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28 janvier 2011

Le bouchon explose, du Maghreb au Golfe Persique!

D’abord au Maghreb, Tunisie en tête puis Algérie, un petit chouia; quelques soubresauts dans le Golfe Persique, au Yémen, et maintenant, ça bout au Caire! De l’Afrique du Nord au Golfe Persique, les jeunes crient leur désir de démocratie, leur désir de mettre fin à des années de répression. La démocratie en pleine ébullition? L’Égypte, pays du tourisme et des pyramides, entre en cure de désintoxication! La Tunisie, espérons-le a derrière elle les jours les plus sombres. Hé oui, se laver le système de nombreuses années de dictatures et de tyrannie, soft ou pas, ça prend plus qu’une petite manif… Comme pour la désintox, les premiers jours sont décisifs, incisifs, voire agités et troublés. Par la suite, le vrai combat commence. Faire durée pour que tranquillement la « normale » revienne. Tunis, Alger, le Caire, Sanaa… à qui le tour?

Pourtant, les candidats ne manquent pas!

Nous pouvons lire dans la cyberpresse: "La contestation enfle contre le régime d'Hosni Moubarak: des dizaines de milliers d'Égyptiens sont descendus dans la rue vendredi, saccageant le siège du parti au pouvoir dans plusieurs villes. Les autorités ont elles aussi haussé le ton, déployant l'armée dans les rues du Caire, instaurant un couvre-feu et assignant à résidence l'opposant et lauréat du prix Nobel de la paix Mohamed ElBaradeï."
Pour la suite: La contestation prend une nouvelle ampleur en Égypte


Bonne chance aux peuples libres, ou en voie de le devenir!
 

19 janvier 2011

Côte d'Ivoire, poursuite de l'embourbement présidentiel

Sur la cyberpresse, deux dépêches ont attiré notre attention quant à la situation conflictuelle que vit la Cote d’Ivoire suite aux élections présidentielles de l’automne dernier. Un vrai bourbier. Plus les jours passent, plus la situation s'enlise. Plus la fin de cette mauvaise saga démocratique sent mauvais.

Voici les articles consacrés à la belle politique ivoirienne… Pauvre Côte d’Ivoire :

1. Prévisiblement, la médiation africaine a échoué. Normal! Pourquoi Gbagbo aurait décidé de partir aujourd’hui! En fait, rephrasons cela : Pourquoi Bagbo et sa clique (disons son général des Armées ivoiriennes Mangou, son général des affaires louches Blé Goudé et sa très tendre épouse Simone Ehivet Gbagbo, genre de trium vira), Gbagbo et son trium vira, auraient décidé de rendre le fauteuil présidentiel ivoirien aujourd’hui? Rien ne justifierait ce changement de cap. Au point où ils en sont rendus. Ce n’est pas aujourd’hui qu’ils vont se soucier de LEUR population! Yako ivoiriennes et ivoiriens.

Dans la cyberpresse, nous pouvons lire : « Le médiateur de l'Union africaine (UA) pour la crise ivoirienne, Raila Odinga, a une nouvelle fois quitté Abidjan mercredi matin sur un constat d'échec et regretté que le président sortant Laurent Gbagbo n'honore toujours pas sa promesse de lever le blocus du camp Ouattara. » Évident!

Le lien vers l’article : Échec de la médiation africaine en Côte d'Ivoire

2. Renforcement prévisible des forces onusiennes en Cote d’Ivoire. La situation est gangrenée. Gbagbo et son agitateur de foule, Blé Goudé, n’hésitent pas à faire faire des bêtises à leur partisans : tirs contre les installations onusiennes, attaquent contre des véhicules UN et des Casques bleus, etc.

Un autre article cite : « Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté mercredi l'envoi de 2000 hommes supplémentaires en Côte d'Ivoire et demandé au président sortant Laurent Gbagbo de lever le blocus du quartier général de son rival Alassane Ouattara, reconnu par la communauté internationale.

Le Conseil a voté à l'unanimité de ses quinze membres l'envoi de ces renforts qui portent le total déployé en Côte d'Ivoire à quelque 11 500 hommes.


Ce chiffre de 2000 hommes est le maximum demandé par les chefs des forces de maintien de la paix, qui craignent des affrontements de plus en plus sévères avec les forces loyales à M. Gbagbo qui ont attaqué des véhicules de l'ONU et des Casques bleus. »


Lien vers l’article : L'ONU vote un renfort de 2000 hommes en Côte d'Ivoire

Pauvre Côte d’Ivoire. Que dire. La situation n’est pas simple. Les ivoiriennes et les ivoriens sont pris entre deux feux!

Yako.

15 janvier 2011

Tunisie, une démocratie en ébullition


La Tunisie est en effervescence, un vent de changement démocratique semble souffler sur le pays. Mais pendant que le nouveau président tunisien par intérim, Foued Mebazaa prête serment dans son bureau de l’Assemblée nationale, des prisons brulent faisant des dizaines de victimes, des manifestants ou contestataires sont incarcérés, voire tués par les forces de l’ordre. Attention! Le changement, le renouveau, ou encore la révolution démocratique ne doit pas se faire aux dépens des populations vulnérables.
Ce mouvement contestataire ou révolutionnaire a amené des milliers de Tunisiennes et Tunisiens dans les rues et a causé le départ, la fuite du Président Ben Ali, les libérant d’un système verrouillé, où la démocratie était étouffée, où les libertés et droits humains étaient réduits à leur plus simple expression.


Pourtant, la Tunisie n’était pas mal vue par les puissances étrangères à ce moment. Pour preuve, même la Banque Africaine de Développement a choisi Tunis pour fuir l’incertitude ivoirienne… La BAD, ainsi que ses employés et visiteurs ont d’ailleurs contribué à l’enrichissement de Tunis…


Le Roi n’est plus vive le nouveau Roi? Mais que fera Foued Mebazaa, dans un climat aussi volatile, où l’environnement politique est propice au meilleur, comme au pire? Appuiera-t-il un renouveau démocratique, une démocratie participative et populaire? Rien ne peut se faire en un jour, certes, mais à ce moment de l’Histoire tunisienne, beaucoup de choses sont possibles. Par exemple : le nouveau président pourrait redonner au peuple leur pays, redonner au peuple tunisien le droit de participer aux affaires de la Tunisie, au processus de décision… C’est ça non la définition de la démocratie? Un régime politique où le peuple est libre d’exercer lui-même ses choix politiques et sa souveraineté, un régime où les élections permettent d’élire librement les représentants et parlementaires, un régime qui respecte le choix de la majorité, sans exclure les minorités.

Le processus démocratique tunisien est en marche. Mais comme tout processus de gestion du changement, visant l’établissement d’un état de droit, le processus demandera de l’énergie, du temps et que les autorités se rappellent pour qui elles travaillent : la population tunisienne. Alors que retiendra l'histoire de cette révolution tunisienne?


Courage aux tunisiennes et tunisiens.

14 janvier 2011

Le prix de la démocratie

L'Éveil démocratique avec un grand D n'est pas chose simple. Des tunisiens ont payé de leur vie pour faire « bouger » leur dictateur. Ben Ali a compris qu’il n’était plus le bien venu et il a fuit. Les ivoiriens, eux, sont toujours sur/sous le « feu », à mijoter. Gbagbo et sa clique signent et persistent. Le professeur d’histoire Laurent Gbagbo semble vouloir écrire un nouveau chapitre de l’histoire ivoirienne.


D’un coté, le premier ministre s’est senti appelé : il a poussé sont patron out, hors de la Tunisie. La question qui commence à circuler sur Twitter, les journaux et autres sites de discussions maintenant, c’est est-ce que le Premier ministre tunisien, président par intérim, soutiendra la poursuite de la démocratie? La réponse se présentera d’elle-même dans les journées à venir. En attendant, comme les tunisiennes et les tunisiens, nous pouvons espérer.


De l’autre, la situation est moins reluisante. En Côte d’Ivoire, le Président Ouattara vient de demander à ce que le Président sortant Gbagbo soit chassé de son siège à la Présidence de la République de Cote d’Ivoire, par la force. IRIN vient d’afficher sur son site que le Coordonnateur humanitaire des Nations unies craint que les populations ivoiriennes soit prises en otage. La RCI toute entière retient son souffle. Les ivoiriennes et les ivoiriens espèrent que la fin de l’exercice électoral se déroule en douceur… Tous veulent retrouver leurs maquis, leurs soirées abidjanaises chaudes, bien arrosées, torrides.


Nous souhaitons tous que dans ces deux pays, comme dans les autres pays africains où les dictateurs assouvissent leur population, que la démocratie fasse son chemin… Au profit des populations africaines qui en général payent pour les pots cassées…

L'Etat Palestinien reconnu en Amérique latine

Après le Brésil, l'Equateur, le Chili, voilà que le Guyana reconnaît l'État Palestinien. Ce mouvement de soutien s'inscrit un peu dans la ligne de la reconnaissance de l'Allemagne de l'Est par les dirigeants Allemands de l'Ouest, avant leur réunification...

Ainsi, dans la cyberpresse, nous pouvons lire que "le Guyana a reconnu, jeudi, le futur État palestinien, se joignant à d'autres pays d'Amérique du Sud qui ont fait de même dans une volonté d'inciter les Palestiniens et les Israéliens à négocier un accord de paix".


Malgré les commentaires des dirigeants Israëliens, espérons que le processus de paix progresse et qu'un terrain d'entente soit trouvé, au bénéfice des populations palestiniennes et israëlliennes qui sont prises entre deux feux.

13 janvier 2011

Tunisie: Ben Ali quittera le pouvoir!

Sur la Cyberpresse, nous pouvons lire ce soir qu'un revirement "majeur" s'est produit en Tunisie: "Le président tunisien Zine El Abdine Ben Ali s'est engagé jeudi soir à quitter le pouvoir au terme de son mandat en 2014 et a ordonné la fin des tirs contre les manifestants, dans l'espoir d'apaiser un mouvement de contestation sans précédent".

La société civile aurait-elle réussi?

Qu'en pensez-vous?

Les Tunisiens défient le pouvoir de BenAli

Ce matin, dans la cyberpresse, nous pouvons lire que "des milliers de Tunisiens opposés au régime du président Zine el-Abidine Ben Ali se tournent vers le web et les réseaux sociaux pour partager informations récentes et humeurs sur les affrontements sanglants qui frappent le pays. Au risque de se heurter, là encore, aux forces policières chargées de réprimer toute dissidence..."

Pour lire la suite, cliquer sur ce lien: Les internautes tunisiens à l'assaut du pouvoir

Que la démocratie renaisse!

12 janvier 2011

Côte d'Ivoire, minuit moins une?

Les amis de la Côte d'Ivoire, les ivoiriennes et les ivoiriens retiennent leur souffle depuis les élections présidentielles. Plusieurs, qui comme moi, ont de la famille là-bas craignent en lisant les journaux du matin de découvrir que les violences, que les hostilités ont (re)commencées. Tous connaissent, ou du moins imaginent, le potentiel latent de violence qui habite certains groupes des partis qui s'affrontent. Tous espèrent que cela cesse.

Les quartiers chauds d'Abidjan ne sont pas chauds pour rien. Abobo, j'aime. J'y suis souvent allé. Tout comme Yop, Adjamé ou Treich. Mais, je les aime pour leur vie, tant diurne que nocture, pour leur "effervescence", leur animation, leur joie de vivire - malgré les temps de galère de ces dernières années (voire dernières dizaines d'années).

Ce matin, avec regret j'ai lu qu'il y avait eu d'autres morts (officiellement, parce qu'officieusement, il y en aurait plus) à Abidjan, précisément à Abobo - PK18. Sur Abidjan.net, on peut lire que "cinq policiers ont été tués mercredi, victimes de "tirs à l`arme lourde" selon une source policière, et un civil a été retrouvé mort, tué par balle dans un quartier populaire d`Abidjan favorable à Alassane Ouattara, l`un des deux présidents ivoiriens proclamés."

Nous retenons tous notre souffle parce que nous voulons un retour à la paix sans violence, sans effusion de sang. Nous retenons notre souffle, car nous espérons que le conflit de (re)prenne pas plus d'ampleur et que dans les heures à venir, ce ne soit pas un ire populaire qui déferle sur la capitale ivoirienne, voire sur le pays.
 
Nous retenons notre souffle, pour qu'il ne soit jamais plus tard que minuit moins une...
 
Yako ivoiriennes et ivoiriens.
 

10 janvier 2011

Sud-Soudan, naissance d'un pays

Article fort intéressant sur Rue89: Sud-Soudan : naissance d'un pays.

On peut y lire: "Le Soudan est en voie d'implosion depuis ce dimanche matin. Quelque quatre millions d'électeurs sud-soudanais ont jusqu'au 15 janvier pour décider par référendum s'ils veulent se séparer ou non du Nord. Coupons court à tout suspens : la réponse sera oui. Un sondage du magazine local, le Southern Eye, donne, par exemple, l'indépendance en tête avec 96 % des voix.
Ce scrutin est la dernière étape des accords de paix signés au Kenya en janvier 2005 et qui a mis un terme à plus de vingt ans de guerre civile entre le Nord, à majorité arabe et musulmane, et le Sud, composé d'une centaine d'ethnies africaines, essentiellement animistes et chrétienne (1983-2005)."

Bien que le scrution soit historique, il n'est que le début du parcours comme le dit si bien l'article.


Pour lire la suite, cliquer sur ce lien: Rue89.

Envol démocratique en Tunisie et en Algérie?

Depuis quelque jours, la Tunisie et l'Algérie vivent des heures troublées; des nombreuses manifestations et émeutes ont fait, et font rage dans ces pays. Les "jeunes" au sens large en ont ras le bol! Ces soubresauts sont pour plusieurs, historiques, voire peut-être un mouvement qui fera renaître la democratie véritable dans ces pays, affligés par des pouvoirs forts, aux allures de fausse démocratie.

Sur la Cyberpresse, nous pouvons également lire que trois localités -Kasserine, Thala et Regueb- étaient en proie à des violences lundi, signe de la poursuite des émeutes contre le chômage qui secouent la Tunisie depuis la mi-décembre.

Afin de freiner ce soulèvement populaire, les gouvernements mettent de la pression et brutalisent. Espérons qu'ils n'iront pas trop loin et que le peuple pourra en fin connaître la démocratie auquelle elle à droit!

Rue89 nous propose un entretien avec un militant Tunisien. Confirmant, que le gouvernement tunisien est déjà allé trop loin!

Courage aux manifestants.





 

5 janvier 2011

Amnistie contre démocratie, peut-on offrir le paradis à des dictateurs?

Ce matin, nous pouvions lire dans la cyberpresse que les négociations de sortie de crise en Côte d'Ivoire, inclut maintenant l'amnistie à Laurent Gbagbo. Cela me pose plusieurs problèmes. Légalement d'abord, a-t-on le droit d'offrir un casier vierge à quelqu'un qui est peut-être (je précise le peut-être tant que...) coupable d'avoir orchestré des crimes graves? A-t-on le droit de dicter à la Cour pénale internationale (CPI) qui elle n'a pas le droit de poursuivre? Cela voudrait dire implicitement qu'elle n'est pas indépendante, non? Sur le plan moral aussi cela me pose problème. Si on remet les compteurs à zéro, on efface son dossier, ceux qui sont léser perdent la chance d'obtenir justice, réparation. Ils deviennent doublement léser.

Oui, je comprend, il y a un spectre qui plane, on veut éviter la "guerre civile", donc on doit faire des sacrifices.

En 2003, il y avait les brigages de la mort, ou escadron de la mort... Selon des sources sûres, les bourreaux sont de retour dans certains quarties d'Abidjan. Depuis l'imbroglio électoral, ils ont repris du service. On peut imaginer qui est derrière, puisqu'ils agissent en tout impunité à Abidjan. Qui peut se promener tranquillement à Abidjan "déguisé" en soldat!

Le Président déchu, Gbagbo n'est pas seul "dedans". Ils semblent que ses amis ne veulent pas le voir seul partir avec un ticket blanc!

La situation en Côte d'Ivoire est malheureuse et compliquée. Esprésons que l'on trouvera le dosage idéal pour éviter des massacres et trop d'impunité. Sinon, le message sera clair pour ceux qui voudraient imiter Gbagbo plus tard.



23 décembre 2010

Communauté internationale et l'imbroglio ivoirien, a-t-on raison d'aller plus loin en Côte d'Ivoire?

La situation en Côte d'Ivoir est alarmante. Les affrontements semblent inévitables. Toujours à propos de l'embourbement politique post-électoral ivoirien, nous pouvons lire ce matin, sur le site de France 24, que "le Conseil des droits de l'Homme se penche sur la crise ivoirienne et que l'ambassadeur de Ouattara, Youssaef Bamba, doit être élu représentant ivoirien à l’ONU ce jeudi, alors que le Conseil onusien des droits de l’Homme, réuni en session spéciale, annonce déjà 173 morts entre le 16 et le 21 décembre". Et un peu plus loin, que "la décision onusienne risque d’isoler un peu plus Laurent Gbagbo, déjà mis au ban par l’Union africaine, l’Union européenne, les États-Unis et l’ONU.

La situation actuelle en Côte d'Ivoire est catastrophique, tant à Abidjan qu'à Bouaké, Man, Daloa, Yamoussoukro. Rien ne laisse présager une conclusion paisible de l'imbroglio politique actuel. Si Gbagbo quitte, ses partisans risquent de se révolter. Si Ouattara abandonne, ses partisans en feront sûrement de même. Dans les deux cas, la population est présentement prise entre le marteau et l'enclume.

La communauté internationale a rapidement pris position. Rue69 parle d'unanimité sans précédent. Bien que je sois évidemment contre la violence et inquiet pour la sécurité de mes amis en Côte d'Ivoire, je me questionne: Est-ce nous - la communauté international - avons le droit de faire davantage d'ingérence dans les affaires - politiques- mais surtout juridique - de la Côte d'Ivoire ? Le conseil constitutionnel ivoirien est quand même un organe inclus dans la constitution ivoirienne, premier document juridique du pays. A-t-on le droit forcer le "destin démocratique" du pays en évinçant Laurent Gbagbo et en instituant Alasane Dramane Ouattara?

Nous souhaitons tous une fin de crise pacifique. Mais cela est définitivement un précédent dans la gouvernance mondiale et la politique internationale.

Qu'en pensez-vous? Davantage de pression internationale et d'ingérence ? Ou devrait-on laisser les ivoiriens voir aux affaires du pays, malgré que l'emprise du président sortant sur les instruments juridiques ivoiriens?

Merci pour vos commentaires.

Yako ivoiriens. Courage.


9 décembre 2010

Côte d'Ivoire suspendue de l'Union Africaine

Ce matin, nous pouvons lire dans le fil de nouvelles de la BBC que l'Union Africaine avait suspendu temporairement la Côte d'Ivoire. Cette nouvelle survient après la confirmation de Ouattara comme président du pays par les Nations Unies. "African Union suspends Ivory Coast over disputed poll: The African Union has suspended Ivory Coast, following a disputed presidential election in the West African nation."


France 24 précise sur son site que l'Union africaine conditionne la réintégration du pays à l'entrée en fonction "effective" d'Alassane Ouattara en tant que président.


Rapelons que l'armée nationale est toujours contrôlée par le président "sortant". France 24 conclut leur article en ajoutant que "malgré les appels des États-Unis, de l'Union européenne et du représentant spécial de l'ONU en Côte d'Ivoire invitant Gbagbo à céder le pouvoir, le pays est toujours plongé dans une situation ubuesque, avec deux présidents à sa tête". Nous pouvons aussi ajouter de la CEDEAO, de l'UA, etc.


En attendant que l'un des "président" cède, la population ivoirienne est prise en otage et le pays s'isole de plus en plus sur la scène internationale.


Yako ivoiriens et ivoiriennes.

7 décembre 2010

Élection et mirage démocratique

On entend souvent que les élection sont signes de démocraties. Mais quand est-il des élections forcées comme celles que viennent de vivre la Côte d'Ivoire, le Burkina Faso ou encore Haïti?

Sur Abidjan.net, nous pouvons lire un article de l'AFP fort intéressant qui met en perspective différentes élections présidentielles où plus d'un candidat s'est déclaré vainqueur. L'article s'intitule : "Deux vainqueurs pour une élection: les précédents". On y trace très brièvement le cas du Togo, où le 10 juillet 1998, le président Gnassingbé Eyadéma est proclamé vainqueur de la présidentielle, alors que l`opposition considère son rival Gilchrist Olympio comme le véritable vainqueur". Mais aussi la Côte d'Ivoire de 2000, où "le chef de la junte, Robert Gueï, interrompt le processus électoral et se proclame président face à l`opposant Laurent Gbagbo. Celui-ci se déclare chef de l`Etat et appelle ses militants à descendre dans la rue. La garde présidentielle tire, faisant des dizaines de victimes, mais la gendarmerie, puis l`armée se rallient. La junte est chassée par un soulèvement et Gbagbo est proclamé vainqueur." Puis, le cas du Madacascar, où fin 2001, "le président sortant Didier Ratsiraka conteste la victoire de son rival, Marc Ravalomanana, au premier tour de la présidentielle. La confrontation dégénère en affrontements qui font plusieurs dizaines de morts." Pour ne citer que ces exemples africains. L'article par aussi du Honduras de 2005! Comme on peut le voir, au final c'est la population qui souffre, plus souvent qu'autrement les pauvres qui ne peuvent vraiment fuir.

La question que je me pose alors, c'est pourquoi forcer des élections quand les chances de dérapage sont élevées ? Dans cette perspective, les élections ivoiriennes de 2010 étaient potentiellement plus critique et risquée que celle de 2000?

En 2000, Gueï Robert et son gouvernement militaire a été accusé d'avoir volé les élections... au FPI (bien qu'il avait écarté le RDR et le PDCI). En 2010, ces deux partisants de la Majorité présidentielle (LMP) du président sortant qui font interrompre l'annonce des résultats par la Commission électorale indépendante (CEI) le 30 novembre. Nous pouvons d'ailleurs voir l'extrait sur France 24. Dans leur article intitulé: "Les Ivoiriens toujours en attente des premiers résultats", nous pouvons lire : "Mardi soir, la confusion régnait au siège de la Commission électorale indépendante ivoirienne (CEI), à Abidjan. Deux représentants du chef de l’État au sein de l’organisation ont empêché la proclamation des résultats provisoires du second tour de la présidentielle". Maintenant, la Côte d'Ivoire est au bord du gouffre, le spectre de la reprise de la crise se dessine. Deux présidents, deux premiers ministres, oui on peut en rire un peu et dire, comme je l'ai fait, que les ivoiriens innovent en ayant autant de chefs ou encore que personne n'a perdu ses élections en Côte d'Ivoire, puisque que tout le monde a eu son président élu! Mais au final, c'est dramatique.

Soyons relativement sincère. Pensions-nous que le "sortant" allait accepté si facilement de laisser un siège aussi confortable. Après presque 10 ans de crise, certaines blessures sont encore visibles, dont ce qui a en partie provoqué la crise en 2002. La xénophobie ou les commentaires/critiques de cette nature sont encore présents dans le pays. Les rebelles en zone CNO et les militiens pro-gouvernement à l'Ouest n'ont même pas encore été réellement désarmés!

Pour d'autres, les élections sont des mascarades. Pour Compaoré, président issu d'un putch contre Sankara, les électionss ont déjà réglé. Donc, pour le Burkina, l'exercice est peut-être plus proche de la mise en scène où les mouvements sont sus, bien orchestrés et controllés.

En Haïti, le vent demande du changement; normal quand on a vécu un horrible tremblement de terre, des innondations et maintenant une épidémie de choléra. Rue89 par des élections haïtienne Haïti comme étant "un laboratoire de catastrophes humanitaires". Le Monde.fr lui parle des élections en Haïti comme "les défis d'un pays en ruine". Malgré tout les élections se sont déroulés, avec de gravement manquements et peu de transparence. Pourquoi perdre le pouvoir?


Peut-être qu'une des exceptions récentes en matière d'élection présidentielle est la cas de la Guinée, qui après quelques craintes et frousses, un président élu vient d'être nommé et confirmé par son opposant. Voir Afrikaniyana du 3 décembre: La Guinée fait un pas en avant.

Je crois qu'il faut revenir aux bases du processus démocratique: les élections doivent servir les populations des pays concernés, pas les politiciens des pays donateurs.

4 décembre 2010

Une Côte d'Ivoire divisée, rebelotte

La Côte d'Ivoire est de nouveau au bord du chaos. La division restera, sauf si la guerre reprend. Au malheur des populations ivoiriennes, mais qui s'en souci... Sûrement pas la classe politique ivoirienne! Malgré les espoirs de plusieurs, les béligérants ont de nouveau volé la vedette sur la scène diplomatique africaine. A l'opposé de ses voisins guinéens, la Côte d'Ivoire a fait preuve "d'immaturisme" politique. Rebelotte des dernières présidentielles, pour certains, rebelotte de septembre 2002. pour d'autres.

Sur France 24, on peut lire à la une: "Gbagbo investi à la tête du pays ; la communauté internationale soutient Ouattara": "Déclaré vainqueur par le Conseil constitutionnel et soutenu par l’armée, Laurent Gbagbo a été investi président ce samedi. Son opposant Alassane Ouattara a reçu l’appui de la CEI, de l'ONU et de la CEDEAO. Des tirs ont été entendus à Abidjan."

En effet, le président sortant a pris les devants en sprintant l'investiture de sa propre succession. Domage de voir, ironique même, qu'un ancien prof d'histoire ne s'inspire si peu du passé, ou qu'il ne se demande pas comment il sera vu dans les livres africains d'histoire à venir. Pourquoi s'en faire après tout; ils connaissent tous comment désinformer et comment laver le cerveau des populations!

En ce moment, c'est la population qui paie les peaux cassés. Des manifestations ont lieu, des dégats physiques importants et des décès nombreux sont malheureusement à prévoir si rien n'est fait pour calmer le jeu. Sur Abidjan.net, on peut lire aussi qu'il y a une Extrême tension à Abidjan: deux morts dans la nuit, barricades, pneus brûlés.




Yako ivoiriens.

à suivre...

3 décembre 2010

COTE D'IVOIRE Election chaos keeps Ivoirians on edge

Le site IRIN donne déjà un aperçu de la réalité ivoirienne du moment.

A lire sur IRIN: "ABIDJAN, 2 December 2010 (IRIN) - More than a month after a long-overdue presidential election, Ivoirians still do not know who their president is, trapped in a post-election limbo marked by violence, the tearing up of ballot papers and bitter recriminations between rival political groups. “We simply do not know what is going on," a civil society activist told IRIN."

La Guinée fait un pas en avant

Bien que tout ne semble avoir été parfait, la Guinée vient de faire un pas en avant. L'opposant Diallo a accepté sa défaite aux élections présidentielles.


Dans le nouvel obs en ligne, nous pouvons lire: "Diallo admet la victoire de Condé à la présidentielle en Guinée" et que "l'ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo a concédé vendredi sa défaite face à l'opposant historique Alpha Condé le 7 novembre au second tour de la première élection présidentielle libre en Guinée depuis son indépendance, il y a plus d'un demi-siècle"

Dommage que la Côte d'ivoire n'ait pas pris exemple!

Retour en arrière en Côte d'Ivoire

Malgré des élections relativement calme et un second tour fait, voici que l'on entre dans une bataille de légitimité. Deux présidents en Côte d'Ivoire!

Hier, on annoncait la victoire de Ouattara, aujourd'hui l'ONUCI/Choi conteste aujourd'hui la victoire de Laurent Gbagbo à la présidentielle, jugeant que les résultats annoncés par le Conseil constitutionnel "ne correspondent pas aux faits", dans une déclaration à Abidjan. L'Onu et les principales missions d'observation internationales avaient, plus tôt, jugé que le scrutin s'était globalement déroulé d'une manière correcte, malgré des incidents parfois violents. (extrait et source, nouvelobs.com).

La crise qui se prépare ne laisse rien présager de bon!

A Koumassi, des pneus ont brulé pour ADO, ici et là des casses ont commencé. L'armée se met en place dans la ville d'Abidjan.

Yako ivoiriens.

2 décembre 2010

Côte d'Ivoire, crise et rebelotte

Dans le flash info d'Abidjan.net, nous pouvons lire que l'état ivoirien vient d'annoncer la fermeture de toutes les frontières “jusqu’à nouvel ordre“ et suspension des signaux de diffusion des TV et radios étrangères.

Cette sensure ne laisse rien présager de bon. Espèrons que ne nous sommes qu'alarmiste et que demain au réveil, il fera soleil...

On peut lire aussi sur ce site d'information que "Les frontières terrestres, aériennes et maritimes du pays sont fermées à toute circulation de personnes et de biens à compter de ce jeudi" à 20H00 (locales et GMT) "et ce jusqu`à nouvel ordre", a annoncé l`état-major dans un communiqué."

La RCI fera-t-elle comme, pire, mieux que son voisin guinéen?

RCI Re Revirement de la Cour constitutionnelle

Sur les ondes de la RTI, le président de la Cour constitutionnelle ivoirienne vient d'invalider l'annonce de la CEI!

Oups, histoire à suivre!