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31 juillet 2019

Afrique Inclusion financière et emploi

Dans deux articles parus sur son blog, la Banque Mondiale présente deux publications qui ont attiré notre intérêt…

Une première porte sur l’inclusion financière numérique en Afrique subsaharienne. Et la seconde sur l’importance de favoriser les investissements productifs pour créer davantage d’emplois et de meilleure qualité en Afrique.

Ces deux articles de blog ont été publiés dans la rubrique « AfricaCan End Poverty - Parlons des défis économiques de l'Afrique et desopportunités à saisir » qui regroupe des articles portant notamment sur le développement en Afrique et la lutte à la pauvreté.

Il y a déjà quelques semaines, nous faisions mention du blog de la Banque Mondiale dans notre article intitulé : Blogs de la Banque mondiale, une belle découverte 

Voici quelques informations et extraits au sujet de ces deux articles :

De nouvelles notes d’information Global Findex font le point sur l’inclusion financière numérique en Afrique subsaharienne – Blog Banque mondiale


Publié le 2 juillet 2019, cet article de blog présente cinq nouvelles notes d’information, qui ont réalisées en collaboration avec le Partenariat IFC-Fondation Mastercard concernant l’inclusion financière en Afrique et  qui mettent en évidence certaines réussites et les défis de l’Afrique subsaharienne en termes d’inclusion financière numérique.

Les notes complètes sont disponibles sur le site Global Findex de la Banque mondiale.


Cette base de données (Global Findex) compile un ensemble de données sur la façon dont les adultes épargnent, empruntent, effectuent des paiements et gèrent les risques. Lancée avec le financement de la Fondation Bill & Melinda Gates, la base de données est publiée tous les trois ans depuis 2011.

La première note parle de l’essor du mobile money mettant en évidence la part des personnes ayant un compte d’argent mobile, un compte dans une institution financière ou un mix des deux. Je partage avec vous une citation particulièrement intéressante que j’ai relevée dans l’article : « L'Afrique subsaharienne a été à l’avant-garde de l’une des innovations de développement les plus intéressantes de notre époque : l’essor du mobile money ».

 
Afrique Compte bancaire et argent mobile World Bank Global Findex



La seconde note aborde la question de l’épargne, du crédit et de la résilience financière. Ou comment la population épargne, emprunte et fait face à ses dépenses imprévues dans une région où l’accès aux services bancaires est faible et le système de filets sociaux rudimentaire.

Afrique Banque mondiale Global Findex 2, épargne

Pour davantage d’information, nous avons invitons à parcourir le site de Global Findex ou d’accéder à la page de l’article du blog de la Banque mondiale! Bonne lecture!!

L’avenir du travail en Afrique : des investissements productifs pour créer davantage d’emplois et de meilleure qualité – Blog Banque mondiale


Dans cet article, publié le 25 juillet 2019, l’on présente cet ouvrage qui aborde les thèmes clés de la création d’emplois productifs et de la satisfaction des besoins de ceux qui sont laissés pour compte. Ils discutent notamment des diverses interrogations et fausses idées qui circulent quant à l’impact des technologies numériques sur l’avenir du travail.

Les auteurs croient en un avenir prometteurs que pourront être surpassées les aux idées reçues, notamment que les difficultés spécifiques à l’Afrique subsaharienne limitent les impacts positifs associés aux technologies numériques.

Un article intéressant que vous pourrez consulter en cliquant sur ce lien qui vous mène sur le Blog de la Banque mondiale. Vous pouvez aussi consulter directement ce livre: The Future of Work in Africa : Harnessing the Potential ofDigital Technologies for All

Bonne lecture!

19 juin 2019

Manque d'accès à l'eau potable - une personne sur trois en est privée

L'enjeu n'est pas toujours un manque totale d'accès à l'eau, mais bien l'accès à une eau potable, de qualité et propre à la consommation... mais d'ici, au Québec, ça ne semble vraiment un enjeux. Pourtant, l'ONU vient de publier un chiffre alarmant, une personne sur trois n'a pas accès à de l'eau potable.

Quand l'eau potable manque  

Lors de mon premier séjour en Côte d'Ivoire, je vivais dans un village pourvu d'un système d'aqueduc et d'un château d'eau. Le technicien de la SODECI (Société de distribution d'eau en Côte d'Ivoire) venait ponctuellement, dans ce village du Nord de la Côte d'Ivoire, approvisionner en chlore le système... sa venue était même détectable à l'odorat, pendant quelques jours l'eau du robinet sentait l'eau abondamment chloré... Ce qui devait arriver arriva... j'ai bu l'eau du robinet... puis une jour bingo, j'ai attrapé la fièvre typhoïde... Fièvres, tremblements... et deux semaines d'antibiotique ont eu raison de cette sordide maladie hydrique... La typhoïde est d'ailleurs une tueuse perverse... ses symptômes ne sont pas éloignés de ceux de la malaria, donc on peut s'y tromper...

Maladie hydrique, pauvreté et mortalité

À l'époque, j'étais un "jeune" coopérant pour le CECI, le Centre canadien de coopération internationale, une ONG canadienne... J'avais donc accès à des soins médicaux et des médicaments, le coût du traitement et des soins n'étaient pas un enjeu évidemment... Mais en zone rurale, où la rigueur du Sahel dicte le rythme de vie et les cultures, l'enjeux d'accès au soin et tout aussi sensible que l'accès à l'eau potable...

Si moi, j'ai pu me soigner adéquatement, ça n'a pas été le cas du fils d'un collègue de travail. Un petit bonhomme toujours souriant et plein d'énergie... un jours son père m'a mentionné qu'il devait passer à la pharmacie pour lui acheter des médicaments contre la malaria (paludisme là-bas, où palu pour les intimes); au finale, l'achat de médicament anti-palu est un geste plutôt banale dans cette zone endémique... Le hic, c'est que son fils n'avait pas la malaria, ou pas seulement la malaria... Quelques jours plus tard son fils est décédé de complications associées à la fièvre typhoïde... Le père n'avait pas les moyens d'aller à l'hôpital dans la ville voisine pour rencontrer un médecin et de faire faire les tests nécessaires à son enfant...

Accès à l'eau et l'éducation

L'accès à l'eau est aussi nécessaire afin de favoriser l'éducation, l'éducation des filles particulièrement... J'aborde ce sujet dans deux de mes anciennes publications sur ce blog, dont dans ce post intitulé : l'École primaire en Afrique. Publication que j'ai écrite après un voyage en Guinée-Bissau en 2011.
Éducation, école et accès à l'eau en Guinée-Bissau


Je vous invite aussi à lire cet article de l'ONU qui m'a fait penser à écrire aujourd'hui à ce sujet : Une personne sur trois n'a pas accès à de l'eau potable dans le monde.

Une personne sur trois sans accès à de l'eau potable



15 juin 2019

Blogs de la Banque mondiale, une belle découverte

J’ai récemment découvert la nouvelle plateforme de blogs de la Banque mondiale. Une belle découverte que je partage aujourd’hui avec vous. Quoique, vous la connaissez peut-être déjà...

Cette plateforme présente une panoplie de blogs que l’on peut consulter en fonction des principaux secteurs d’intervention de la Banque mondiale. Par exemple, sur la pauvreté, l’agriculture, l’éducation, la santé, la gouvernance, l’environnement, l’emploi, le développement social, etc.




Afin que vous puissiez facilement retrouver cette plateforme de la Banque mondiale, je l’ai inclus dans la liste des références de la page des Sites d’intérêt sur l’aide humanitaire et  le développement international.

Bonne lecture!

13 juin 2019

La détresse des victimes en zones de conflits est immense

Quand on y pense, ça fait froid dans le dos et ça me semble même sous-estimé... De plus, qui dit zone de conflits dit aussi pauvreté de services publics et de services sociaux... 


Quand j'étais en Côte d'Ivoire, je coordonnais la mise en œuvre de différents projets et programmes visant la protection des enfants et la réduction des violences basées sur le genre, et évidemment, faites aux femmes... Comment ne pas penser qu'un enfant ou une femme violenté n'ait pas de séquelles psychologiques! Je pense à ce jeune garçons que nous avons reçus recueilli un jour qui avait été battus et torturé par son beau-père... Bien qu'il fut suivi par nos intervenants, ses blessures physiques et psychologiques était immenses...Yako... De plus, bien qu'on appuyait des centres de services sociaux, la pauvreté de la population était comparable à la pauvreté de ses institutions...

En somme, ce genre de rapport devrait servir aussi à orienter les politiques publiques, mais aussi les interventions d'aide au développement...
souffrant de troubles mentaux, il est piégé par la pauvreté des institutions


L'article de l'Organisation mondiale de la santé mentionne :"Une personne sur cinq vit avec une forme de trouble mental, allant d'une dépression légère ou d'une anxiété à une psychose. Près d'une personne sur dix vit avec un trouble mental modéré ou grave.
Ces chiffres sont significativement plus élevés si on les compare à la prévalence de ces maladies dans la population générale. En effet, hors zones de conflit, « elles concernent une personne sur 14 », explique Alison Ruth Brunier, spécialiste de la santé mentale à l’OMS, au micro d’ONU info."

Yako

18 novembre 2011

L'école primaire en afrique...

Bonjour à tous,

J'ai récemment visité Bissau, capitale de la Guinée-Bissau. Petite capitale de l'Afrique de l'Ouest, nichée entre le Sénégal et la Guinée. A Bissau, il a fait chaud. Comme ailleurs, les routes sont défaites, l'électricité manque et les moustiques sont bien présents... C'est vraiment l'Afrique en développement.

Depuis mon dernier message, j'ai été quelque peu absent de la blogosphère, oups. Ce n'est pas facile d'être à jour partout en en tout... J'ai reçu quelques commentaires par le passé sur la réhabilitation d'écoles que j'ai "supervisé" en Côte d'Ivoire... Et donc, pendant ce voyage d'affaires, j'ai eu la chance de visiter un projet similaire, mais cette fois en Guinée-Bissau... Dans un autre cadre, cette fois, j'étais uniquement observateur. Et, j'ai eu l'idée de partager avec vous certaines des photos que j'ai prises sur place.

Encore une fois, l'écart entre nos jolies écoles primaires québécoises et celles qui suivent sont frappantes, mais les enfants toujours aussi déterminés à apprendre et toujours aussi souriants!

Le projet, comme celui que je vous ai brièvement présenté en janvier 2010, parle de réhabilitation communaitaire. La Guinée-Bissau est un des pays les plus pauvres de l'Afrique de l'Ouest... Et un des pays, où le manque en infrastructure de base est le plus criant. Dans la capitale, Bissau, les écoles sont souvent utilisés par "round" - un groupe le jour et un en soirée!

Donc, voici des photos deux des écoles que j'ai visitées...

D'abord, vous devez imaginer pourquoi on parle de besoin en infrastructure et en réhabilitation... OK, déjà avant même d'avoir terminer de lire cette ligne vous comprennez!




(désolé, les deux suivantes ne sont pas dans le bon sens
et je ne sais pas comment faire pour les "switcher de bord!)


Et maintenant, voici à quoi les écoles ressembleront après les travaux!


De nos jours, presque tous les projets de développement doivent intégrer des approches
dites transversales... Dans ce cas, il est presque toujours questions d'hygiène et de droits des enfants - lire des jeunes filles d'accéder à l'école... Donc de Latrine, de points d'eau et de cantine.

En Afrique, sourtout là où il n'y a pas d'eau courant, l'inexistence de latrine est un frein à l'éducation
des filles... Vous pouvez imaginer les changements physiologiques qui s'opèrent chez les ados... donc grosso-modo, s'il n'y a pas de latrine, plusieurs s'absentent de l'école 1 semaine par mois... Et au final, il arrive parfois qu'elles arrêtent d'y aller...



La cantine avant!

Et après!

Et le point d'eau

Oui, oui, on pompe avec les bras!

Ah, en passant, là où il n'y a pas de point d'eau comme celui-ci, les
jeunes filles (plus souvent) vont puisées l'eau au marigots, dans un ruisseau, etc.
Dans ce cas, les risques de maladie hydrique et d'agression sont multipliés!

Maintenant, voici les bénéficiaires, ceux pour qui l'école, le point d'eau
et la cantine sont nécessaires et indispensables:



 


Merci. Si vous souhaitez poser des questions ou échanger, n'hésitez pas







21 janvier 2011

Occident complice de dictateurs, merci profeseur

En faisait une petite pause, j'ai pris le temps de relire le commentaire, ou plutôt l'opinion du Professeur des HEC Omar Aktouf dans la cyberpresse du 21 janvier 2011: L'Occident complice de dictateurs: la Tunisie amorce l'effet boomerang. Il dit: "Il serait, à mon sens, très malheureux que les pays occidentaux (pour leur propre intérêt bien pensé) ne tirent certaines vraies conclusions de ce qui vient de se passer dans ce pays, et commence à se passer en Algérie, en Égypte, en Jordanie... et en Tunisie...


Je vous invite à lire l'article. Bien qu'il ne faut pas toujours voir le pire partout, notre belle société québécoise est assez centrée sur ses intérêts à court terme pour ne pas prendre le temps de bien comprendre ce qui se passe ailleurs, dans plusieurs pays du monde. La majorité québécoise, sûrement canadienne, se consacre à des réflexions "internationales", de façon sûrement très intense et profonde, pendant les quelques minutes que les téléjournals y consacrent! Wow. Nous y concevons notre vision du monde, type fast food en quelques minutes... Les images sont jolies, bien montées, saisissantes... Les reportages pleins de bon sens, mais au final tout est suffisamment décousu pour que les liens, entre les incidents ou soulèvements du monde ne soient pas trop facilement, ne soient pas trop facile à faire... Et dans la majorité occupé entre leur game des canadiens ou les tournois de poker à la télé, qui a le temps de réfléchir davantage?

La réalité frappe souvent à nos portes. Le 11 septembre 2001, le monde s'est rappelé à nous. Pourtant, on frappe sans cesse à nos portes. Combien d'attentats, de morts, de victimes, en Côte d'Ivoire, en Irak, en Afghanistan, au Pakistan...

Enfin.

Son papier est très bien. La réalité continuera à frapper à notre porte. Plus la porte sera fortifiée, plus ils frapperont fort.

Lisez son texte, il est plein de bon sens.

Dégelez le budget d'aide canadien

Chères lectrices et lecteurs, ce matin, j'aimerais partager avec vous un message d'Abolissons la pauvreté Canada (Make Poverty History). Le groupe Abolissons la pauvreté lance un appel à pétition pour signifier au gouvernement canadien qu'il doit tenir ses engagements en matière d'aide internationale et de coopération.

"L’an dernier, le gouvernement fédéral annonçait son intention de geler le budget d’aide publique au développement en 2011, le maintenant au niveau de 2010. Pourtant, malgré huit augmentations annuelles successives de 8 %, nos dépenses d’aide ne représentent que 0,3 % de notre revenu national – soit moins de la moitié du 0,7 % que le Canada a promis de consacrer à l’aide internationale. En gelant le budget d’aide au niveau de 2010, nous amorcerons un recul qui nous éloignera de l’objectif de 0,7 %. Nous devons empêcher cela.



Envoyez un message dès maintenant au gouvernement fédéral, lui demandant de dégeler le budget d’aide internationale contenu dans son budget de 2011, prévu pour le mois de février."


Voici le lien pour l'article et la pétition: Dégelez le budget d'aide.

Les canadiens seuls peuvent ajouter leur nom.

Merci à l'avance pour votre soutient.

20 janvier 2011

Hispaniola: misère, cul et plage?

Ce matin, soyons un peu efficient! Un post deux pays! Hispaniola est une jolie ile des Caraïbes. Sur Wikipedia, l'on dit "qu'Hispaniola, appelée aussi Saint-Domingue ou Haiti, est la deuxième plus grande île des Antilles. C'est une des rares îles des Caraïbes à être partagée entre deux pays indépendants : la République dominicaine et Haïti."


Quand on pense aux Antilles, aux Caraibes, on ne peut pas penser à autre chose qu'aux plages et au soleil. Ok, ok: évidemment aussi aux milliers de sortes de rhum! D'ailleurs, les compagnies aériennes, agences de voyage et opérateurs touristiques nous rappellent cela sans cesse! C'est vendeur.
 
Mais dans les médias, Hispaniola se rappelle à nous assez violemment avec d’autres réalités : Ce soleil de plomb, bien chaud, et ces plages paradisiaques de sable bien fin à perte de vue ne sont pas vraiment les seuls atouts pour ce que cette ile des Caraïbes ce retrouve à la une des journaux et des bulletins de nouvelles des télévisions. Non, les deux pays qui partagent cette ile sont relativement bien différents : Haïti, plus vieille démocratie d’Amérique et ancienne colonie française, est au prise avec de nombreuses tares, ainsi que sa voisine la République Dominicaine, qui elle est hispanophone puisque colonisée par l’Espagne…

Pourquoi ses deux sœurs ont-elles évolué si différemment? Chance géographique, les tempêtes, ouragans ou tremblements de terre faisant plus de ravage en Haiti? C’est peut-être Dieu? Hum…

Donc, soyons efficient: dans ce post, je vous invite à lire deux « réalités » journalistiques : Haiti et les lacunes canadiennes en matière d’aide à la reconstruction et République Dominicaine, où le tourisme sexuel vient d’être dévoilé au grand jour! Surprenant, non?

Aide canadienne: plusieurs projets traînent la patte : « (Port-au-Prince) Construction de nouveaux quartiers généraux de la police et d'une académie nationale, achat de nouvelles voitures de patrouille et formation des agents: la sécurité est au coeur des projets de l'aide canadienne en Haïti. Or, les projets d'envergure tardent à se concrétiser, selon ce qu'a appris La Presse. »

Heureusement que Baby Doc est arrivé au pays! JC Duvalier pourra redevenir président à vie et rebâtir son pays, pays qu’il aime tellement… Beaucoup plus que ces habitants peut-être!

Le Bureau de tourisme de la République dominicaine «choqué, inquiet et attristé» : «… le Bureau de tourisme de la République dominicaine à Montréal assure cependant prendre «très au sérieux» le problème du tourisme sexuel et avoir adopté une série de mesures en octobre dernier pour combattre ce fléau. »

Pouvions-nous nous attendre à un autre commentaire? Peut-être ceci : « Ha, ben en fait on ne se fout pas du tourisme sexuel et de l'industrie du sexe, vraiment pas! On a vraiment beaucoup besoins des dollars canadiens pour que notre PNB par habitant augmente et le cul fait venir les touristes canadiens! ». ou encore, « Nous sommes préoccupé par ces activités touristiques à orientation sexuelle, mais pour le moment, c’est pas leur petit cul qui compte, mais le développement du pays ». Ok c’est cru, mais franchement… Les autorités laissent faire et s’en foute pas mal, c’est même un secret de polichinelle dans tous les pays où la prostitution et le tourisme sexuel sont aussi bien développés. No pity in business, dit Koffi Gombo dans Gbitch! Yako, mes damoiselles et mes demoiseaux. C'est triste, mais il y a de l'espoir. Dans quelques années, le pays sera effectivement plus développé et peut-être que la justice sera plus efficace... Ce qui fera fuir les prédateurs sexuels ailleurs! oups. C'est pas ce qui est arrivé en Thaïlande et au Cambodge!

Ok. Je termine mon café maintenant! J'ai assez dit de conneries. Un Café Nescafé de la République Dominicaine svp!

17 janvier 2011

S.A. in the Aid agency club

IRIN (Humanitarian news and analysis). JOHANNESBURG, 17 January 2011 - "South Africa will launch its own development aid agency in 2011 in a move likely to boost the country’s status as an emerging economic power and champion of the African continent.
 
The South African Development Partnership Agency is expected to become operational before mid-2011 and will work with other donor agencies to coordinate development programmes, mainly on the continent.
 
Although the government is hoping for contributions from the private sector, most of the funding will come from public money, said Dr Ayanda Ntsaluba, Director-General of the Department of International Relations and Cooperation.
 
"South Africa is in a unique position - we're recipients of development assistance, and we're anxious that that status be preserved. At the same time ... we're in the African continent and in that context we occupy a relatively privileged position," Ntsaluba told IRIN. "

C'est une nouvelle que j'ai trouvé très intéressante. L'entrée de l'Afrique du Sud dans le club des pays ayant une coopération internationale est un pas intéressant pour le pays et l'Afrique.

Ceci étant dit, il ne faudra pas se leurrer, ce nos sont pas tous les Sud-Afr qui sont connectés avec les réalités "Africaines", sub-sahariennes. J'ai d'ailleurs eu le plaisir de travailler en Côte d'Ivoire sur un projet où nous avions un partenariat avec une ONG Sud-Africaine. Le travaille était professionnel. Mais le collègue, qui certes passait inaperçu compartivement à moi, était aussi paumé que je l'étais lors de mon premier séjour... Cela est quand même positif d'avoir une telle institution, ayant sa base en Afrique.

Cliquer ici pour lire le reste de l'Article sur IRIN: SOUTH AFRICA: Aid agency to be launched

Donnons-lui sa chance!

Tourisme sexuel, une réalité présente dans beaucoup d'endroits

Ce matin, la cyberpresse a mis en ligne un reportage choc sur la prostitution en République Dominicaine. Le tourisme sexuel et la prostitution dans les pays en développement n'est ni nouveau, ni rare malheureusement. La Thaïlande, le Cambodge, l'Inde, la République Dominicaine, le Sénégal, au Kenya, et j'en passe, compte une industrie du tourisme sexuel établie, informelle ou non, cachée ou non.

Nous vous invitons à lire et regarder le reportage de Hugo Meunier: Le bordel caché des Québécois

"(Boca Chica) Bon an, mal an, un demi-million de Québécois se rendent en République dominicaine. Parmi ces touristes qui profitent de la plage et du soleil, certains sont à la recherche de plaisirs illicites. Leurs demandes pour des services sexuels ont transformé certains lieux touristiques en véritables bordels à ciel ouvert. Comme à Boca Chica, centre de villégiature situé tout près de la capitale, Santo Domingo. Enquête-choc sur ces touristes sexuels québécois."



Si vous reconnaissez des personnes sur ce vidéo, invitez-les à la regarder!

Ce que l'on voit ici, c'est une prostitution abusive et dégradante pour la femme ou l'homme. Payer pour du sexe c'est une chose, mais traiter les femmes et les hommes comme des objets sexuels, des trophées de cul, en public, en est une autre... Quand ce ne sont pas des mineurs qui se prostituent!

La pauvreté et  la possibilité de faire un bon montant d'argent "rapide" sont souvent des éléments déclencheurs dans ces endroits.

11 janvier 2011

Haïti, un an après le séisme

Demain, cela fera une année que le séisme a ravagé Haïti. Le tremblement de terre d'une magnitude de 7 a détruit Port-au-Prince et bien d'autres villes du pays. Haïti a été durement touché.

Le 13 janvier 2010, nous écrivions "
qu'une nouvelle catastrophe frappe Haïti. Cette première république d'Amérique souffre... Ouragan, coulée de boue, dictateurs... maintenant ce tremblement de terre"

En effet, Haïti est vraiment malchanceuse!

Sur la cyberpresse, on peut lire:" À la veille du premier anniversaire du séisme du 12 janvier 2010, les Haïtiens, responsables gouvernementaux, réfugiés ou simples citoyens, commençaient à rendre hommage mardi aux 220 000 morts de la catastrophe, dont le pays ne s'est toujours pas relevé".

 
Plus loin, comme un malheur arrive rarement seul, nous pouvons lire: "Le pays est embourbé dans une crise économique et les infrastructures sont à genoux. À cela s'ajoute une épidémie de choléra qui sévit depuis la mi-octobre. Selon les derniers chiffres du ministère de la Santé, 3759 personnes en sont mortes et, à en croire l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le pic de propagation de la maladie n'a pas encore été atteint."

Pour lire l'article dans son intégralité, cliquer ici:
Haïti commence à se souvenir.
Beaucoup reste à faire. Courage aux Haïtiens.
 

Restavek, le drame continue en Haïti

Hier soir, Radio-Canada a présenté un reportage d'Émmanuelle Latraverse qui est allée à la rencontre de jeunes victimes Haïtiennes, les restaveks. Le reportage est touchant, il présente différentes images de cette tragédie où de jeunes filles sont abusées, violées, exploitées physiquement ou sexuellement.

Mais cette situation dégradante pour les jeunes filles n'a rien à voir avec le tremblement de terre, non. Mais celui-ci a sûrement donné davantage de "petites" au marché maudit.

Il y a une année déjà, nous parlions des petites bonnes en Côte d'Ivoire et faisions le lien avec les restaveks Haïtiennes. Nous avions écrit un message dans notre blog suite à un reportage dans la cyberpresse où il était question de ces jeunes abusées. Dans notre blog, nous faisions aussi allusion à l'utilisation en Côte d'Ivoire de petites bonnes. (Pour relire notre blog: Enfants abusés: Petite bonne et Restavek, une triste réalité)

Ainsi, tant en Côte d'Ivoire qu'en Haïti, ces jeunes sont placées par leurs parents pauvres comme "servantes". Les parents disent souhaiter trouver un "échappatoire" pour leurs enfants condamnés à la misère et/ou encore, ils demandent à leur enfant de les aider à trouver un peu d'argent pour survivre.

Partout, les abus sont reprochés publiquement, mais dans les faits... rien n'est fait. La population en générale utilise de petites bonnes, alors comment punir son voisin quand on est aussi coupable que lui... Parfois, ce sont des parentes proches ou éloignées, vraiment vivant dans la misère. Même que parfois, "l'affaire" est bonne pour les deux parties. J'ai vu et véçu une situation où tous étaient gagnants considérant la situation des uns et des autres. Donc, tous ne sont pas méchants et de vils abuseurs... Mais malheureusement, trop sont abusées et utilisées comme esclaves (parfois même dans des réseaux de prostitutions ou comme esclaves sexuel d'un "bon" protecteur!).
N'ayant pu vous présenter ce vidéo sur notre blog, nous vous invitons à le regarder sur le site de Radio-Canada: Emmanuelle Latraverse a rencontré des enfants abandonnés en Haïti, les restaveks.
Yako jeunes filles. Courage.

6 janvier 2011

Journées importantes de l'hiver 2011!

Bien que, comme l'expression l'indique, à chaque jour suffit sa peine, certaines journées méritent un peu plus d'attention. Voici un petit tableau présentant quelques-unes de ces journées pour les trois prochains mois à venir:
  • 30 janvier    Journée mondiale des lépreux
  • 2 février      Journée mondiale des zones humides
  • 6 février      Journée internationale contre les mutilations génitales féminines
  • 12 février    Journée Internationale des enfants soldats
  • 20 février    Journée mondiale de la justice sociale
  • 8 mars         Journée internationale des femmes
  • 21 mars       Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale
  • 22 mars       Journée mondiale de l'eau
  • 4 avril         Journée internationale pour la sensibilisation aux mines et l'assistance à la lutte antimines
  • 7 avril         Journée mondiale de la santé
  • 25 avril       Journée mondiale du paludisme
  • 3 mai          Journée internationale de la liberté de la presse
  • 17 mai        Journée mondiale de lutte contre l'homophobie
  • 25 mai        Journée mondiale de l'Afrique
  • 28 mai        Journée internationale d'action pour la santé des femmes
  • 29 mai        Journée internationale des casques bleus/soldats de la paix
 
 L’attribution de journées dédiées à des causes permet d’appuyer les efforts de sensibilisation et d’information des populations faits par les ONGs et les différents acteurs humanitaires et de développement international et social.



Partagez l’info vous aussi!


 

23 décembre 2010

Communauté internationale et l'imbroglio ivoirien, a-t-on raison d'aller plus loin en Côte d'Ivoire?

La situation en Côte d'Ivoir est alarmante. Les affrontements semblent inévitables. Toujours à propos de l'embourbement politique post-électoral ivoirien, nous pouvons lire ce matin, sur le site de France 24, que "le Conseil des droits de l'Homme se penche sur la crise ivoirienne et que l'ambassadeur de Ouattara, Youssaef Bamba, doit être élu représentant ivoirien à l’ONU ce jeudi, alors que le Conseil onusien des droits de l’Homme, réuni en session spéciale, annonce déjà 173 morts entre le 16 et le 21 décembre". Et un peu plus loin, que "la décision onusienne risque d’isoler un peu plus Laurent Gbagbo, déjà mis au ban par l’Union africaine, l’Union européenne, les États-Unis et l’ONU.

La situation actuelle en Côte d'Ivoire est catastrophique, tant à Abidjan qu'à Bouaké, Man, Daloa, Yamoussoukro. Rien ne laisse présager une conclusion paisible de l'imbroglio politique actuel. Si Gbagbo quitte, ses partisans risquent de se révolter. Si Ouattara abandonne, ses partisans en feront sûrement de même. Dans les deux cas, la population est présentement prise entre le marteau et l'enclume.

La communauté internationale a rapidement pris position. Rue69 parle d'unanimité sans précédent. Bien que je sois évidemment contre la violence et inquiet pour la sécurité de mes amis en Côte d'Ivoire, je me questionne: Est-ce nous - la communauté international - avons le droit de faire davantage d'ingérence dans les affaires - politiques- mais surtout juridique - de la Côte d'Ivoire ? Le conseil constitutionnel ivoirien est quand même un organe inclus dans la constitution ivoirienne, premier document juridique du pays. A-t-on le droit forcer le "destin démocratique" du pays en évinçant Laurent Gbagbo et en instituant Alasane Dramane Ouattara?

Nous souhaitons tous une fin de crise pacifique. Mais cela est définitivement un précédent dans la gouvernance mondiale et la politique internationale.

Qu'en pensez-vous? Davantage de pression internationale et d'ingérence ? Ou devrait-on laisser les ivoiriens voir aux affaires du pays, malgré que l'emprise du président sortant sur les instruments juridiques ivoiriens?

Merci pour vos commentaires.

Yako ivoiriens. Courage.


17 décembre 2010

Banque mondiale recadre ses activités africaines

Depuis quelques jours, AllAfrica a publié un court reportage sur le nouveau plan stratégique Afrique de la Banque mondiale. Il s'intitule : La Banque mondiale fait la relecture de sa stratégie pour le continent.


Les combats pour réduire la pauvreté et la misère en Afrique, menés par les ONG internationales et les agences de développement, n'ont pas toujours portés les fruits attendus. Les conflits, la maladie, la corruption réduisent de plus l'impact des actions entreprises.

Dans cet article, nous pouvons avoir un survol  de la "décision" de la Banque Mondiale (BM) de "recadrer sa stratégie pour l'Afrique. Depuis novembre dernier, un rapport concentre la nouvelle vision de la Banque." 

On peut lire que le "projet de stratégie s'articule autour de trois axes interdépendants : i) la compétitivité et l'emploi, ii) la vulnérabilité et la capacité de résistance, et iii) la gouvernance et les capacités du secteur public. Chacun de ces axes est considéré en fonction des difficultés qu'il présente, mais aussi de ses opportunités. Ces trois thématiques serviront de cadre aux interventions de la Banque mondiale dans chaque pays, sans pour autant les limiter."
 Reste à voir, comment - sur le terrain évidemment - cela sera appliqué et si réellement - sur le terrain évidemment - les répercussions seront plus importantes, au bénéfice des population.

7 octobre 2010

Désertification: 1/3 du monde est touché

La cyberpresse reprend un texte de France Presse. Intéressant, mais troublant. La famine, la malnutrition, les défis humanitaires et développement durable seront nombreux. Nous pouvons y lire que "le tiers de la population mondiale, 2 milliards de personnes, subit la désertification et vit dans les pays sous-développés, a déclaré jeudi à Alger un haut responsable de l'ONU qui souhaite un effort pour lutter contre ce fléau à la prochaine conférence sur le climat à Cancun."

Pour accéder à l'article, cliquez ici.

Peu de changements sont à l'horizon malheureusement. La planète a chaud, dans tous les sens du mot!

Crise sans fin dans 22 pays

Dans cet article de la cyberpresse, il est question de crises humanitaires qui perdurent. Les acteurs humanitaires, de la coopération et du développement international ont donc, sans vouloir jouer les malins, du pain sur la plache pour un bon bout! On peut lire que « l'on estime que 22 pays sont actuellement confrontés à des crises prolongées (...) qui présentent les caractéristiques suivantes: catastrophes naturelles ou conflits répétés, longue durée des crises alimentaires, bouleversement des moyens d'existence et capacité institutionnelle insuffisante pour réagir aux crises», dénonce la FAO dans son dernier rapport sur l'insécurité alimentaire.

«L'Afghanistan, la Somalie et le Soudan, par exemple, vivent en situation de crise depuis les années 80, c'est-à-dire depuis près d'une trentaine d'années», précise l'organisation spécialisée de l'ONU, dont le siège est à Rome.

Les 22 pays (Afghanistan, Angola, Burundi, Congo, Côte d'Ivoire, Erythrée, Ethiopie, Guinée, Haïti, Irak, Kenya, Liberia, Ouganda, République centrafricaine, République démocratique du Congo, République populaire démocratique de Corée, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Tadjikistan, Tchad, Zimbabwe) «ont besoin d'interventions spéciales de la part de la communauté internationale qui se consacre au développement».

Cliquez ici pour lire l'ensemble de l'article.

29 septembre 2010

Contre la famine, de la viande séchée?

Sécurité alimentaire: devancer les problèmes. Simple en apparence, mais dur pour l'orgueil quand le troupeau est le seul bien que possède le paysan!

Ceci étant dit, IRIN présente un article qui pourra inspirer plusieurs artisans du milieu humanitaire travaillant à contrer les effets néfastes de la famine:

"BAMAKO, Mali, 27 septembre 2010 (IRIN) - L’abattage des animaux faibles est considéré depuis longtemps comme un élément de la réponse d’urgence et de relèvement destinée à aider les pastoralistes à survivre et à protéger leurs moyens de subsistance en période de sécheresse, mais les experts estiment toutefois que le déstockage des troupeaux devrait être fait plus tôt, avant qu’il y ait urgence."




Bonne lecture!

28 septembre 2010

Solidarité international - JQSI en Novembre prochain

 Repensons le développement!


Cette année, l'Édition 2010 des Journées québécoises de la solidarité internationale porte pour thème: Repensons le développement !

Comme à chaque année différentes activités et conférences animeront cette semaine. Les axes thématiques porteront sur l'économie solidaire, la participation citoyenne, la consommation responsable et le bien commun et l'accès aux ressources.

Les JQSI se dérouleront du 3 au 13 novembre 2010.

Pour davantage d'information: Site JQSI.


Ne manquez pas ce rendez-vous!

27 septembre 2010

States of fragility - ODI Conference

States of fragility: Stabilisation and its implications for humanitarian action


22 October 2010 13:00-15:00 (GMT+01 (BST)) - Public event, Overseas Development Institute and screened live online
 
Launch of a supplementary theme issue of Disasters

The international policy context and circumstances of humanitarian action have seen some significant changes over the past decade. Relief and development agencies are operating in an increasingly diverse array of war-affected and difficult contexts, and there is growing donor and national government interest and engagement in ‘stabilising’ contexts affected by armed conflict and complex emergencies. These efforts typically involve integrating ‘hard’ and ‘soft’ forms of intervention – both military and civilian – implying an explicit securitisation and politicisation of North–South relations.

To access their website, click here!

Une conférence de l'ODI sur les enjeux humanitaires à ne pas manquer! Surtout que c'est gratuit et en ligne...
 
Bonne conférence.