérons que le processus de paix progresse et qu'un terrain d'entente soit trouvé, au bénéfice des populations palestiniennes et israëlliennes qui sont prises entre deux feux.

13 janvier 2011

Tunisie: Ben Ali quittera le pouvoir!

Sur la Cyberpresse, nous pouvons lire ce soir qu'un revirement "majeur" s'est produit en Tunisie: "Le président tunisien Zine El Abdine Ben Ali s'est engagé jeudi soir à quitter le pouvoir au terme de son mandat en 2014 et a ordonné la fin des tirs contre les manifestants, dans l'espoir d'apaiser un mouvement de contestation sans précédent".

La société civile aurait-elle réussi?

Qu'en pensez-vous?

Les Tunisiens défient le pouvoir de BenAli

Ce matin, dans la cyberpresse, nous pouvons lire que "des milliers de Tunisiens opposés au régime du président Zine el-Abidine Ben Ali se tournent vers le web et les réseaux sociaux pour partager informations récentes et humeurs sur les affrontements sanglants qui frappent le pays. Au risque de se heurter, là encore, aux forces policières chargées de réprimer toute dissidence..."

Pour lire la suite, cliquer sur ce lien: Les internautes tunisiens à l'assaut du pouvoir

Que la démocratie renaisse!

12 janvier 2011

Côte d'Ivoire, minuit moins une?

Les amis de la Côte d'Ivoire, les ivoiriennes et les ivoiriens retiennent leur souffle depuis les élections présidentielles. Plusieurs, qui comme moi, ont de la famille là-bas craignent en lisant les journaux du matin de découvrir que les violences, que les hostilités ont (re)commencées. Tous connaissent, ou du moins imaginent, le potentiel latent de violence qui habite certains groupes des partis qui s'affrontent. Tous espèrent que cela cesse.

Les quartiers chauds d'Abidjan ne sont pas chauds pour rien. Abobo, j'aime. J'y suis souvent allé. Tout comme Yop, Adjamé ou Treich. Mais, je les aime pour leur vie, tant diurne que nocture, pour leur "effervescence", leur animation, leur joie de vivire - malgré les temps de galère de ces dernières années (voire dernières dizaines d'années).

Ce matin, avec regret j'ai lu qu'il y avait eu d'autres morts (officiellement, parce qu'officieusement, il y en aurait plus) à Abidjan, précisément à Abobo - PK18. Sur Abidjan.net, on peut lire que "cinq policiers ont été tués mercredi, victimes de "tirs à l`arme lourde" selon une source policière, et un civil a été retrouvé mort, tué par balle dans un quartier populaire d`Abidjan favorable à Alassane Ouattara, l`un des deux présidents ivoiriens proclamés."

Nous retenons tous notre souffle parce que nous voulons un retour à la paix sans violence, sans effusion de sang. Nous retenons notre souffle, car nous espérons que le conflit de (re)prenne pas plus d'ampleur et que dans les heures à venir, ce ne soit pas un ire populaire qui déferle sur la capitale ivoirienne, voire sur le pays.
 
Nous retenons notre souffle, pour qu'il ne soit jamais plus tard que minuit moins une...
 
Yako ivoiriennes et ivoiriens.
 

Intégration musulmane en France

Rue89 revient sur un sondage portant sur l'intégration des musulmans de France fait par le Monde et l'IFOP.

On peut y lire: "En matière de nocivité des sondages, Dieu sait qu'il y a concurrence. Mais Le Monde et l'Ifop, en ce début d'année, ont placé la barre très haut, avec un sondage sur l'intégration des musulmans. O surprise : non, ils ne sont pas intégrés, oui, ils sont perçus comme une menace, etc. Impact immédiat. Editos radio, « toquechauds », ..."

Article intéressant. Pour le lire, cliquer ici: Rue89, Intégration des musulmans : le sondage et sa (discrète) critique.

Restons vigilant!

11 janvier 2011

Haïti, un an après le séisme

Demain, cela fera une année que le séisme a ravagé Haïti. Le tremblement de terre d'une magnitude de 7 a détruit Port-au-Prince et bien d'autres villes du pays. Haïti a été durement touché.

Le 13 janvier 2010, nous écrivions "
qu'une nouvelle catastrophe frappe Haïti. Cette première république d'Amérique souffre... Ouragan, coulée de boue, dictateurs... maintenant ce tremblement de terre"

En effet, Haïti est vraiment malchanceuse!

Sur la cyberpresse, on peut lire:" À la veille du premier anniversaire du séisme du 12 janvier 2010, les Haïtiens, responsables gouvernementaux, réfugiés ou simples citoyens, commençaient à rendre hommage mardi aux 220 000 morts de la catastrophe, dont le pays ne s'est toujours pas relevé".

 
Plus loin, comme un malheur arrive rarement seul, nous pouvons lire: "Le pays est embourbé dans une crise économique et les infrastructures sont à genoux. À cela s'ajoute une épidémie de choléra qui sévit depuis la mi-octobre. Selon les derniers chiffres du ministère de la Santé, 3759 personnes en sont mortes et, à en croire l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le pic de propagation de la maladie n'a pas encore été atteint."

Pour lire l'article dans son intégralité, cliquer ici:
Haïti commence à se souvenir.
Beaucoup reste à faire. Courage aux Haïtiens.
 

Restavek, le drame continue en Haïti

Hier soir, Radio-Canada a présenté un reportage d'Émmanuelle Latraverse qui est allée à la rencontre de jeunes victimes Haïtiennes, les restaveks. Le reportage est touchant, il présente différentes images de cette tragédie où de jeunes filles sont abusées, violées, exploitées physiquement ou sexuellement.

Mais cette situation dégradante pour les jeunes filles n'a rien à voir avec le tremblement de terre, non. Mais celui-ci a sûrement donné davantage de "petites" au marché maudit.

Il y a une année déjà, nous parlions des petites bonnes en Côte d'Ivoire et faisions le lien avec les restaveks Haïtiennes. Nous avions écrit un message dans notre blog suite à un reportage dans la cyberpresse où il était question de ces jeunes abusées. Dans notre blog, nous faisions aussi allusion à l'utilisation en Côte d'Ivoire de petites bonnes. (Pour relire notre blog: Enfants abusés: Petite bonne et Restavek, une triste réalité)

Ainsi, tant en Côte d'Ivoire qu'en Haïti, ces jeunes sont placées par leurs parents pauvres comme "servantes". Les parents disent souhaiter trouver un "échappatoire" pour leurs enfants condamnés à la misère et/ou encore, ils demandent à leur enfant de les aider à trouver un peu d'argent pour survivre.

Partout, les abus sont reprochés publiquement, mais dans les faits... rien n'est fait. La population en générale utilise de petites bonnes, alors comment punir son voisin quand on est aussi coupable que lui... Parfois, ce sont des parentes proches ou éloignées, vraiment vivant dans la misère. Même que parfois, "l'affaire" est bonne pour les deux parties. J'ai vu et véçu une situation où tous étaient gagnants considérant la situation des uns et des autres. Donc, tous ne sont pas méchants et de vils abuseurs... Mais malheureusement, trop sont abusées et utilisées comme esclaves (parfois même dans des réseaux de prostitutions ou comme esclaves sexuel d'un "bon" protecteur!).
N'ayant pu vous présenter ce vidéo sur notre blog, nous vous invitons à le regarder sur le site de Radio-Canada: Emmanuelle Latraverse a rencontré des enfants abandonnés en Haïti, les restaveks.
Yako jeunes filles. Courage.

10 janvier 2011

Sud-Soudan, naissance d'un pays

Article fort intéressant sur Rue89: Sud-Soudan : naissance d'un pays.

On peut y lire: "Le Soudan est en voie d'implosion depuis ce dimanche matin. Quelque quatre millions d'électeurs sud-soudanais ont jusqu'au 15 janvier pour décider par référendum s'ils veulent se séparer ou non du Nord. Coupons court à tout suspens : la réponse sera oui. Un sondage du magazine local, le Southern Eye, donne, par exemple, l'indépendance en tête avec 96 % des voix.
Ce scrutin est la dernière étape des accords de paix signés au Kenya en janvier 2005 et qui a mis un terme à plus de vingt ans de guerre civile entre le Nord, à majorité arabe et musulmane, et le Sud, composé d'une centaine d'ethnies africaines, essentiellement animistes et chrétienne (1983-2005)."

Bien que le scrution soit historique, il n'est que le début du parcours comme le dit si bien l'article.


Pour lire la suite, cliquer sur ce lien: Rue89.

Envol démocratique en Tunisie et en Algérie?

Depuis quelque jours, la Tunisie et l'Algérie vivent des heures troublées; des nombreuses manifestations et émeutes ont fait, et font rage dans ces pays. Les "jeunes" au sens large en ont ras le bol! Ces soubresauts sont pour plusieurs, historiques, voire peut-être un mouvement qui fera renaître la democratie véritable dans ces pays, affligés par des pouvoirs forts, aux allures de fausse démocratie.

Sur la Cyberpresse, nous pouvons également lire que trois localités -Kasserine, Thala et Regueb- étaient en proie à des violences lundi, signe de la poursuite des émeutes contre le chômage qui secouent la Tunisie depuis la mi-décembre.

Afin de freiner ce soulèvement populaire, les gouvernements mettent de la pression et brutalisent. Espérons qu'ils n'iront pas trop loin et que le peuple pourra en fin connaître la démocratie auquelle elle à droit!

Rue89 nous propose un entretien avec un militant Tunisien. Confirmant, que le gouvernement tunisien est déjà allé trop loin!

Courage aux manifestants.





 

Potentiel démographique en Afrique

Comme presqu'à tous les matins, je débute mon deuxième matin avec un café et  je surfe les nouvelles d'Afrique et d'ailleurs. Je suis tombé sur un papier intéressant, intitulé : Un espoir pour l'Afrique, de Claude Picher.

La toile de l'article commence ainsi: "D'Afrique ne nous parviennent pratiquement que des histoires d'horreur: guerres civiles, génocides, réfugiés, famines, sida, sécheresses, malaria, violence, hyperinflation, corruption, coups d'État, flopée de dictateurs à demi fous, avec en toile de fond une immense pauvreté".

La misère, c'est vendeur. Même, voire surtout dans les journaux.

On fait le lien entre la croissance économique, l'urbanisation et la baisse de la fécondité. Selon, l'auteur, qui discute au final un rapport du Conference Board sur la situation de l'Afrique. Il y aurait un créneau de dépaupérisation pour l'Afrique. Une génération, où la croissance éconimique pourrait devenir plus importante que sa croissance démographique.

L'auteur termine comme cela: "Le dividende démographique, à lui seul, ne pourra pas mettre l'Afrique sur la voie tant attendue de la prospérité. Mais il offrira un atout en or et cela dans quelques années seulement. C'est d'ailleurs ce qui inquiète les auteurs: si les Africains veulent vraiment que le dividende joue pleinement et leur permette à leur tour de devenir des «tigres» économiques, ils ont peu de temps devant eux -tout au plus une génération. Une tâche énorme, mais pas impossible, les attend."

Je vous invite à lire l'article. Pour ma part, j'ai peur de l'urbanisation croissante en Afrique, puisqu'elle ne s'accompagne jamais de promesse en  matière de création d'emplois. Les bidons-villes s'agrandissent et il en va ainsi de la criminalité. L'article le dit d'ailleurs, prostitution et criminalité sont les métiers de la nouvelle urbanisation africaine. Bien que cela ne saurait s'appliquer aveuglément, l'idée de fond est sérieuse: à défaut d'intégrer un système de génération économique légal, il se crée une économie paralèlle, cachée. Les bidons-villes sont rarement des oasis de pauvreté jumelé à des oasis de paix.

De plus, plus l'urbanisation augmente, moins il y a de producteurs. Donc, plus le pays importe de denrée de toutes sortes. Le pays s'appauvrie avec sa population. Pas facile.

Espérons que l'Afrique rebondisse grace à ses jeunes... Et vous, qu'en pensez-vous?

6 janvier 2011

Journées importantes de l'hiver 2011!

Bien que, comme l'expression l'indique, à chaque jour suffit sa peine, certaines journées méritent un peu plus d'attention. Voici un petit tableau présentant quelques-unes de ces journées pour les trois prochains mois à venir:
  • 30 janvier    Journée mondiale des lépreux
  • 2 février      Journée mondiale des zones humides
  • 6 février      Journée internationale contre les mutilations génitales féminines
  • 12 février    Journée Internationale des enfants soldats
  • 20 février    Journée mondiale de la justice sociale
  • 8 mars         Journée internationale des femmes
  • 21 mars       Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale
  • 22 mars       Journée mondiale de l'eau
  • 4 avril         Journée internationale pour la sensibilisation aux mines et l'assistance à la lutte antimines
  • 7 avril         Journée mondiale de la santé
  • 25 avril       Journée mondiale du paludisme
  • 3 mai          Journée internationale de la liberté de la presse
  • 17 mai        Journée mondiale de lutte contre l'homophobie
  • 25 mai        Journée mondiale de l'Afrique
  • 28 mai        Journée internationale d'action pour la santé des femmes
  • 29 mai        Journée internationale des casques bleus/soldats de la paix
 
 L’attribution de journées dédiées à des causes permet d’appuyer les efforts de sensibilisation et d’information des populations faits par les ONGs et les différents acteurs humanitaires et de développement international et social.



Partagez l’info vous aussi!


 

Prix des aliments explosent et les producteurs sont pauvres

Ce matin, en prenant mon café, sans sucre et un nuage de lait, j'ai lu cet article fort intéressant de Hugo Fontaine: "Les prix des aliments à un sommet historique". Dans le résumé de l'article, nous pouvons lire que "Les prix des aliments ont si fortement grimpé à l'échelle mondiale depuis juin qu'ils dépassent maintenant le sommet atteint pendant la crise alimentaire de 2008."

Malheureusement, les producteurs, eux, n'ont pas tiré profit de la manne. En fait, ce sont les détaillants, les grossistes, les acheteurs internationaux, traders et spéculateurs qui ont ramassé le magot. Parfois, ils se le partagent. Nous sommes en présence d'une des merveilles du système de l'économie de marché. Ce ne sont pas ceux qui travaillent le plus durement qui profitent, mais bien ce qui peuvent faire du volume. Et dans un marché mondial en pleine expansion, sic nous sommes en crise non, les acheteurs de produits finaux sont légions, en Chine, en Indonésie, en Inde, au Brésil, etc. les classes moyennement aisées à très aisées consomment, c'est leur raison de vivire... En les ajoutant au marché traditionnel européen et américain, la boucle est bouclée...  

Donc, vous produisez dans des conditions merdiques, je vous paie que dalle et nous, en vendant à ces super acheteurs, on fait notre gombo tranquille. Déréglementons davantage les pays producteurs de ressources premières, comme ça ces transitaires et vendeurs pourront encore plus être rentable.

En fait, la théorie de l'économie de marché est faussé dans ce marché corrompu et où les dés sont pipés.

Un autre problème qui mine le pays, c'est définitivement le choix des cultures. Ici, je fais allusion aux type de culture, soit les culture de rente ou de subsistance. La culture de rente est le sujet transversal dans les administrations africaines. Avec les cultures de rente, on développe l'économie du pays, on attire les investisseurs (et les dollars US ou les Euros) et on export (en dollars US ou en Euros)... cerise sur la gateau, on garde les populations actives et dans les champs, pas dans les capiales... Mais, cela ne nourrit que ceux qui peuvent payer pour se nourrir.

Prenons un exemple concret, du moins pour ceux qui connaissent Tabou. Là-bas, presque tout le monde travaille dans les champs d'hévéa, parfois dans les champs de palmier à l'huile. Personne ne veut produire de tomate et faire de la culture maréchère. Pas assez payant. Au final, ils importent de San Pedro ou d'Abidjan, leur pomme de salade, leur tomate, leur concombre, etc. Ca semble beau, mais le jour où les prix chuteront, car ils chutent toujours, ce beau monde aura faim.

Comment gèrer un pays quand les populations ont faim? Les pays émergents, pour ne pas dire sous-développés, économiquement du moins, ont à faire le choix de leur population. Mais bon, ils ne sont pas toujours là pour ces derniers, pour preuve la forte corruption qui ronge ces pays et les us des présidents, sortant et en exercice, et de leur entourage...

Yako Afrique. Dumont l'a dit, il y a déjà une cinquantaire d'années: vous êtes mal partis.

5 janvier 2011

Amnistie contre démocratie, peut-on offrir le paradis à des dictateurs?

Ce matin, nous pouvions lire dans la cyberpresse que les négociations de sortie de crise en Côte d'Ivoire, inclut maintenant l'amnistie à Laurent Gbagbo. Cela me pose plusieurs problèmes. Légalement d'abord, a-t-on le droit d'offrir un casier vierge à quelqu'un qui est peut-être (je précise le peut-être tant que...) coupable d'avoir orchestré des crimes graves? A-t-on le droit de dicter à la Cour pénale internationale (CPI) qui elle n'a pas le droit de poursuivre? Cela voudrait dire implicitement qu'elle n'est pas indépendante, non? Sur le plan moral aussi cela me pose problème. Si on remet les compteurs à zéro, on efface son dossier, ceux qui sont léser perdent la chance d'obtenir justice, réparation. Ils deviennent doublement léser.

Oui, je comprend, il y a un spectre qui plane, on veut éviter la "guerre civile", donc on doit faire des sacrifices.

En 2003, il y avait les brigages de la mort, ou escadron de la mort... Selon des sources sûres, les bourreaux sont de retour dans certains quarties d'Abidjan. Depuis l'imbroglio électoral, ils ont repris du service. On peut imaginer qui est derrière, puisqu'ils agissent en tout impunité à Abidjan. Qui peut se promener tranquillement à Abidjan "déguisé" en soldat!

Le Président déchu, Gbagbo n'est pas seul "dedans". Ils semblent que ses amis ne veulent pas le voir seul partir avec un ticket blanc!

La situation en Côte d'Ivoire est malheureuse et compliquée. Esprésons que l'on trouvera le dosage idéal pour éviter des massacres et trop d'impunité. Sinon, le message sera clair pour ceux qui voudraient imiter Gbagbo plus tard.



4 janvier 2011

Bonne Année 2011

Un petit mot pour souhaiter à toutes et à tous, une Excellente Année 2011 !

Le monde a connu bien des soucis l'an dernier, nombre de catastrophes, problèmes, guerres, etc. Espérons que l'année qui commence sera différente!

Meilleurs voeux,

Afrikaniyana