31 juillet 2019

Afrique Inclusion financière et emploi

Dans deux articles parus sur son blog, la Banque Mondiale présente deux publications qui ont attiré notre intérêt…

Une première porte sur l’inclusion financière numérique en Afrique subsaharienne. Et la seconde sur l’importance de favoriser les investissements productifs pour créer davantage d’emplois et de meilleure qualité en Afrique.

Ces deux articles de blog ont été publiés dans la rubrique « AfricaCan End Poverty - Parlons des défis économiques de l'Afrique et desopportunités à saisir » qui regroupe des articles portant notamment sur le développement en Afrique et la lutte à la pauvreté.

Il y a déjà quelques semaines, nous faisions mention du blog de la Banque Mondiale dans notre article intitulé : Blogs de la Banque mondiale, une belle découverte 

Voici quelques informations et extraits au sujet de ces deux articles :

De nouvelles notes d’information Global Findex font le point sur l’inclusion financière numérique en Afrique subsaharienne – Blog Banque mondiale


Publié le 2 juillet 2019, cet article de blog présente cinq nouvelles notes d’information, qui ont réalisées en collaboration avec le Partenariat IFC-Fondation Mastercard concernant l’inclusion financière en Afrique et  qui mettent en évidence certaines réussites et les défis de l’Afrique subsaharienne en termes d’inclusion financière numérique.

Les notes complètes sont disponibles sur le site Global Findex de la Banque mondiale.


Cette base de données (Global Findex) compile un ensemble de données sur la façon dont les adultes épargnent, empruntent, effectuent des paiements et gèrent les risques. Lancée avec le financement de la Fondation Bill & Melinda Gates, la base de données est publiée tous les trois ans depuis 2011.

La première note parle de l’essor du mobile money mettant en évidence la part des personnes ayant un compte d’argent mobile, un compte dans une institution financière ou un mix des deux. Je partage avec vous une citation particulièrement intéressante que j’ai relevée dans l’article : « L'Afrique subsaharienne a été à l’avant-garde de l’une des innovations de développement les plus intéressantes de notre époque : l’essor du mobile money ».

 
Afrique Compte bancaire et argent mobile World Bank Global Findex



La seconde note aborde la question de l’épargne, du crédit et de la résilience financière. Ou comment la population épargne, emprunte et fait face à ses dépenses imprévues dans une région où l’accès aux services bancaires est faible et le système de filets sociaux rudimentaire.

Afrique Banque mondiale Global Findex 2, épargne

Pour davantage d’information, nous avons invitons à parcourir le site de Global Findex ou d’accéder à la page de l’article du blog de la Banque mondiale! Bonne lecture!!

L’avenir du travail en Afrique : des investissements productifs pour créer davantage d’emplois et de meilleure qualité – Blog Banque mondiale


Dans cet article, publié le 25 juillet 2019, l’on présente cet ouvrage qui aborde les thèmes clés de la création d’emplois productifs et de la satisfaction des besoins de ceux qui sont laissés pour compte. Ils discutent notamment des diverses interrogations et fausses idées qui circulent quant à l’impact des technologies numériques sur l’avenir du travail.

Les auteurs croient en un avenir prometteurs que pourront être surpassées les aux idées reçues, notamment que les difficultés spécifiques à l’Afrique subsaharienne limitent les impacts positifs associés aux technologies numériques.

Un article intéressant que vous pourrez consulter en cliquant sur ce lien qui vous mène sur le Blog de la Banque mondiale. Vous pouvez aussi consulter directement ce livre: The Future of Work in Africa : Harnessing the Potential ofDigital Technologies for All

Bonne lecture!

11 juillet 2019

Journée mondiale de la population 2019


Le 11 juillet 2019, c’est la Journée mondiale de la population 2019!

Journée mondiale de la population 

Instaurée en 1989 par le Conseil d'administration du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), suite au grand intérêt suscité par la « Journée des cinq milliards », célébrée le 11 juillet 1987, la Journée mondiale de la population a comme objectif d'attirer l'attention sur l'urgence et l'importance des questions de population.


Population mondiale : quelques chiffres


Québec
Si les tendances démographiques récentes se maintiennent, la population du Québec devrait passer de 8,4 millions d’habitants en 2018 à 9 millions d’habitants en 2030, et s’élever à près de 10 millions en 2066, selon l’Institut de la statistique du Québec

Canada
À la fin du second trimestre de 2019, la population du Canada est estimée à 37,4 millions de personnes selon Statistiques Canada

Afrique
La population africaine avoisine les 1,3 milliard de personnes, selon les Nations unies.

Contexte et informations Afrique sub-saharienne


Population mondiale 
Selon les Nations unies, la population mondiale devrait atteindre 11,2 milliards d’individus en 2100, selon ses prévisions et statistiques démographiques. La population mondiale actuelle est de 7,6 milliards d’êtres humains. 

Évolution de la population mondiale jusqu'en 2100


Population mondiale en 2100. Nations Unies.


19 juin 2019

Manque d'accès à l'eau potable - une personne sur trois en est privée

L'enjeu n'est pas toujours un manque totale d'accès à l'eau, mais bien l'accès à une eau potable, de qualité et propre à la consommation... mais d'ici, au Québec, ça ne semble vraiment un enjeux. Pourtant, l'ONU vient de publier un chiffre alarmant, une personne sur trois n'a pas accès à de l'eau potable.

Quand l'eau potable manque  

Lors de mon premier séjour en Côte d'Ivoire, je vivais dans un village pourvu d'un système d'aqueduc et d'un château d'eau. Le technicien de la SODECI (Société de distribution d'eau en Côte d'Ivoire) venait ponctuellement, dans ce village du Nord de la Côte d'Ivoire, approvisionner en chlore le système... sa venue était même détectable à l'odorat, pendant quelques jours l'eau du robinet sentait l'eau abondamment chloré... Ce qui devait arriver arriva... j'ai bu l'eau du robinet... puis une jour bingo, j'ai attrapé la fièvre typhoïde... Fièvres, tremblements... et deux semaines d'antibiotique ont eu raison de cette sordide maladie hydrique... La typhoïde est d'ailleurs une tueuse perverse... ses symptômes ne sont pas éloignés de ceux de la malaria, donc on peut s'y tromper...

Maladie hydrique, pauvreté et mortalité

À l'époque, j'étais un "jeune" coopérant pour le CECI, le Centre canadien de coopération internationale, une ONG canadienne... J'avais donc accès à des soins médicaux et des médicaments, le coût du traitement et des soins n'étaient pas un enjeu évidemment... Mais en zone rurale, où la rigueur du Sahel dicte le rythme de vie et les cultures, l'enjeux d'accès au soin et tout aussi sensible que l'accès à l'eau potable...

Si moi, j'ai pu me soigner adéquatement, ça n'a pas été le cas du fils d'un collègue de travail. Un petit bonhomme toujours souriant et plein d'énergie... un jours son père m'a mentionné qu'il devait passer à la pharmacie pour lui acheter des médicaments contre la malaria (paludisme là-bas, où palu pour les intimes); au finale, l'achat de médicament anti-palu est un geste plutôt banale dans cette zone endémique... Le hic, c'est que son fils n'avait pas la malaria, ou pas seulement la malaria... Quelques jours plus tard son fils est décédé de complications associées à la fièvre typhoïde... Le père n'avait pas les moyens d'aller à l'hôpital dans la ville voisine pour rencontrer un médecin et de faire faire les tests nécessaires à son enfant...

Accès à l'eau et l'éducation

L'accès à l'eau est aussi nécessaire afin de favoriser l'éducation, l'éducation des filles particulièrement... J'aborde ce sujet dans deux de mes anciennes publications sur ce blog, dont dans ce post intitulé : l'École primaire en Afrique. Publication que j'ai écrite après un voyage en Guinée-Bissau en 2011.
Éducation, école et accès à l'eau en Guinée-Bissau


Je vous invite aussi à lire cet article de l'ONU qui m'a fait penser à écrire aujourd'hui à ce sujet : Une personne sur trois n'a pas accès à de l'eau potable dans le monde.

Une personne sur trois sans accès à de l'eau potable



17 juin 2019

Journée mondiale de lutte la désertification et la sécheresse - 17 juin 2019


La lutte à la désertification et à la sécheresse à sa journée et c'est aujourd'hui, le 17 juin!


Lutte à la désertification et à la sécheresse

Cette lutte est particulièrement importante quand on pense aux risques et impacts qu'elles génèrent : flux migratoires, pauvreté, famine, exode rurale, faible production agricole... 

Différents moyens peuvent être utilisés pour faire face à la désertification et à la sécheresse... Comme pour Elzéar Bouvier, le planteur anonyme de l'histoire de Back: un des moyens privilégiés, c'est de planter des arbres... Mais c'est un combat de longue haleine et qui doit impliquer la population, les agriculteurs et les administrations des pays concernés et partenaires... Plusieurs pays s'impliquent dans cette voie : le Maroc, la Chine, etc.

Une anecdote qui me ramène presque vingt ans en arrière et qui présente un autre moyen... Quand je travaillais en Côte d'Ivoire, nous avons tenté d'introduire une plante couvre-sol dans des champs de coton... Elle aurait permis de prévenir en partie l'érosion et de réduire la sécheresse des sols par la conservation de l'humidité... Mais bon, à l'époque, bien que pas si lointaine que ça, les cultivateurs de coton de ne voyaient davantage les inconvénients que les avantages... et ils ne voyaient pas la récurrence de la sécheresse de leurs sols comme un facteur de risque associé à la désertification...


Objectifs #15 de Développement durable

Bref, la désertification et la sécheresse affectent de plus en plus de territoires... Et ce n'est pas le rien que la désertification soit prise en compte dans les objectifs de Développement durable : "Objectif 15 : Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, en veillant à les exploiter de façon durable, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser le processus de dégradation des sols et mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité"

Pour plus d'information sur cette 25e édition de la Journée mondiale de lutte la désertification et la sécheresse, je vous invite à visiter la page des 
Nations unies  de la Journéemondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse (17 juin 2019)

Carte monde des déserts imagés , UNCCD juin 2019



« Le 25e anniversaire de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD) et de la Journée mondiale de la lutte contre la désertification sera célébré le 17 juin 2019 à Ankara, en Turquie ».

15 juin 2019

Blogs de la Banque mondiale, une belle découverte

J’ai récemment découvert la nouvelle plateforme de blogs de la Banque mondiale. Une belle découverte que je partage aujourd’hui avec vous. Quoique, vous la connaissez peut-être déjà...

Cette plateforme présente une panoplie de blogs que l’on peut consulter en fonction des principaux secteurs d’intervention de la Banque mondiale. Par exemple, sur la pauvreté, l’agriculture, l’éducation, la santé, la gouvernance, l’environnement, l’emploi, le développement social, etc.




Afin que vous puissiez facilement retrouver cette plateforme de la Banque mondiale, je l’ai inclus dans la liste des références de la page des Sites d’intérêt sur l’aide humanitaire et  le développement international.

Bonne lecture!

13 juin 2019

La détresse des victimes en zones de conflits est immense

Quand on y pense, ça fait froid dans le dos et ça me semble même sous-estimé... De plus, qui dit zone de conflits dit aussi pauvreté de services publics et de services sociaux... 


Quand j'étais en Côte d'Ivoire, je coordonnais la mise en œuvre de différents projets et programmes visant la protection des enfants et la réduction des violences basées sur le genre, et évidemment, faites aux femmes... Comment ne pas penser qu'un enfant ou une femme violenté n'ait pas de séquelles psychologiques! Je pense à ce jeune garçons que nous avons reçus recueilli un jour qui avait été battus et torturé par son beau-père... Bien qu'il fut suivi par nos intervenants, ses blessures physiques et psychologiques était immenses...Yako... De plus, bien qu'on appuyait des centres de services sociaux, la pauvreté de la population était comparable à la pauvreté de ses institutions...

En somme, ce genre de rapport devrait servir aussi à orienter les politiques publiques, mais aussi les interventions d'aide au développement...
souffrant de troubles mentaux, il est piégé par la pauvreté des institutions


L'article de l'Organisation mondiale de la santé mentionne :"Une personne sur cinq vit avec une forme de trouble mental, allant d'une dépression légère ou d'une anxiété à une psychose. Près d'une personne sur dix vit avec un trouble mental modéré ou grave.
Ces chiffres sont significativement plus élevés si on les compare à la prévalence de ces maladies dans la population générale. En effet, hors zones de conflit, « elles concernent une personne sur 14 », explique Alison Ruth Brunier, spécialiste de la santé mentale à l’OMS, au micro d’ONU info."

Yako

21 novembre 2011

VIH/SIDA: malgré la pandémie, il y a de l'espoir


Plusieurs d'entre nous connaissons des gens atteints du VIH/Sida, c'est une pandémie mondiale; que ce soit en Afrique - Algérie, Guinée, Kenya, etc, en Amérique - Québec, Mexique, etc. En fait, pour ma part, j'en connais dans les "faits" peu. Bien que j'ai travaillé longtemps en Afrique, je ne connais pas d'africain au prise avec le VIH et/ou le Sida. C'est tellement tabou. On meurt d'autre chose et c'est ainsi. L'autre avenue, en Afrique, quand ce n'est pas une "bonne maladie" qui emporte une personne, c'est la sorcellerie. Enfin, que cela soit tabou ou non, cette maladie fait vraiment trop de victimes, trop d'orphelins.

J'en profites pour féliciter au passage le courage des milliers de Tanties qui s'occupent d'orphelinats en Afrique. C'est plus une profession de foi qu'un emploi. Je pense à la dame de Man, qui tant bien que mal réussi à joindre les deux bouts et à nourrir les enfants qu'elle recoit sans cesse. Plusieurs sont des orphelins du Sida. Plusieurs d'ailleurs n'auront qu'un court séjour parmis nous. Mais auprès d'elle, je suis certain qu'il sera bon. Dire que je ne lui offert que quelques sacs de riz pour l'aider. En Afrique, les ONGs sont "à contrat", travaillant sur des "projets". Mais les orphelinats, c'est du long terme, rare sont ceux qui s'en occupent alors, mais il y en a.

Enfin, je reviens à l'article que je viens de lire dans la cyberpresse. Il faut occuper ses journées de congé-maladie!

On peut y lire un message d'espoir, quoique plusieurs parties de l'article font froids dans le dos:

"Un nombre record de 34 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde en 2010, principalement en raison d'un meilleur accès au traitement qui a contribué à réduire le nombre de décès et nourrit l'espoir d'une possible fin de la pandémie, indique lundi Onusida.

«Cette année change pour nous la donne: pour la première fois, nous sommes capables de montrer que si l'on traite suffisamment tôt les gens, on peut réduire le nombre de nouvelles infections», a déclaré Michel Sidibé, directeur général d'Onusida, lors d'une conférence de presse à Berlin.

«Le nombre de personnes vivant avec le VIH (virus du sida) n'a jamais été aussi important, principalement en raison d'un meilleur accès aux traitements», indique l'ONU dans son rapport d'une cinquantaine de pages. Ainsi, aujourd'hui près de 50% des séropositifs ont accès à un traitement, ce qui a sauvé la vie à 700 000 personnes en 2010.
Et cette même année, le nombre de nouvelles infections a atteint son niveau le plus bas depuis 1997, avec 2,7 millions de nouvelles infections (dont 390 000 chez des enfants), soit un recul de 21% par rapport au pic de 1997."

Pour ceux que cela intéresssent, voici le lien vers l'article de la Cyberpresse: VIH: espoir d'une possible fin de la pandémie


article: Cyberpresse/Agence France-Presse - Berlin. Photo: AFP

18 novembre 2011

L'école primaire en afrique...

Bonjour à tous,

J'ai récemment visité Bissau, capitale de la Guinée-Bissau. Petite capitale de l'Afrique de l'Ouest, nichée entre le Sénégal et la Guinée. A Bissau, il a fait chaud. Comme ailleurs, les routes sont défaites, l'électricité manque et les moustiques sont bien présents... C'est vraiment l'Afrique en développement.

Depuis mon dernier message, j'ai été quelque peu absent de la blogosphère, oups. Ce n'est pas facile d'être à jour partout en en tout... J'ai reçu quelques commentaires par le passé sur la réhabilitation d'écoles que j'ai "supervisé" en Côte d'Ivoire... Et donc, pendant ce voyage d'affaires, j'ai eu la chance de visiter un projet similaire, mais cette fois en Guinée-Bissau... Dans un autre cadre, cette fois, j'étais uniquement observateur. Et, j'ai eu l'idée de partager avec vous certaines des photos que j'ai prises sur place.

Encore une fois, l'écart entre nos jolies écoles primaires québécoises et celles qui suivent sont frappantes, mais les enfants toujours aussi déterminés à apprendre et toujours aussi souriants!

Le projet, comme celui que je vous ai brièvement présenté en janvier 2010, parle de réhabilitation communaitaire. La Guinée-Bissau est un des pays les plus pauvres de l'Afrique de l'Ouest... Et un des pays, où le manque en infrastructure de base est le plus criant. Dans la capitale, Bissau, les écoles sont souvent utilisés par "round" - un groupe le jour et un en soirée!

Donc, voici des photos deux des écoles que j'ai visitées...

D'abord, vous devez imaginer pourquoi on parle de besoin en infrastructure et en réhabilitation... OK, déjà avant même d'avoir terminer de lire cette ligne vous comprennez!




(désolé, les deux suivantes ne sont pas dans le bon sens
et je ne sais pas comment faire pour les "switcher de bord!)


Et maintenant, voici à quoi les écoles ressembleront après les travaux!


De nos jours, presque tous les projets de développement doivent intégrer des approches
dites transversales... Dans ce cas, il est presque toujours questions d'hygiène et de droits des enfants - lire des jeunes filles d'accéder à l'école... Donc de Latrine, de points d'eau et de cantine.

En Afrique, sourtout là où il n'y a pas d'eau courant, l'inexistence de latrine est un frein à l'éducation
des filles... Vous pouvez imaginer les changements physiologiques qui s'opèrent chez les ados... donc grosso-modo, s'il n'y a pas de latrine, plusieurs s'absentent de l'école 1 semaine par mois... Et au final, il arrive parfois qu'elles arrêtent d'y aller...



La cantine avant!

Et après!

Et le point d'eau

Oui, oui, on pompe avec les bras!

Ah, en passant, là où il n'y a pas de point d'eau comme celui-ci, les
jeunes filles (plus souvent) vont puisées l'eau au marigots, dans un ruisseau, etc.
Dans ce cas, les risques de maladie hydrique et d'agression sont multipliés!

Maintenant, voici les bénéficiaires, ceux pour qui l'école, le point d'eau
et la cantine sont nécessaires et indispensables:



 


Merci. Si vous souhaitez poser des questions ou échanger, n'hésitez pas







28 janvier 2011

Le bouchon explose, du Maghreb au Golfe Persique!

D’abord au Maghreb, Tunisie en tête puis Algérie, un petit chouia; quelques soubresauts dans le Golfe Persique, au Yémen, et maintenant, ça bout au Caire! De l’Afrique du Nord au Golfe Persique, les jeunes crient leur désir de démocratie, leur désir de mettre fin à des années de répression. La démocratie en pleine ébullition? L’Égypte, pays du tourisme et des pyramides, entre en cure de désintoxication! La Tunisie, espérons-le a derrière elle les jours les plus sombres. Hé oui, se laver le système de nombreuses années de dictatures et de tyrannie, soft ou pas, ça prend plus qu’une petite manif… Comme pour la désintox, les premiers jours sont décisifs, incisifs, voire agités et troublés. Par la suite, le vrai combat commence. Faire durée pour que tranquillement la « normale » revienne. Tunis, Alger, le Caire, Sanaa… à qui le tour?

Pourtant, les candidats ne manquent pas!

Nous pouvons lire dans la cyberpresse: "La contestation enfle contre le régime d'Hosni Moubarak: des dizaines de milliers d'Égyptiens sont descendus dans la rue vendredi, saccageant le siège du parti au pouvoir dans plusieurs villes. Les autorités ont elles aussi haussé le ton, déployant l'armée dans les rues du Caire, instaurant un couvre-feu et assignant à résidence l'opposant et lauréat du prix Nobel de la paix Mohamed ElBaradeï."
Pour la suite: La contestation prend une nouvelle ampleur en Égypte


Bonne chance aux peuples libres, ou en voie de le devenir!
 

21 janvier 2011

Occident complice de dictateurs, merci profeseur

En faisait une petite pause, j'ai pris le temps de relire le commentaire, ou plutôt l'opinion du Professeur des HEC Omar Aktouf dans la cyberpresse du 21 janvier 2011: L'Occident complice de dictateurs: la Tunisie amorce l'effet boomerang. Il dit: "Il serait, à mon sens, très malheureux que les pays occidentaux (pour leur propre intérêt bien pensé) ne tirent certaines vraies conclusions de ce qui vient de se passer dans ce pays, et commence à se passer en Algérie, en Égypte, en Jordanie... et en Tunisie...


Je vous invite à lire l'article. Bien qu'il ne faut pas toujours voir le pire partout, notre belle société québécoise est assez centrée sur ses intérêts à court terme pour ne pas prendre le temps de bien comprendre ce qui se passe ailleurs, dans plusieurs pays du monde. La majorité québécoise, sûrement canadienne, se consacre à des réflexions "internationales", de façon sûrement très intense et profonde, pendant les quelques minutes que les téléjournals y consacrent! Wow. Nous y concevons notre vision du monde, type fast food en quelques minutes... Les images sont jolies, bien montées, saisissantes... Les reportages pleins de bon sens, mais au final tout est suffisamment décousu pour que les liens, entre les incidents ou soulèvements du monde ne soient pas trop facilement, ne soient pas trop facile à faire... Et dans la majorité occupé entre leur game des canadiens ou les tournois de poker à la télé, qui a le temps de réfléchir davantage?

La réalité frappe souvent à nos portes. Le 11 septembre 2001, le monde s'est rappelé à nous. Pourtant, on frappe sans cesse à nos portes. Combien d'attentats, de morts, de victimes, en Côte d'Ivoire, en Irak, en Afghanistan, au Pakistan...

Enfin.

Son papier est très bien. La réalité continuera à frapper à notre porte. Plus la porte sera fortifiée, plus ils frapperont fort.

Lisez son texte, il est plein de bon sens.

Dégelez le budget d'aide canadien

Chères lectrices et lecteurs, ce matin, j'aimerais partager avec vous un message d'Abolissons la pauvreté Canada (Make Poverty History). Le groupe Abolissons la pauvreté lance un appel à pétition pour signifier au gouvernement canadien qu'il doit tenir ses engagements en matière d'aide internationale et de coopération.

"L’an dernier, le gouvernement fédéral annonçait son intention de geler le budget d’aide publique au développement en 2011, le maintenant au niveau de 2010. Pourtant, malgré huit augmentations annuelles successives de 8 %, nos dépenses d’aide ne représentent que 0,3 % de notre revenu national – soit moins de la moitié du 0,7 % que le Canada a promis de consacrer à l’aide internationale. En gelant le budget d’aide au niveau de 2010, nous amorcerons un recul qui nous éloignera de l’objectif de 0,7 %. Nous devons empêcher cela.



Envoyez un message dès maintenant au gouvernement fédéral, lui demandant de dégeler le budget d’aide internationale contenu dans son budget de 2011, prévu pour le mois de février."


Voici le lien pour l'article et la pétition: Dégelez le budget d'aide.

Les canadiens seuls peuvent ajouter leur nom.

Merci à l'avance pour votre soutient.

20 janvier 2011

Hispaniola: misère, cul et plage?

Ce matin, soyons un peu efficient! Un post deux pays! Hispaniola est une jolie ile des Caraïbes. Sur Wikipedia, l'on dit "qu'Hispaniola, appelée aussi Saint-Domingue ou Haiti, est la deuxième plus grande île des Antilles. C'est une des rares îles des Caraïbes à être partagée entre deux pays indépendants : la République dominicaine et Haïti."


Quand on pense aux Antilles, aux Caraibes, on ne peut pas penser à autre chose qu'aux plages et au soleil. Ok, ok: évidemment aussi aux milliers de sortes de rhum! D'ailleurs, les compagnies aériennes, agences de voyage et opérateurs touristiques nous rappellent cela sans cesse! C'est vendeur.
 
Mais dans les médias, Hispaniola se rappelle à nous assez violemment avec d’autres réalités : Ce soleil de plomb, bien chaud, et ces plages paradisiaques de sable bien fin à perte de vue ne sont pas vraiment les seuls atouts pour ce que cette ile des Caraïbes ce retrouve à la une des journaux et des bulletins de nouvelles des télévisions. Non, les deux pays qui partagent cette ile sont relativement bien différents : Haïti, plus vieille démocratie d’Amérique et ancienne colonie française, est au prise avec de nombreuses tares, ainsi que sa voisine la République Dominicaine, qui elle est hispanophone puisque colonisée par l’Espagne…

Pourquoi ses deux sœurs ont-elles évolué si différemment? Chance géographique, les tempêtes, ouragans ou tremblements de terre faisant plus de ravage en Haiti? C’est peut-être Dieu? Hum…

Donc, soyons efficient: dans ce post, je vous invite à lire deux « réalités » journalistiques : Haiti et les lacunes canadiennes en matière d’aide à la reconstruction et République Dominicaine, où le tourisme sexuel vient d’être dévoilé au grand jour! Surprenant, non?

Aide canadienne: plusieurs projets traînent la patte : « (Port-au-Prince) Construction de nouveaux quartiers généraux de la police et d'une académie nationale, achat de nouvelles voitures de patrouille et formation des agents: la sécurité est au coeur des projets de l'aide canadienne en Haïti. Or, les projets d'envergure tardent à se concrétiser, selon ce qu'a appris La Presse. »

Heureusement que Baby Doc est arrivé au pays! JC Duvalier pourra redevenir président à vie et rebâtir son pays, pays qu’il aime tellement… Beaucoup plus que ces habitants peut-être!

Le Bureau de tourisme de la République dominicaine «choqué, inquiet et attristé» : «… le Bureau de tourisme de la République dominicaine à Montréal assure cependant prendre «très au sérieux» le problème du tourisme sexuel et avoir adopté une série de mesures en octobre dernier pour combattre ce fléau. »

Pouvions-nous nous attendre à un autre commentaire? Peut-être ceci : « Ha, ben en fait on ne se fout pas du tourisme sexuel et de l'industrie du sexe, vraiment pas! On a vraiment beaucoup besoins des dollars canadiens pour que notre PNB par habitant augmente et le cul fait venir les touristes canadiens! ». ou encore, « Nous sommes préoccupé par ces activités touristiques à orientation sexuelle, mais pour le moment, c’est pas leur petit cul qui compte, mais le développement du pays ». Ok c’est cru, mais franchement… Les autorités laissent faire et s’en foute pas mal, c’est même un secret de polichinelle dans tous les pays où la prostitution et le tourisme sexuel sont aussi bien développés. No pity in business, dit Koffi Gombo dans Gbitch! Yako, mes damoiselles et mes demoiseaux. C'est triste, mais il y a de l'espoir. Dans quelques années, le pays sera effectivement plus développé et peut-être que la justice sera plus efficace... Ce qui fera fuir les prédateurs sexuels ailleurs! oups. C'est pas ce qui est arrivé en Thaïlande et au Cambodge!

Ok. Je termine mon café maintenant! J'ai assez dit de conneries. Un Café Nescafé de la République Dominicaine svp!

19 janvier 2011

Côte d'Ivoire, poursuite de l'embourbement présidentiel

Sur la cyberpresse, deux dépêches ont attiré notre attention quant à la situation conflictuelle que vit la Cote d’Ivoire suite aux élections présidentielles de l’automne dernier. Un vrai bourbier. Plus les jours passent, plus la situation s'enlise. Plus la fin de cette mauvaise saga démocratique sent mauvais.

Voici les articles consacrés à la belle politique ivoirienne… Pauvre Côte d’Ivoire :

1. Prévisiblement, la médiation africaine a échoué. Normal! Pourquoi Gbagbo aurait décidé de partir aujourd’hui! En fait, rephrasons cela : Pourquoi Bagbo et sa clique (disons son général des Armées ivoiriennes Mangou, son général des affaires louches Blé Goudé et sa très tendre épouse Simone Ehivet Gbagbo, genre de trium vira), Gbagbo et son trium vira, auraient décidé de rendre le fauteuil présidentiel ivoirien aujourd’hui? Rien ne justifierait ce changement de cap. Au point où ils en sont rendus. Ce n’est pas aujourd’hui qu’ils vont se soucier de LEUR population! Yako ivoiriennes et ivoiriens.

Dans la cyberpresse, nous pouvons lire : « Le médiateur de l'Union africaine (UA) pour la crise ivoirienne, Raila Odinga, a une nouvelle fois quitté Abidjan mercredi matin sur un constat d'échec et regretté que le président sortant Laurent Gbagbo n'honore toujours pas sa promesse de lever le blocus du camp Ouattara. » Évident!

Le lien vers l’article : Échec de la médiation africaine en Côte d'Ivoire

2. Renforcement prévisible des forces onusiennes en Cote d’Ivoire. La situation est gangrenée. Gbagbo et son agitateur de foule, Blé Goudé, n’hésitent pas à faire faire des bêtises à leur partisans : tirs contre les installations onusiennes, attaquent contre des véhicules UN et des Casques bleus, etc.

Un autre article cite : « Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté mercredi l'envoi de 2000 hommes supplémentaires en Côte d'Ivoire et demandé au président sortant Laurent Gbagbo de lever le blocus du quartier général de son rival Alassane Ouattara, reconnu par la communauté internationale.

Le Conseil a voté à l'unanimité de ses quinze membres l'envoi de ces renforts qui portent le total déployé en Côte d'Ivoire à quelque 11 500 hommes.


Ce chiffre de 2000 hommes est le maximum demandé par les chefs des forces de maintien de la paix, qui craignent des affrontements de plus en plus sévères avec les forces loyales à M. Gbagbo qui ont attaqué des véhicules de l'ONU et des Casques bleus. »


Lien vers l’article : L'ONU vote un renfort de 2000 hommes en Côte d'Ivoire

Pauvre Côte d’Ivoire. Que dire. La situation n’est pas simple. Les ivoiriennes et les ivoriens sont pris entre deux feux!

Yako.

Poursuite contre Duvalier, espoir!

La visite de l'Ex-Président à vie Haïtien Jean-Claude Duvalier, Baby Doc pour les intimes, n'est pas passé inaperçue à Port-au-Prince. Nous avons même appris avec plaisir que l'État Haitien pensait intenté des poursuites contre lui. Ses avocats plaident déjà pour la prescription, et par conséquent ne plaident pas pour son innocence! Intéressant contexte, quoi que troublé dans un pays où ce qui tenait difficilement "debout" est tombé l'an dernier:  le système de justice, par exemple. Et ce matin, en prenant mon 2ième café, j'ai lu avec plaisir le papier de Yves Boisvert sur la suite possible des accusations déposées contre Baby Doc, Jean-Claude Duvalier.

Dans son article, il commence: "Il ne faut pas penser que Jean-Claude Duvalier est accusé au sens où on l'entend ici. Son dossier est entre les mains d'un juge d'instruction, qui éventuellement déposera peut-être des accusations pour corruption.

Déjà, un certain brouillard juridique entoure cette affaire. On reproche essentiellement deux types de crimes à Duvalier à titre d'ancien président d'Haïti. D'abord, une série d'assassinats politiques, d'emprisonnements illégaux, de séances de torture. Ensuite, d'avoir volé des centaines de millions de dollars à son pays."

Plus loin, les lueurs d'espoir dans la possible suite de la poursuite contre l'Ex-Président Baby Doc:

1... "il y a amplement de quoi arrêter et faire accuser Duvalier immédiatement. Pour vol autant que pour crimes contre l'humanité. «Déjà, une firme de comptables américaine a examiné les documents de l'État haïtien en 1994 et mis en évidence des détournements de fonds massifs, de l'ordre de plusieurs centaines de millions de dollars, seulement pour les quatre dernières années de pouvoir de Duvalier (1982-1986), dit-il, joint à Boston."

2... "le droit international reconnaît que les crimes contre l'humanité sont imprescriptibles. On a vu plusieurs États latino-américains appliquer ce principe contre d'ex-dirigeants militaires après le renversement de dictatures, même si rien dans leur droit interne ne le prévoyait explicitement."

Espérons que JC Duvalier passera à la moulinette; histoire de faire peur aux dictateur (comme Ben Ali, Gbagbo, etc.) et que l'histoire se rappelle que l'histoire de Baby Doc Duvalier ne s'est pas déroulé cadeau!

Pour lire la suite de l'article de Y.Boisvert, visitez ce lien: Duvalier ou comment le faire condamner

18 janvier 2011

Tourisme sexuel et son impact

Ce matin, Hugo Meunier de la Presse a publié un second reportage sur la prostitution issue du tourisme sexuel des Canadiens et Québécois en Amérique Latine : Haiti, Mexique, Costa Rica, etc.  (pour la première partie présentée sur notre blog: Tourisme sexuel, une réalité présente dans beaucoup d'endroits).

Indirectement, il porte aussi un regard sur la prostitution, l'industrie du sexe, le commerce sexuel et le tourisme sexuel dans les pays du Sud, dans les pays en développement d'Afrique, d'Asie, des Caraibes et d'Amérique Latine. Il présente certains acteurs et quelques effets de ce commerce illicite, pratiqué par des voyageurs et touristes abuseurs, et il met aussi en évidence les autres prostitutions favorisées par ce système illégal : la prostitution des garçons et des filles et la pédophilie.

Dans son article choc, nous pouvons lire : « (Boca Chica, République dominicaine). Les Canadiens ont été les pionniers dans l'implantation de la prostitution [dans ce pays, ndlr]»

« Nous sommes dans un local vétuste perché au deuxième étage d'un immeuble défraîchi de Boca Chica, un peu en retrait de la tapageuse rue principale. Les pales d'un ventilateur tournent au dessus d'un bureau, de quelques chaises et d'un téléphone. Voilà l'artillerie dont on dispose pour freiner les ravages causés par le tourisme sexuel dans cette ville. »

« La pauvreté se vend très mal, admet, méfiante, Denise Pichardo, à la tête de Caminante, un organisme fondé il y a 16 ans. De peur des représailles, elle a hésité avant de se confier à nous. »

Les partisans locaux de la prostitution et du commerce du sexe sont nombreux évidemment, certains sont prêts à s’en mettre plein poche en abusant des autres, en les vendant. Et ceux qui  luttent sont rarement nombreux et équipés.

Voici son vidéo reportage :





Son article sur les impacts du commerce sexuel et de la prostitution en milieu touristique se conclut ainsi:

« PARADIS SEXUELS CANADIENS : Les touristes sexuels canadiens privilégient les pays d'Amérique latine et des Caraïbes, comme la République dominicaine, Cuba, le Mexique, la Colombie, la Jamaïque et le Costa Rica, plus proches et moins dispendieux que des destinations «traditionnelles» comme la Thaïlande. Le tourisme sexuel est un crime partout dans le monde et, depuis 1997, une loi permet de juger et condamner tout Canadien qui a obtenu des services sexuels de la part d'un mineur dans un pays étranger. Parmi les 842 millions de touristes dénombrés à l'échelle mondiale en 2007, 10% serait des touristes sexuels, estime le Bureau international des droits des enfants. »

Pour lire le texte dans son intégralité de cet article vraiment intéressant, cliquez ici : Hugo Meunier - Les ravages du tourisme sexuel.

Ne gardons pas ces sujets cachés. Pour les combattre, il faut en parler.

17 janvier 2011

S.A. in the Aid agency club

IRIN (Humanitarian news and analysis). JOHANNESBURG, 17 January 2011 - "South Africa will launch its own development aid agency in 2011 in a move likely to boost the country’s status as an emerging economic power and champion of the African continent.
 
The South African Development Partnership Agency is expected to become operational before mid-2011 and will work with other donor agencies to coordinate development programmes, mainly on the continent.
 
Although the government is hoping for contributions from the private sector, most of the funding will come from public money, said Dr Ayanda Ntsaluba, Director-General of the Department of International Relations and Cooperation.
 
"South Africa is in a unique position - we're recipients of development assistance, and we're anxious that that status be preserved. At the same time ... we're in the African continent and in that context we occupy a relatively privileged position," Ntsaluba told IRIN. "

C'est une nouvelle que j'ai trouvé très intéressante. L'entrée de l'Afrique du Sud dans le club des pays ayant une coopération internationale est un pas intéressant pour le pays et l'Afrique.

Ceci étant dit, il ne faudra pas se leurrer, ce nos sont pas tous les Sud-Afr qui sont connectés avec les réalités "Africaines", sub-sahariennes. J'ai d'ailleurs eu le plaisir de travailler en Côte d'Ivoire sur un projet où nous avions un partenariat avec une ONG Sud-Africaine. Le travaille était professionnel. Mais le collègue, qui certes passait inaperçu compartivement à moi, était aussi paumé que je l'étais lors de mon premier séjour... Cela est quand même positif d'avoir une telle institution, ayant sa base en Afrique.

Cliquer ici pour lire le reste de l'Article sur IRIN: SOUTH AFRICA: Aid agency to be launched

Donnons-lui sa chance!

Tourisme sexuel, une réalité présente dans beaucoup d'endroits

Ce matin, la cyberpresse a mis en ligne un reportage choc sur la prostitution en République Dominicaine. Le tourisme sexuel et la prostitution dans les pays en développement n'est ni nouveau, ni rare malheureusement. La Thaïlande, le Cambodge, l'Inde, la République Dominicaine, le Sénégal, au Kenya, et j'en passe, compte une industrie du tourisme sexuel établie, informelle ou non, cachée ou non.

Nous vous invitons à lire et regarder le reportage de Hugo Meunier: Le bordel caché des Québécois

"(Boca Chica) Bon an, mal an, un demi-million de Québécois se rendent en République dominicaine. Parmi ces touristes qui profitent de la plage et du soleil, certains sont à la recherche de plaisirs illicites. Leurs demandes pour des services sexuels ont transformé certains lieux touristiques en véritables bordels à ciel ouvert. Comme à Boca Chica, centre de villégiature situé tout près de la capitale, Santo Domingo. Enquête-choc sur ces touristes sexuels québécois."



Si vous reconnaissez des personnes sur ce vidéo, invitez-les à la regarder!

Ce que l'on voit ici, c'est une prostitution abusive et dégradante pour la femme ou l'homme. Payer pour du sexe c'est une chose, mais traiter les femmes et les hommes comme des objets sexuels, des trophées de cul, en public, en est une autre... Quand ce ne sont pas des mineurs qui se prostituent!

La pauvreté et  la possibilité de faire un bon montant d'argent "rapide" sont souvent des éléments déclencheurs dans ces endroits.

15 janvier 2011

Tunisie, une démocratie en ébullition


La Tunisie est en effervescence, un vent de changement démocratique semble souffler sur le pays. Mais pendant que le nouveau président tunisien par intérim, Foued Mebazaa prête serment dans son bureau de l’Assemblée nationale, des prisons brulent faisant des dizaines de victimes, des manifestants ou contestataires sont incarcérés, voire tués par les forces de l’ordre. Attention! Le changement, le renouveau, ou encore la révolution démocratique ne doit pas se faire aux dépens des populations vulnérables.
Ce mouvement contestataire ou révolutionnaire a amené des milliers de Tunisiennes et Tunisiens dans les rues et a causé le départ, la fuite du Président Ben Ali, les libérant d’un système verrouillé, où la démocratie était étouffée, où les libertés et droits humains étaient réduits à leur plus simple expression.


Pourtant, la Tunisie n’était pas mal vue par les puissances étrangères à ce moment. Pour preuve, même la Banque Africaine de Développement a choisi Tunis pour fuir l’incertitude ivoirienne… La BAD, ainsi que ses employés et visiteurs ont d’ailleurs contribué à l’enrichissement de Tunis…


Le Roi n’est plus vive le nouveau Roi? Mais que fera Foued Mebazaa, dans un climat aussi volatile, où l’environnement politique est propice au meilleur, comme au pire? Appuiera-t-il un renouveau démocratique, une démocratie participative et populaire? Rien ne peut se faire en un jour, certes, mais à ce moment de l’Histoire tunisienne, beaucoup de choses sont possibles. Par exemple : le nouveau président pourrait redonner au peuple leur pays, redonner au peuple tunisien le droit de participer aux affaires de la Tunisie, au processus de décision… C’est ça non la définition de la démocratie? Un régime politique où le peuple est libre d’exercer lui-même ses choix politiques et sa souveraineté, un régime où les élections permettent d’élire librement les représentants et parlementaires, un régime qui respecte le choix de la majorité, sans exclure les minorités.

Le processus démocratique tunisien est en marche. Mais comme tout processus de gestion du changement, visant l’établissement d’un état de droit, le processus demandera de l’énergie, du temps et que les autorités se rappellent pour qui elles travaillent : la population tunisienne. Alors que retiendra l'histoire de cette révolution tunisienne?


Courage aux tunisiennes et tunisiens.

14 janvier 2011

Le prix de la démocratie

L'Éveil démocratique avec un grand D n'est pas chose simple. Des tunisiens ont payé de leur vie pour faire « bouger » leur dictateur. Ben Ali a compris qu’il n’était plus le bien venu et il a fuit. Les ivoiriens, eux, sont toujours sur/sous le « feu », à mijoter. Gbagbo et sa clique signent et persistent. Le professeur d’histoire Laurent Gbagbo semble vouloir écrire un nouveau chapitre de l’histoire ivoirienne.


D’un coté, le premier ministre s’est senti appelé : il a poussé sont patron out, hors de la Tunisie. La question qui commence à circuler sur Twitter, les journaux et autres sites de discussions maintenant, c’est est-ce que le Premier ministre tunisien, président par intérim, soutiendra la poursuite de la démocratie? La réponse se présentera d’elle-même dans les journées à venir. En attendant, comme les tunisiennes et les tunisiens, nous pouvons espérer.


De l’autre, la situation est moins reluisante. En Côte d’Ivoire, le Président Ouattara vient de demander à ce que le Président sortant Gbagbo soit chassé de son siège à la Présidence de la République de Cote d’Ivoire, par la force. IRIN vient d’afficher sur son site que le Coordonnateur humanitaire des Nations unies craint que les populations ivoiriennes soit prises en otage. La RCI toute entière retient son souffle. Les ivoiriennes et les ivoiriens espèrent que la fin de l’exercice électoral se déroule en douceur… Tous veulent retrouver leurs maquis, leurs soirées abidjanaises chaudes, bien arrosées, torrides.


Nous souhaitons tous que dans ces deux pays, comme dans les autres pays africains où les dictateurs assouvissent leur population, que la démocratie fasse son chemin… Au profit des populations africaines qui en général payent pour les pots cassées…

L'Etat Palestinien reconnu en Amérique latine

Après le Brésil, l'Equateur, le Chili, voilà que le Guyana reconnaît l'État Palestinien. Ce mouvement de soutien s'inscrit un peu dans la ligne de la reconnaissance de l'Allemagne de l'Est par les dirigeants Allemands de l'Ouest, avant leur réunification...

Ainsi, dans la cyberpresse, nous pouvons lire que "le Guyana a reconnu, jeudi, le futur État palestinien, se joignant à d'autres pays d'Amérique du Sud qui ont fait de même dans une volonté d'inciter les Palestiniens et les Israéliens à négocier un accord de paix".


Malgré les commentaires des dirigeants Israëliens, espérons que le processus de paix progresse et qu'un terrain d'entente soit trouvé, au bénéfice des populations palestiniennes et israëlliennes qui sont prises entre deux feux.