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31 juillet 2019

Afrique Inclusion financière et emploi

Dans deux articles parus sur son blog, la Banque Mondiale présente deux publications qui ont attiré notre intérêt…

Une première porte sur l’inclusion financière numérique en Afrique subsaharienne. Et la seconde sur l’importance de favoriser les investissements productifs pour créer davantage d’emplois et de meilleure qualité en Afrique.

Ces deux articles de blog ont été publiés dans la rubrique « AfricaCan End Poverty - Parlons des défis économiques de l'Afrique et desopportunités à saisir » qui regroupe des articles portant notamment sur le développement en Afrique et la lutte à la pauvreté.

Il y a déjà quelques semaines, nous faisions mention du blog de la Banque Mondiale dans notre article intitulé : Blogs de la Banque mondiale, une belle découverte 

Voici quelques informations et extraits au sujet de ces deux articles :

De nouvelles notes d’information Global Findex font le point sur l’inclusion financière numérique en Afrique subsaharienne – Blog Banque mondiale


Publié le 2 juillet 2019, cet article de blog présente cinq nouvelles notes d’information, qui ont réalisées en collaboration avec le Partenariat IFC-Fondation Mastercard concernant l’inclusion financière en Afrique et  qui mettent en évidence certaines réussites et les défis de l’Afrique subsaharienne en termes d’inclusion financière numérique.

Les notes complètes sont disponibles sur le site Global Findex de la Banque mondiale.


Cette base de données (Global Findex) compile un ensemble de données sur la façon dont les adultes épargnent, empruntent, effectuent des paiements et gèrent les risques. Lancée avec le financement de la Fondation Bill & Melinda Gates, la base de données est publiée tous les trois ans depuis 2011.

La première note parle de l’essor du mobile money mettant en évidence la part des personnes ayant un compte d’argent mobile, un compte dans une institution financière ou un mix des deux. Je partage avec vous une citation particulièrement intéressante que j’ai relevée dans l’article : « L'Afrique subsaharienne a été à l’avant-garde de l’une des innovations de développement les plus intéressantes de notre époque : l’essor du mobile money ».

 
Afrique Compte bancaire et argent mobile World Bank Global Findex



La seconde note aborde la question de l’épargne, du crédit et de la résilience financière. Ou comment la population épargne, emprunte et fait face à ses dépenses imprévues dans une région où l’accès aux services bancaires est faible et le système de filets sociaux rudimentaire.

Afrique Banque mondiale Global Findex 2, épargne

Pour davantage d’information, nous avons invitons à parcourir le site de Global Findex ou d’accéder à la page de l’article du blog de la Banque mondiale! Bonne lecture!!

L’avenir du travail en Afrique : des investissements productifs pour créer davantage d’emplois et de meilleure qualité – Blog Banque mondiale


Dans cet article, publié le 25 juillet 2019, l’on présente cet ouvrage qui aborde les thèmes clés de la création d’emplois productifs et de la satisfaction des besoins de ceux qui sont laissés pour compte. Ils discutent notamment des diverses interrogations et fausses idées qui circulent quant à l’impact des technologies numériques sur l’avenir du travail.

Les auteurs croient en un avenir prometteurs que pourront être surpassées les aux idées reçues, notamment que les difficultés spécifiques à l’Afrique subsaharienne limitent les impacts positifs associés aux technologies numériques.

Un article intéressant que vous pourrez consulter en cliquant sur ce lien qui vous mène sur le Blog de la Banque mondiale. Vous pouvez aussi consulter directement ce livre: The Future of Work in Africa : Harnessing the Potential ofDigital Technologies for All

Bonne lecture!

10 janvier 2011

Potentiel démographique en Afrique

Comme presqu'à tous les matins, je débute mon deuxième matin avec un café et  je surfe les nouvelles d'Afrique et d'ailleurs. Je suis tombé sur un papier intéressant, intitulé : Un espoir pour l'Afrique, de Claude Picher.

La toile de l'article commence ainsi: "D'Afrique ne nous parviennent pratiquement que des histoires d'horreur: guerres civiles, génocides, réfugiés, famines, sida, sécheresses, malaria, violence, hyperinflation, corruption, coups d'État, flopée de dictateurs à demi fous, avec en toile de fond une immense pauvreté".

La misère, c'est vendeur. Même, voire surtout dans les journaux.

On fait le lien entre la croissance économique, l'urbanisation et la baisse de la fécondité. Selon, l'auteur, qui discute au final un rapport du Conference Board sur la situation de l'Afrique. Il y aurait un créneau de dépaupérisation pour l'Afrique. Une génération, où la croissance éconimique pourrait devenir plus importante que sa croissance démographique.

L'auteur termine comme cela: "Le dividende démographique, à lui seul, ne pourra pas mettre l'Afrique sur la voie tant attendue de la prospérité. Mais il offrira un atout en or et cela dans quelques années seulement. C'est d'ailleurs ce qui inquiète les auteurs: si les Africains veulent vraiment que le dividende joue pleinement et leur permette à leur tour de devenir des «tigres» économiques, ils ont peu de temps devant eux -tout au plus une génération. Une tâche énorme, mais pas impossible, les attend."

Je vous invite à lire l'article. Pour ma part, j'ai peur de l'urbanisation croissante en Afrique, puisqu'elle ne s'accompagne jamais de promesse en  matière de création d'emplois. Les bidons-villes s'agrandissent et il en va ainsi de la criminalité. L'article le dit d'ailleurs, prostitution et criminalité sont les métiers de la nouvelle urbanisation africaine. Bien que cela ne saurait s'appliquer aveuglément, l'idée de fond est sérieuse: à défaut d'intégrer un système de génération économique légal, il se crée une économie paralèlle, cachée. Les bidons-villes sont rarement des oasis de pauvreté jumelé à des oasis de paix.

De plus, plus l'urbanisation augmente, moins il y a de producteurs. Donc, plus le pays importe de denrée de toutes sortes. Le pays s'appauvrie avec sa population. Pas facile.

Espérons que l'Afrique rebondisse grace à ses jeunes... Et vous, qu'en pensez-vous?

6 janvier 2011

Prix des aliments explosent et les producteurs sont pauvres

Ce matin, en prenant mon café, sans sucre et un nuage de lait, j'ai lu cet article fort intéressant de Hugo Fontaine: "Les prix des aliments à un sommet historique". Dans le résumé de l'article, nous pouvons lire que "Les prix des aliments ont si fortement grimpé à l'échelle mondiale depuis juin qu'ils dépassent maintenant le sommet atteint pendant la crise alimentaire de 2008."

Malheureusement, les producteurs, eux, n'ont pas tiré profit de la manne. En fait, ce sont les détaillants, les grossistes, les acheteurs internationaux, traders et spéculateurs qui ont ramassé le magot. Parfois, ils se le partagent. Nous sommes en présence d'une des merveilles du système de l'économie de marché. Ce ne sont pas ceux qui travaillent le plus durement qui profitent, mais bien ce qui peuvent faire du volume. Et dans un marché mondial en pleine expansion, sic nous sommes en crise non, les acheteurs de produits finaux sont légions, en Chine, en Indonésie, en Inde, au Brésil, etc. les classes moyennement aisées à très aisées consomment, c'est leur raison de vivire... En les ajoutant au marché traditionnel européen et américain, la boucle est bouclée...  

Donc, vous produisez dans des conditions merdiques, je vous paie que dalle et nous, en vendant à ces super acheteurs, on fait notre gombo tranquille. Déréglementons davantage les pays producteurs de ressources premières, comme ça ces transitaires et vendeurs pourront encore plus être rentable.

En fait, la théorie de l'économie de marché est faussé dans ce marché corrompu et où les dés sont pipés.

Un autre problème qui mine le pays, c'est définitivement le choix des cultures. Ici, je fais allusion aux type de culture, soit les culture de rente ou de subsistance. La culture de rente est le sujet transversal dans les administrations africaines. Avec les cultures de rente, on développe l'économie du pays, on attire les investisseurs (et les dollars US ou les Euros) et on export (en dollars US ou en Euros)... cerise sur la gateau, on garde les populations actives et dans les champs, pas dans les capiales... Mais, cela ne nourrit que ceux qui peuvent payer pour se nourrir.

Prenons un exemple concret, du moins pour ceux qui connaissent Tabou. Là-bas, presque tout le monde travaille dans les champs d'hévéa, parfois dans les champs de palmier à l'huile. Personne ne veut produire de tomate et faire de la culture maréchère. Pas assez payant. Au final, ils importent de San Pedro ou d'Abidjan, leur pomme de salade, leur tomate, leur concombre, etc. Ca semble beau, mais le jour où les prix chuteront, car ils chutent toujours, ce beau monde aura faim.

Comment gèrer un pays quand les populations ont faim? Les pays émergents, pour ne pas dire sous-développés, économiquement du moins, ont à faire le choix de leur population. Mais bon, ils ne sont pas toujours là pour ces derniers, pour preuve la forte corruption qui ronge ces pays et les us des présidents, sortant et en exercice, et de leur entourage...

Yako Afrique. Dumont l'a dit, il y a déjà une cinquantaire d'années: vous êtes mal partis.

12 janvier 2010

Pauvres américains... 200$ par mois!


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Selon une analyse des statistiques gouvernementales par le New York Times, quelque six millions d’Américains, soit une personne sur 50 aux Etats-Unis, ne vivent qu’avec un revenu de 100 ou 200 dollars par mois en coupons alimentaires. Le quotidien a publié que le nombre de personnes ayant rapporté être au chômage sans aucune aide financière (ni aide sociale, assurance-emploi, pension de retraite, pension alimentaire ou prestation d’invalidité) a explosé de 50 pour cent au cours des deux dernières années, au moment où s’installait la récession.
Lisez cet article dans le journal Alternatives


3 décembre 2009

Est-ce que le Québec est passé à coté de la crise?





Dans la conclusion de son rapport évolutif intitulé « La crise économique mondiale survol des impacts au Québec », le Laboratoire d'étude sur les politiques publiques et la mondialisation (LEPPM) cite :
« Pas de collision frontale, ni de traumatisme évident, un an après le début de la crise financière et économique : c’est la conclusion qui se dégage de ce survol des thèmes étudiés au LEPPM. Le Québec enregistre peu à peu les effets de cet effondrement des places boursières et de l’activité économique et commerciale.
Des questions surgissent pourtant, qui témoignent à la fois d’une réelle difficulté d’appréhension des conséquences de cette crise et d’un réflexe d’attentisme, prudent et nécessaire tout à la fois. Au Québec, la restructuration de certains secteurs de l’économie a été engagée un bon moment avant l’effondrement des cours à Wall Street. Dans d’autres secteurs, l’évolution des politiques publiques semble se dessiner de façon très pragmatique. L’État tente de s’ajuster notamment sous l’effet des pressions divergentes du marché de l’emploi : à la fois hausse du chômage et pénuries de main d’oeuvre. Après avoir maintenu le cap durant quelques années sur l’objectif du déficit zéro, le Québec a choisi de juguler les effets de la crise par un retour aux déficits budgétaires. Ce déséquilibre des finances publiques aura à son tour un inévitable impact sur la marge de manoeuvre de l’État et sur les politiques qu’il adoptera dans les années à venir… »
Mais qu’en est-il vraiment ? Nous avons vu l’écart entre les riches s’accroître, l’endettement des classes pauvres et moyennes s’accentuer, incluant celle de l’Etat, des institutions municipales, québécoises et canadiennes… N’est-ce pas un choc également pour le Québec ? Pour moi, c’est une collision frontale. Certes, et Dieu merci, pas autant cinglante que chez nos voisins. Mais, pour ma part, nous écoperons et ce à petit feu pendant longtemps encore. Qu’en pensez-vous ?