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19 juin 2019

Manque d'accès à l'eau potable - une personne sur trois en est privée

L'enjeu n'est pas toujours un manque totale d'accès à l'eau, mais bien l'accès à une eau potable, de qualité et propre à la consommation... mais d'ici, au Québec, ça ne semble vraiment un enjeux. Pourtant, l'ONU vient de publier un chiffre alarmant, une personne sur trois n'a pas accès à de l'eau potable.

Quand l'eau potable manque  

Lors de mon premier séjour en Côte d'Ivoire, je vivais dans un village pourvu d'un système d'aqueduc et d'un château d'eau. Le technicien de la SODECI (Société de distribution d'eau en Côte d'Ivoire) venait ponctuellement, dans ce village du Nord de la Côte d'Ivoire, approvisionner en chlore le système... sa venue était même détectable à l'odorat, pendant quelques jours l'eau du robinet sentait l'eau abondamment chloré... Ce qui devait arriver arriva... j'ai bu l'eau du robinet... puis une jour bingo, j'ai attrapé la fièvre typhoïde... Fièvres, tremblements... et deux semaines d'antibiotique ont eu raison de cette sordide maladie hydrique... La typhoïde est d'ailleurs une tueuse perverse... ses symptômes ne sont pas éloignés de ceux de la malaria, donc on peut s'y tromper...

Maladie hydrique, pauvreté et mortalité

À l'époque, j'étais un "jeune" coopérant pour le CECI, le Centre canadien de coopération internationale, une ONG canadienne... J'avais donc accès à des soins médicaux et des médicaments, le coût du traitement et des soins n'étaient pas un enjeu évidemment... Mais en zone rurale, où la rigueur du Sahel dicte le rythme de vie et les cultures, l'enjeux d'accès au soin et tout aussi sensible que l'accès à l'eau potable...

Si moi, j'ai pu me soigner adéquatement, ça n'a pas été le cas du fils d'un collègue de travail. Un petit bonhomme toujours souriant et plein d'énergie... un jours son père m'a mentionné qu'il devait passer à la pharmacie pour lui acheter des médicaments contre la malaria (paludisme là-bas, où palu pour les intimes); au finale, l'achat de médicament anti-palu est un geste plutôt banale dans cette zone endémique... Le hic, c'est que son fils n'avait pas la malaria, ou pas seulement la malaria... Quelques jours plus tard son fils est décédé de complications associées à la fièvre typhoïde... Le père n'avait pas les moyens d'aller à l'hôpital dans la ville voisine pour rencontrer un médecin et de faire faire les tests nécessaires à son enfant...

Accès à l'eau et l'éducation

L'accès à l'eau est aussi nécessaire afin de favoriser l'éducation, l'éducation des filles particulièrement... J'aborde ce sujet dans deux de mes anciennes publications sur ce blog, dont dans ce post intitulé : l'École primaire en Afrique. Publication que j'ai écrite après un voyage en Guinée-Bissau en 2011.
Éducation, école et accès à l'eau en Guinée-Bissau


Je vous invite aussi à lire cet article de l'ONU qui m'a fait penser à écrire aujourd'hui à ce sujet : Une personne sur trois n'a pas accès à de l'eau potable dans le monde.

Une personne sur trois sans accès à de l'eau potable



21 novembre 2011

VIH/SIDA: malgré la pandémie, il y a de l'espoir


Plusieurs d'entre nous connaissons des gens atteints du VIH/Sida, c'est une pandémie mondiale; que ce soit en Afrique - Algérie, Guinée, Kenya, etc, en Amérique - Québec, Mexique, etc. En fait, pour ma part, j'en connais dans les "faits" peu. Bien que j'ai travaillé longtemps en Afrique, je ne connais pas d'africain au prise avec le VIH et/ou le Sida. C'est tellement tabou. On meurt d'autre chose et c'est ainsi. L'autre avenue, en Afrique, quand ce n'est pas une "bonne maladie" qui emporte une personne, c'est la sorcellerie. Enfin, que cela soit tabou ou non, cette maladie fait vraiment trop de victimes, trop d'orphelins.

J'en profites pour féliciter au passage le courage des milliers de Tanties qui s'occupent d'orphelinats en Afrique. C'est plus une profession de foi qu'un emploi. Je pense à la dame de Man, qui tant bien que mal réussi à joindre les deux bouts et à nourrir les enfants qu'elle recoit sans cesse. Plusieurs sont des orphelins du Sida. Plusieurs d'ailleurs n'auront qu'un court séjour parmis nous. Mais auprès d'elle, je suis certain qu'il sera bon. Dire que je ne lui offert que quelques sacs de riz pour l'aider. En Afrique, les ONGs sont "à contrat", travaillant sur des "projets". Mais les orphelinats, c'est du long terme, rare sont ceux qui s'en occupent alors, mais il y en a.

Enfin, je reviens à l'article que je viens de lire dans la cyberpresse. Il faut occuper ses journées de congé-maladie!

On peut y lire un message d'espoir, quoique plusieurs parties de l'article font froids dans le dos:

"Un nombre record de 34 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde en 2010, principalement en raison d'un meilleur accès au traitement qui a contribué à réduire le nombre de décès et nourrit l'espoir d'une possible fin de la pandémie, indique lundi Onusida.

«Cette année change pour nous la donne: pour la première fois, nous sommes capables de montrer que si l'on traite suffisamment tôt les gens, on peut réduire le nombre de nouvelles infections», a déclaré Michel Sidibé, directeur général d'Onusida, lors d'une conférence de presse à Berlin.

«Le nombre de personnes vivant avec le VIH (virus du sida) n'a jamais été aussi important, principalement en raison d'un meilleur accès aux traitements», indique l'ONU dans son rapport d'une cinquantaine de pages. Ainsi, aujourd'hui près de 50% des séropositifs ont accès à un traitement, ce qui a sauvé la vie à 700 000 personnes en 2010.
Et cette même année, le nombre de nouvelles infections a atteint son niveau le plus bas depuis 1997, avec 2,7 millions de nouvelles infections (dont 390 000 chez des enfants), soit un recul de 21% par rapport au pic de 1997."

Pour ceux que cela intéresssent, voici le lien vers l'article de la Cyberpresse: VIH: espoir d'une possible fin de la pandémie


article: Cyberpresse/Agence France-Presse - Berlin. Photo: AFP

18 janvier 2011

Tourisme sexuel et son impact

Ce matin, Hugo Meunier de la Presse a publié un second reportage sur la prostitution issue du tourisme sexuel des Canadiens et Québécois en Amérique Latine : Haiti, Mexique, Costa Rica, etc.  (pour la première partie présentée sur notre blog: Tourisme sexuel, une réalité présente dans beaucoup d'endroits).

Indirectement, il porte aussi un regard sur la prostitution, l'industrie du sexe, le commerce sexuel et le tourisme sexuel dans les pays du Sud, dans les pays en développement d'Afrique, d'Asie, des Caraibes et d'Amérique Latine. Il présente certains acteurs et quelques effets de ce commerce illicite, pratiqué par des voyageurs et touristes abuseurs, et il met aussi en évidence les autres prostitutions favorisées par ce système illégal : la prostitution des garçons et des filles et la pédophilie.

Dans son article choc, nous pouvons lire : « (Boca Chica, République dominicaine). Les Canadiens ont été les pionniers dans l'implantation de la prostitution [dans ce pays, ndlr]»

« Nous sommes dans un local vétuste perché au deuxième étage d'un immeuble défraîchi de Boca Chica, un peu en retrait de la tapageuse rue principale. Les pales d'un ventilateur tournent au dessus d'un bureau, de quelques chaises et d'un téléphone. Voilà l'artillerie dont on dispose pour freiner les ravages causés par le tourisme sexuel dans cette ville. »

« La pauvreté se vend très mal, admet, méfiante, Denise Pichardo, à la tête de Caminante, un organisme fondé il y a 16 ans. De peur des représailles, elle a hésité avant de se confier à nous. »

Les partisans locaux de la prostitution et du commerce du sexe sont nombreux évidemment, certains sont prêts à s’en mettre plein poche en abusant des autres, en les vendant. Et ceux qui  luttent sont rarement nombreux et équipés.

Voici son vidéo reportage :





Son article sur les impacts du commerce sexuel et de la prostitution en milieu touristique se conclut ainsi:

« PARADIS SEXUELS CANADIENS : Les touristes sexuels canadiens privilégient les pays d'Amérique latine et des Caraïbes, comme la République dominicaine, Cuba, le Mexique, la Colombie, la Jamaïque et le Costa Rica, plus proches et moins dispendieux que des destinations «traditionnelles» comme la Thaïlande. Le tourisme sexuel est un crime partout dans le monde et, depuis 1997, une loi permet de juger et condamner tout Canadien qui a obtenu des services sexuels de la part d'un mineur dans un pays étranger. Parmi les 842 millions de touristes dénombrés à l'échelle mondiale en 2007, 10% serait des touristes sexuels, estime le Bureau international des droits des enfants. »

Pour lire le texte dans son intégralité de cet article vraiment intéressant, cliquez ici : Hugo Meunier - Les ravages du tourisme sexuel.

Ne gardons pas ces sujets cachés. Pour les combattre, il faut en parler.

19 septembre 2010

Journées importantes de l'automne 2010!

Bien que, comme l'expression l'indique, à chaque jour suffit sa peine, certaines journées méritent un peu plus d'attention. Voici un petit tableau présentant quelques-unes de ces journées pour les trois prochains mois à venir:




L’attribution de journées dédiées à des causes permet d’appuyer les efforts de sensibilisation et d’information des populations faits par les ONGs et les différents acteurs humanitaires et de développement international et social.



 Partagez l’info vous aussi!





A paraître en Décembre prochain, les journées importantes pour l’hiver 2011.

5 juin 2010

La lutte au paludisme par la pulvérisation

          
        
La malaria, ou le paludisme, frappe fort en Afrique. Bien que cette maladie soit un peu banalisée sur le continent, cette maladie parasitaire tue abondamment.

Différentes approches ont été utilisées. Par exemple, dans les pays les plus touchés des milliers de moustiquaires imprégnés ont été distribués. Malgré toutes les sensibilisations, les actions, cette parasite du moustique continué d'engendrer la maladie, la mort.

Récemment, nous avons pu voir sur IRIN, site de nouvelles sur le développement de l'ONU, qu'une autre approche est maintenant en cours d'essai au Burkina Faso. On peut lire dans l'article que "les équipes de santé pulvérisent d’insecticides les maisons dans la région à haut risque du sud-ouest, dans le cadre de la première tentative du Burkina Faso d’utilisation de cette méthode pour combattre le paludisme. En 2009, la maladie a frappé plus de 20 000 personnes et en a tué 110 dans la région ciblée, selon le ministère de la Santé.

Le Burkina a déclaré quatre millions de cas de paludisme en 2009, selon le ministère de la Santé. En 2008 le paludisme a touché 247 millions de gens dans le monde, en tuant un million, selon l’OMS ; la plupart des décès étant ceux d’enfants en Afrique. En Afrique, un enfant meure toutes les 45 secondes de cette maladie."

Voici le lien de l'article: BURKINA FASO: Essayer la pulvérisation intérieure pour prévenir le paludisme.

Je vous encourage à le lire!



       
              

25 mai 2010

Santé, pauvreté et mortalité…

        
           
En développement international, certains mots (ou maux) reviennent souvent. Surtout ici en Afrique. On parle sans cesse de santé, de pauvreté et de mortalité... Comment réduire la mortalité, sans réduire la pauvreté? Comment assurer la santé dans des environnements à fort taux de pauvreté et de morbidité ou de mortalité causée par des maladies endémiques? Comment...

Mais, si je vous pose une question simple : parmi les mots santé, pauvreté et mortalité, est-ce qu’il y a un intrus ? Que direz-vous?

Je vais vous raconter une anecdote assez tragique…
Ce matin, un de mes bras droits, un collègue que je commence d’ailleurs à apprécier, m’informe que sa sœur vient de décéder. « Je serai au boulot, mais je devrai m’absenter un peu ce matin pour régler quelques affaires à distance en relation avec le décès… »

A son retour, devant les mécaniciens qui tentent désespérément de redémarrer notre groupe électrogène, il m’explique que dans la nuit d’hier, un parent l’a appelé vers les deux heures pour qu’il trouve un peu d’argent pour les soins de santé… Il vit à 700KM de ce village… Il a fait plusieurs téléphones à ses connaissances et amis dans la nuit pour réunir la somme… Mais sa sœur est décédée avant que le toubib ne touche sa mise… Donc, comme il n’a pas reçu ses billets, il n’a pas fait ni intervention, ni diagnostique… « C’est la nuit, je reste couché… Si vous avez ce qu’il faut, je viendrai… » et elle est décédée en attendant…

Non, ici, ce n’est pas la Canada. Ok, le serment d’Hippocrate n’est plus trop à la mode… Mais quand même, pour faire un diagnostique…

Ici, on ne dit pas que les parents n’ont pas voulu acheter des médicaments. On parle d’un gus qui n’a pas voulu se lever et faire 300 mètres pour se rendre de sa résidence de fonction à l’urgence du centre de santé.

Ca fait mal non ?

Ici, le droit à la santé n’est pas si compliqué. Tu peux, tu as plus de chance de l’avoir. Tu ne peux pas, ben faut chercher… et dans le pire des cas, mettre en prière…

Si en plus on ajoute que la dame en question avait une grossesse de cinq mois ! Ca fait tu mal ou pas… Pour quelques 25000 Fcfa ! (Moins de 50$).

Je repose ma question : « quel est l’intrus parmi ces trois mots ? »

Oui, l’accès à la santé quant on est pauvre… L’équation simple, pauvreté et mortalité vont bien en ensemble…

Yako collègue!


       

19 mars 2010

Le désintérêt face au SIDA menace l'accès aux médicaments en Afrique



Dans cet article de l'Agence France Presse et reprit par la Cyberpresse, nous pouvons lire que :
Le désintérêt des bailleurs de fonds «menace» l'accès aux anti-rétroviraux (ARV) en Afrique subsaharienne, où vivent 67% des personnes infectées par le virus du sida dans le monde, s'est inquiétée une ONG africaine vendredi, à l'issue d'une réunion à Yaoundé.
«L'avenir de l'accès aux ARV en Afrique (subsaharienne) est menacé et d'éventuelles conséquences désastreuses pèsent sur les systèmes de santé» dans cette partie du continent, déclare dans un communiqué Central Africa Treatment Action Group (Catag), mouvement promouvant l'accès universel aux ARV en Afrique centrale.

Cliquer ici pour lire le reste de l'article.

Yako Afrique. Le VIH/Sida ne devrait pas être sortir de l'agenda des bailleurs, surtout qu'au fond, les rétro-viraux sont maintenant disponibles et que les vraies limites sont les brevets et les intérêts des groupes pharmaceutiques.

Faisons pression pour les médicamments génériques pour la lutte au VIH/SIDA!

  

21 novembre 2009

H1N1 et la Côte d'Ivoire...



Hum, AH1N1! Pour le moment, nous sommes assez épargnés en Côte d'Ivoire.

Est-ce que la Hadj va changer quelque chose? Déjà 4 morts à la Mecque depuis le début du pèlerinage. Qu'en sera-t-il quand les dizaines de pèlerins reviendront?





Disons, qu'ici le système pourra difficilement gérer une crise de santé comme on peut le faire en Europe ou en Amérique...