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17 juin 2019

Journée mondiale de lutte la désertification et la sécheresse - 17 juin 2019


La lutte à la désertification et à la sécheresse à sa journée et c'est aujourd'hui, le 17 juin!


Lutte à la désertification et à la sécheresse

Cette lutte est particulièrement importante quand on pense aux risques et impacts qu'elles génèrent : flux migratoires, pauvreté, famine, exode rurale, faible production agricole... 

Différents moyens peuvent être utilisés pour faire face à la désertification et à la sécheresse... Comme pour Elzéar Bouvier, le planteur anonyme de l'histoire de Back: un des moyens privilégiés, c'est de planter des arbres... Mais c'est un combat de longue haleine et qui doit impliquer la population, les agriculteurs et les administrations des pays concernés et partenaires... Plusieurs pays s'impliquent dans cette voie : le Maroc, la Chine, etc.

Une anecdote qui me ramène presque vingt ans en arrière et qui présente un autre moyen... Quand je travaillais en Côte d'Ivoire, nous avons tenté d'introduire une plante couvre-sol dans des champs de coton... Elle aurait permis de prévenir en partie l'érosion et de réduire la sécheresse des sols par la conservation de l'humidité... Mais bon, à l'époque, bien que pas si lointaine que ça, les cultivateurs de coton de ne voyaient davantage les inconvénients que les avantages... et ils ne voyaient pas la récurrence de la sécheresse de leurs sols comme un facteur de risque associé à la désertification...


Objectifs #15 de Développement durable

Bref, la désertification et la sécheresse affectent de plus en plus de territoires... Et ce n'est pas le rien que la désertification soit prise en compte dans les objectifs de Développement durable : "Objectif 15 : Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, en veillant à les exploiter de façon durable, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser le processus de dégradation des sols et mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité"

Pour plus d'information sur cette 25e édition de la Journée mondiale de lutte la désertification et la sécheresse, je vous invite à visiter la page des 
Nations unies  de la Journéemondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse (17 juin 2019)

Carte monde des déserts imagés , UNCCD juin 2019



« Le 25e anniversaire de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD) et de la Journée mondiale de la lutte contre la désertification sera célébré le 17 juin 2019 à Ankara, en Turquie ».

6 janvier 2011

Prix des aliments explosent et les producteurs sont pauvres

Ce matin, en prenant mon café, sans sucre et un nuage de lait, j'ai lu cet article fort intéressant de Hugo Fontaine: "Les prix des aliments à un sommet historique". Dans le résumé de l'article, nous pouvons lire que "Les prix des aliments ont si fortement grimpé à l'échelle mondiale depuis juin qu'ils dépassent maintenant le sommet atteint pendant la crise alimentaire de 2008."

Malheureusement, les producteurs, eux, n'ont pas tiré profit de la manne. En fait, ce sont les détaillants, les grossistes, les acheteurs internationaux, traders et spéculateurs qui ont ramassé le magot. Parfois, ils se le partagent. Nous sommes en présence d'une des merveilles du système de l'économie de marché. Ce ne sont pas ceux qui travaillent le plus durement qui profitent, mais bien ce qui peuvent faire du volume. Et dans un marché mondial en pleine expansion, sic nous sommes en crise non, les acheteurs de produits finaux sont légions, en Chine, en Indonésie, en Inde, au Brésil, etc. les classes moyennement aisées à très aisées consomment, c'est leur raison de vivire... En les ajoutant au marché traditionnel européen et américain, la boucle est bouclée...  

Donc, vous produisez dans des conditions merdiques, je vous paie que dalle et nous, en vendant à ces super acheteurs, on fait notre gombo tranquille. Déréglementons davantage les pays producteurs de ressources premières, comme ça ces transitaires et vendeurs pourront encore plus être rentable.

En fait, la théorie de l'économie de marché est faussé dans ce marché corrompu et où les dés sont pipés.

Un autre problème qui mine le pays, c'est définitivement le choix des cultures. Ici, je fais allusion aux type de culture, soit les culture de rente ou de subsistance. La culture de rente est le sujet transversal dans les administrations africaines. Avec les cultures de rente, on développe l'économie du pays, on attire les investisseurs (et les dollars US ou les Euros) et on export (en dollars US ou en Euros)... cerise sur la gateau, on garde les populations actives et dans les champs, pas dans les capiales... Mais, cela ne nourrit que ceux qui peuvent payer pour se nourrir.

Prenons un exemple concret, du moins pour ceux qui connaissent Tabou. Là-bas, presque tout le monde travaille dans les champs d'hévéa, parfois dans les champs de palmier à l'huile. Personne ne veut produire de tomate et faire de la culture maréchère. Pas assez payant. Au final, ils importent de San Pedro ou d'Abidjan, leur pomme de salade, leur tomate, leur concombre, etc. Ca semble beau, mais le jour où les prix chuteront, car ils chutent toujours, ce beau monde aura faim.

Comment gèrer un pays quand les populations ont faim? Les pays émergents, pour ne pas dire sous-développés, économiquement du moins, ont à faire le choix de leur population. Mais bon, ils ne sont pas toujours là pour ces derniers, pour preuve la forte corruption qui ronge ces pays et les us des présidents, sortant et en exercice, et de leur entourage...

Yako Afrique. Dumont l'a dit, il y a déjà une cinquantaire d'années: vous êtes mal partis.

17 décembre 2010

Jardins urbains et le retour à la terre

A Montréal, comme dans plusieurs villes du monde, l'agriculture en milieu urbain gagne du terrain. Ici, on parle de jardin urbain, là de jardin communautaire. Dans les deux cas, on peut dire que c'est une "réappropriation de la terre" par des citadins. Sur les toits, dans les parcs désaffectés, ou dans petite cour, on plante des tomates, des concombres, de la salade, des haricots; accroché à la clôture de son balcon, au troisième étage d'un triplex, un passionné fait pousser ciboulette, persils et d'autres fines herbes.

Peut-être que ce n’est pas là que vous y rencontrerez les grandes vedettes de ce monde et les personnalités de l’année 2010, comme Lady Gaga, Mark Zuckerberg, Kate Perry, Céline Dion, Shakira, ou encore que vous parlerez de la crise des missiles de Cuba, de la crise entre la Corée du Sud et la Corée du Nord (hum:)… Quoique certains twitteront ou mettront peut-être sur Facebook récolte et plus beau légumes! Ce qui est certain, c’est que le sujet est à la mode. Sur les sites de recherches, comme Google, Yahoo, Bing, etc., le nombre de pages parlant de ce sujet augmente sans cesse.
 
L’engouement pour cette activité est réel ici. En effet, à Montréal, comme dans d'autres grandes villes d’Europe ou des États-Unis, les jardins urbains ou communautaires sont achalandés, voire sur peuplés – il y a même très souvent de longue liste d'attente; ce qui prouve que l'intérêt pour cette activité est persistante.

Que quoi l’on en entende de plus en plus souvent parler, cette activité n’est pas très récente. A Montréal, sur le site de la ville, nous pouvons lire que "le programme municipal des jardins communautaires a débuté en 1975. On compte 97 jardins communautaires. Depuis 2002, avec l’adoption de la loi 170 sur la réorganisation municipale, la gestion du programme est maintenant assumée par chacun des arrondissements."

Les expériences africaines commencent aussi à être diffusées. Parce que soyons honnête, cela n’est pas nouveau en soit. L'auteur de ces lignes a vu des champs de maïs et de riz pousser dans certains quartiers résidentiels de Ouagadougou au Burkina Faso, il y a une dizaine d'année. Mais, il est bon d’en parler et de vanter l’expérience, afin de susciter l’intérêt des professionnels du développement en Afrique, incluant les classes politiques de ces pays.

IRIN vient d’ailleurs de publier un article sur ce sujet : "Les jardins urbains à l’honneur". On peut y lire: "Sur un rond-point de Dakar, la capitale du Sénégal, Mame Penda Diouf essaie de se faire entendre malgré le bruit des klaxons de voiture et des moteurs de bus, tout en montrant avec fierté ses laitues en pots, sa menthe et ses plants de pommes de terre. Commerçante et formatrice en horticulture, elle dit que le micro-jardinage crée des emplois et permet aux gens de mieux nourrir leur famille.

L’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (la FAO) et bien d’autres organismes internationaux et locaux tentent précisément de faire passer ce message : le micro-jardinage et les autres formes d’horticulture urbaine peuvent constituer un apport important à la sécurité alimentaire des citadins et améliorer leurs conditions de vie."

Certes nous n'en sommes pas aux essais de culture hydroponique faites à Montréal, mais le pas est significatif. (Pour plus d’information sur la culture hydroponique en milieu urbain, voir le site du Centre de recherche et de développement international du Canada)

La preuve que l’on peut lutter contre la malnutrition et la pauvreté de différentes façon.

Pour conclure avec ce message, nous vous proposons de regarder un vidéo (que nous avons repris du blog Alter Échos, site que nous vous invitons d’ailleurs à visiter) sur l’agriculture communautaire réalisé à Montréal. Bon visionnement!


Montréal : l'agriculture urbaine, nourrir et verdir la ville ? from Alter-Echos on Vimeo.

10 décembre 2010

CANCUN Put deserts and water in climate agenda

Le sommet de Cancun au Mexique tire bientôt à sa fin. La désertification, l'accès à l'eau, le climat ont été des sujets d'importances. Mais le Canada, comme les autres opposants à l'environnement, n'auront rien amené de nouveau. Ceci étant, différents autres acteurs ont fait des pieds et des mains, en coulisse, durant les scéances, etc. pour faire avancer les choses. Nous avons d'ailleurs deux articles à vous proposer:

Un premier communiqué de presse, issu de l'AFP et publié par Google news, est intitulé: "Put deserts on climate agenda". Nous pouvons y lire: "CANCUN, Mexico — As negotiators near a deal on preserving forests as a way to fight climate change, a top advocate for deserts says that the planet's driest lands should also play a role.

Luc Gnacadja, head of the UN Convention on Action against Desertification is urging representatives of 194 nations to help the some two billion people who live in the driest areas of the planet, as they try to reach a deal on climate change after the landmark Kyoto Protocol's requirements end in 2012.

"Those who cut the deal failed to put forests fully into the Kyoto Protocol so we lost a decade and a half. Now we are thinking of a deal for after 2012," Gnacadja said in an interview with AFP.
"We hope that the world will not make the same mistake now by not including the potential of the soil in arid lands," he said."

L'autre, publié sur Rediff, s'intitule: "Six countries want availability of water in climate talks". Nous pouvons y lire: "Six countries from the Green Group want to link climate change with the issue of availability of water at the ongoing UN summit on climate change in Cancun in Mexico.


"Water runs through every basin of human development and is therefore a crucial element of any climate change action. It is our collective responsibility to make the water issue more visible," the Green Group said in a joint statement.

Green Group members Costa Rica, Iceland and Slovenia have an abundance of water resources while Cape Verde and the United Arab Emirates [ Images ] face serious water scarcity and Singapore has limited land for reservoirs despite receiving abundant rainfall.

The statement points out an array of threats that the climate change pose to water availability saying it affects rainfall patterns: it prolongs drought periods and decrease soil moisture, leading to irreversible land degradation and desertification."

Comme on peut le lire dans ces deux articles, certains tiennent vraiment à faire avancer l'agenda sur le climat et les discussions sur le développement durant, mais malgré la volonté de l'ONU et de ces autres acteurs (Voir notre message du 7 octobre 2010 : Désertification: 1/3 du monde est touché) peu a été fait depuis le Sommet de Kyoto et, celui de Cancun semble le prouver.

Petit ajout! IRIN vient de publier un dossier "CHANGEMENT CLIMATIQUE: De la recherche à la stratégie et à la politique". Cela vous permettra d'avoir une perspective plus institutionnelle (ONU).

Bonne lecture.

De petits gestes verts peuvent s'accumuler... et devenir changement! N'imprimez que si nécessaire!

7 octobre 2010

Désertification: 1/3 du monde est touché

La cyberpresse reprend un texte de France Presse. Intéressant, mais troublant. La famine, la malnutrition, les défis humanitaires et développement durable seront nombreux. Nous pouvons y lire que "le tiers de la population mondiale, 2 milliards de personnes, subit la désertification et vit dans les pays sous-développés, a déclaré jeudi à Alger un haut responsable de l'ONU qui souhaite un effort pour lutter contre ce fléau à la prochaine conférence sur le climat à Cancun."

Pour accéder à l'article, cliquez ici.

Peu de changements sont à l'horizon malheureusement. La planète a chaud, dans tous les sens du mot!

Crise sans fin dans 22 pays

Dans cet article de la cyberpresse, il est question de crises humanitaires qui perdurent. Les acteurs humanitaires, de la coopération et du développement international ont donc, sans vouloir jouer les malins, du pain sur la plache pour un bon bout! On peut lire que « l'on estime que 22 pays sont actuellement confrontés à des crises prolongées (...) qui présentent les caractéristiques suivantes: catastrophes naturelles ou conflits répétés, longue durée des crises alimentaires, bouleversement des moyens d'existence et capacité institutionnelle insuffisante pour réagir aux crises», dénonce la FAO dans son dernier rapport sur l'insécurité alimentaire.

«L'Afghanistan, la Somalie et le Soudan, par exemple, vivent en situation de crise depuis les années 80, c'est-à-dire depuis près d'une trentaine d'années», précise l'organisation spécialisée de l'ONU, dont le siège est à Rome.

Les 22 pays (Afghanistan, Angola, Burundi, Congo, Côte d'Ivoire, Erythrée, Ethiopie, Guinée, Haïti, Irak, Kenya, Liberia, Ouganda, République centrafricaine, République démocratique du Congo, République populaire démocratique de Corée, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Tadjikistan, Tchad, Zimbabwe) «ont besoin d'interventions spéciales de la part de la communauté internationale qui se consacre au développement».

Cliquez ici pour lire l'ensemble de l'article.

29 septembre 2010

Contre la famine, de la viande séchée?

Sécurité alimentaire: devancer les problèmes. Simple en apparence, mais dur pour l'orgueil quand le troupeau est le seul bien que possède le paysan!

Ceci étant dit, IRIN présente un article qui pourra inspirer plusieurs artisans du milieu humanitaire travaillant à contrer les effets néfastes de la famine:

"BAMAKO, Mali, 27 septembre 2010 (IRIN) - L’abattage des animaux faibles est considéré depuis longtemps comme un élément de la réponse d’urgence et de relèvement destinée à aider les pastoralistes à survivre et à protéger leurs moyens de subsistance en période de sécheresse, mais les experts estiment toutefois que le déstockage des troupeaux devrait être fait plus tôt, avant qu’il y ait urgence."




Bonne lecture!

19 septembre 2010

Journées importantes de l'automne 2010!

Bien que, comme l'expression l'indique, à chaque jour suffit sa peine, certaines journées méritent un peu plus d'attention. Voici un petit tableau présentant quelques-unes de ces journées pour les trois prochains mois à venir:




L’attribution de journées dédiées à des causes permet d’appuyer les efforts de sensibilisation et d’information des populations faits par les ONGs et les différents acteurs humanitaires et de développement international et social.



 Partagez l’info vous aussi!





A paraître en Décembre prochain, les journées importantes pour l’hiver 2011.

17 septembre 2010

On fini son assiette, sinon pas de dessert!

On dirait un perroquet, presqu'à tous les soirs: "Les enfants, on fini son assiette... sinon vous n'aurez pas de dessert!" L'ainée de répondre: "Pas grave, on a plus faim". "Ouais, c'est vrai." A la suite répond le bout de chou... "Vous n'avez pas fini vos légumes..."

Ouin, devrais-je enchaîner, comme ma mère le faisait? "Pensez aux enfants du Biafra!" "Hein, c'est où ça mom?" "Quelque pas en Afrique, je crois..." "J'ai pu faim, bon".

Peut-être que j'aurai dû moderniser l'expression de ma mère: "Pensez aux petits Kényans!"

Il y a quelques jours, nous pouvions lire sur le site des Nations Unies, IRIN, que "Selon des responsables, les niveaux de malnutrition dans les districts pastoraux du nord-est du Kenya demeurent élevés en dépit des précipitations récentes qui ont permis d’augmenter la productivité du bétail, le pilier de l’économie locale."

La présentation se poursuit avec des explications potentielles sur le comment du pourquoi de cette famine...

Mais nulle part on dit que les fermiers produisent davantage des cultures de rente que de culture alimentaire... Et que leur production de rente ne leur permet pas de gagner suffisamment pour... Bref.

Allez, dites-moi ce que vous en pensez?

Yako Afrique!