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31 juillet 2019

Afrique Inclusion financière et emploi

Dans deux articles parus sur son blog, la Banque Mondiale présente deux publications qui ont attiré notre intérêt…

Une première porte sur l’inclusion financière numérique en Afrique subsaharienne. Et la seconde sur l’importance de favoriser les investissements productifs pour créer davantage d’emplois et de meilleure qualité en Afrique.

Ces deux articles de blog ont été publiés dans la rubrique « AfricaCan End Poverty - Parlons des défis économiques de l'Afrique et desopportunités à saisir » qui regroupe des articles portant notamment sur le développement en Afrique et la lutte à la pauvreté.

Il y a déjà quelques semaines, nous faisions mention du blog de la Banque Mondiale dans notre article intitulé : Blogs de la Banque mondiale, une belle découverte 

Voici quelques informations et extraits au sujet de ces deux articles :

De nouvelles notes d’information Global Findex font le point sur l’inclusion financière numérique en Afrique subsaharienne – Blog Banque mondiale


Publié le 2 juillet 2019, cet article de blog présente cinq nouvelles notes d’information, qui ont réalisées en collaboration avec le Partenariat IFC-Fondation Mastercard concernant l’inclusion financière en Afrique et  qui mettent en évidence certaines réussites et les défis de l’Afrique subsaharienne en termes d’inclusion financière numérique.

Les notes complètes sont disponibles sur le site Global Findex de la Banque mondiale.


Cette base de données (Global Findex) compile un ensemble de données sur la façon dont les adultes épargnent, empruntent, effectuent des paiements et gèrent les risques. Lancée avec le financement de la Fondation Bill & Melinda Gates, la base de données est publiée tous les trois ans depuis 2011.

La première note parle de l’essor du mobile money mettant en évidence la part des personnes ayant un compte d’argent mobile, un compte dans une institution financière ou un mix des deux. Je partage avec vous une citation particulièrement intéressante que j’ai relevée dans l’article : « L'Afrique subsaharienne a été à l’avant-garde de l’une des innovations de développement les plus intéressantes de notre époque : l’essor du mobile money ».

 
Afrique Compte bancaire et argent mobile World Bank Global Findex



La seconde note aborde la question de l’épargne, du crédit et de la résilience financière. Ou comment la population épargne, emprunte et fait face à ses dépenses imprévues dans une région où l’accès aux services bancaires est faible et le système de filets sociaux rudimentaire.

Afrique Banque mondiale Global Findex 2, épargne

Pour davantage d’information, nous avons invitons à parcourir le site de Global Findex ou d’accéder à la page de l’article du blog de la Banque mondiale! Bonne lecture!!

L’avenir du travail en Afrique : des investissements productifs pour créer davantage d’emplois et de meilleure qualité – Blog Banque mondiale


Dans cet article, publié le 25 juillet 2019, l’on présente cet ouvrage qui aborde les thèmes clés de la création d’emplois productifs et de la satisfaction des besoins de ceux qui sont laissés pour compte. Ils discutent notamment des diverses interrogations et fausses idées qui circulent quant à l’impact des technologies numériques sur l’avenir du travail.

Les auteurs croient en un avenir prometteurs que pourront être surpassées les aux idées reçues, notamment que les difficultés spécifiques à l’Afrique subsaharienne limitent les impacts positifs associés aux technologies numériques.

Un article intéressant que vous pourrez consulter en cliquant sur ce lien qui vous mène sur le Blog de la Banque mondiale. Vous pouvez aussi consulter directement ce livre: The Future of Work in Africa : Harnessing the Potential ofDigital Technologies for All

Bonne lecture!

11 juillet 2019

Journée mondiale de la population 2019


Le 11 juillet 2019, c’est la Journée mondiale de la population 2019!

Journée mondiale de la population 

Instaurée en 1989 par le Conseil d'administration du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), suite au grand intérêt suscité par la « Journée des cinq milliards », célébrée le 11 juillet 1987, la Journée mondiale de la population a comme objectif d'attirer l'attention sur l'urgence et l'importance des questions de population.


Population mondiale : quelques chiffres


Québec
Si les tendances démographiques récentes se maintiennent, la population du Québec devrait passer de 8,4 millions d’habitants en 2018 à 9 millions d’habitants en 2030, et s’élever à près de 10 millions en 2066, selon l’Institut de la statistique du Québec

Canada
À la fin du second trimestre de 2019, la population du Canada est estimée à 37,4 millions de personnes selon Statistiques Canada

Afrique
La population africaine avoisine les 1,3 milliard de personnes, selon les Nations unies.

Contexte et informations Afrique sub-saharienne


Population mondiale 
Selon les Nations unies, la population mondiale devrait atteindre 11,2 milliards d’individus en 2100, selon ses prévisions et statistiques démographiques. La population mondiale actuelle est de 7,6 milliards d’êtres humains. 

Évolution de la population mondiale jusqu'en 2100


Population mondiale en 2100. Nations Unies.


28 janvier 2011

Le bouchon explose, du Maghreb au Golfe Persique!

D’abord au Maghreb, Tunisie en tête puis Algérie, un petit chouia; quelques soubresauts dans le Golfe Persique, au Yémen, et maintenant, ça bout au Caire! De l’Afrique du Nord au Golfe Persique, les jeunes crient leur désir de démocratie, leur désir de mettre fin à des années de répression. La démocratie en pleine ébullition? L’Égypte, pays du tourisme et des pyramides, entre en cure de désintoxication! La Tunisie, espérons-le a derrière elle les jours les plus sombres. Hé oui, se laver le système de nombreuses années de dictatures et de tyrannie, soft ou pas, ça prend plus qu’une petite manif… Comme pour la désintox, les premiers jours sont décisifs, incisifs, voire agités et troublés. Par la suite, le vrai combat commence. Faire durée pour que tranquillement la « normale » revienne. Tunis, Alger, le Caire, Sanaa… à qui le tour?

Pourtant, les candidats ne manquent pas!

Nous pouvons lire dans la cyberpresse: "La contestation enfle contre le régime d'Hosni Moubarak: des dizaines de milliers d'Égyptiens sont descendus dans la rue vendredi, saccageant le siège du parti au pouvoir dans plusieurs villes. Les autorités ont elles aussi haussé le ton, déployant l'armée dans les rues du Caire, instaurant un couvre-feu et assignant à résidence l'opposant et lauréat du prix Nobel de la paix Mohamed ElBaradeï."
Pour la suite: La contestation prend une nouvelle ampleur en Égypte


Bonne chance aux peuples libres, ou en voie de le devenir!
 

19 janvier 2011

Côte d'Ivoire, poursuite de l'embourbement présidentiel

Sur la cyberpresse, deux dépêches ont attiré notre attention quant à la situation conflictuelle que vit la Cote d’Ivoire suite aux élections présidentielles de l’automne dernier. Un vrai bourbier. Plus les jours passent, plus la situation s'enlise. Plus la fin de cette mauvaise saga démocratique sent mauvais.

Voici les articles consacrés à la belle politique ivoirienne… Pauvre Côte d’Ivoire :

1. Prévisiblement, la médiation africaine a échoué. Normal! Pourquoi Gbagbo aurait décidé de partir aujourd’hui! En fait, rephrasons cela : Pourquoi Bagbo et sa clique (disons son général des Armées ivoiriennes Mangou, son général des affaires louches Blé Goudé et sa très tendre épouse Simone Ehivet Gbagbo, genre de trium vira), Gbagbo et son trium vira, auraient décidé de rendre le fauteuil présidentiel ivoirien aujourd’hui? Rien ne justifierait ce changement de cap. Au point où ils en sont rendus. Ce n’est pas aujourd’hui qu’ils vont se soucier de LEUR population! Yako ivoiriennes et ivoiriens.

Dans la cyberpresse, nous pouvons lire : « Le médiateur de l'Union africaine (UA) pour la crise ivoirienne, Raila Odinga, a une nouvelle fois quitté Abidjan mercredi matin sur un constat d'échec et regretté que le président sortant Laurent Gbagbo n'honore toujours pas sa promesse de lever le blocus du camp Ouattara. » Évident!

Le lien vers l’article : Échec de la médiation africaine en Côte d'Ivoire

2. Renforcement prévisible des forces onusiennes en Cote d’Ivoire. La situation est gangrenée. Gbagbo et son agitateur de foule, Blé Goudé, n’hésitent pas à faire faire des bêtises à leur partisans : tirs contre les installations onusiennes, attaquent contre des véhicules UN et des Casques bleus, etc.

Un autre article cite : « Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté mercredi l'envoi de 2000 hommes supplémentaires en Côte d'Ivoire et demandé au président sortant Laurent Gbagbo de lever le blocus du quartier général de son rival Alassane Ouattara, reconnu par la communauté internationale.

Le Conseil a voté à l'unanimité de ses quinze membres l'envoi de ces renforts qui portent le total déployé en Côte d'Ivoire à quelque 11 500 hommes.


Ce chiffre de 2000 hommes est le maximum demandé par les chefs des forces de maintien de la paix, qui craignent des affrontements de plus en plus sévères avec les forces loyales à M. Gbagbo qui ont attaqué des véhicules de l'ONU et des Casques bleus. »


Lien vers l’article : L'ONU vote un renfort de 2000 hommes en Côte d'Ivoire

Pauvre Côte d’Ivoire. Que dire. La situation n’est pas simple. Les ivoiriennes et les ivoriens sont pris entre deux feux!

Yako.

14 janvier 2011

L'Etat Palestinien reconnu en Amérique latine

Après le Brésil, l'Equateur, le Chili, voilà que le Guyana reconnaît l'État Palestinien. Ce mouvement de soutien s'inscrit un peu dans la ligne de la reconnaissance de l'Allemagne de l'Est par les dirigeants Allemands de l'Ouest, avant leur réunification...

Ainsi, dans la cyberpresse, nous pouvons lire que "le Guyana a reconnu, jeudi, le futur État palestinien, se joignant à d'autres pays d'Amérique du Sud qui ont fait de même dans une volonté d'inciter les Palestiniens et les Israéliens à négocier un accord de paix".


Malgré les commentaires des dirigeants Israëliens, espérons que le processus de paix progresse et qu'un terrain d'entente soit trouvé, au bénéfice des populations palestiniennes et israëlliennes qui sont prises entre deux feux.

13 janvier 2011

Tunisie: Ben Ali quittera le pouvoir!

Sur la Cyberpresse, nous pouvons lire ce soir qu'un revirement "majeur" s'est produit en Tunisie: "Le président tunisien Zine El Abdine Ben Ali s'est engagé jeudi soir à quitter le pouvoir au terme de son mandat en 2014 et a ordonné la fin des tirs contre les manifestants, dans l'espoir d'apaiser un mouvement de contestation sans précédent".

La société civile aurait-elle réussi?

Qu'en pensez-vous?

Les Tunisiens défient le pouvoir de BenAli

Ce matin, dans la cyberpresse, nous pouvons lire que "des milliers de Tunisiens opposés au régime du président Zine el-Abidine Ben Ali se tournent vers le web et les réseaux sociaux pour partager informations récentes et humeurs sur les affrontements sanglants qui frappent le pays. Au risque de se heurter, là encore, aux forces policières chargées de réprimer toute dissidence..."

Pour lire la suite, cliquer sur ce lien: Les internautes tunisiens à l'assaut du pouvoir

Que la démocratie renaisse!

12 janvier 2011

Côte d'Ivoire, minuit moins une?

Les amis de la Côte d'Ivoire, les ivoiriennes et les ivoiriens retiennent leur souffle depuis les élections présidentielles. Plusieurs, qui comme moi, ont de la famille là-bas craignent en lisant les journaux du matin de découvrir que les violences, que les hostilités ont (re)commencées. Tous connaissent, ou du moins imaginent, le potentiel latent de violence qui habite certains groupes des partis qui s'affrontent. Tous espèrent que cela cesse.

Les quartiers chauds d'Abidjan ne sont pas chauds pour rien. Abobo, j'aime. J'y suis souvent allé. Tout comme Yop, Adjamé ou Treich. Mais, je les aime pour leur vie, tant diurne que nocture, pour leur "effervescence", leur animation, leur joie de vivire - malgré les temps de galère de ces dernières années (voire dernières dizaines d'années).

Ce matin, avec regret j'ai lu qu'il y avait eu d'autres morts (officiellement, parce qu'officieusement, il y en aurait plus) à Abidjan, précisément à Abobo - PK18. Sur Abidjan.net, on peut lire que "cinq policiers ont été tués mercredi, victimes de "tirs à l`arme lourde" selon une source policière, et un civil a été retrouvé mort, tué par balle dans un quartier populaire d`Abidjan favorable à Alassane Ouattara, l`un des deux présidents ivoiriens proclamés."

Nous retenons tous notre souffle parce que nous voulons un retour à la paix sans violence, sans effusion de sang. Nous retenons notre souffle, car nous espérons que le conflit de (re)prenne pas plus d'ampleur et que dans les heures à venir, ce ne soit pas un ire populaire qui déferle sur la capitale ivoirienne, voire sur le pays.
 
Nous retenons notre souffle, pour qu'il ne soit jamais plus tard que minuit moins une...
 
Yako ivoiriennes et ivoiriens.
 

Intégration musulmane en France

Rue89 revient sur un sondage portant sur l'intégration des musulmans de France fait par le Monde et l'IFOP.

On peut y lire: "En matière de nocivité des sondages, Dieu sait qu'il y a concurrence. Mais Le Monde et l'Ifop, en ce début d'année, ont placé la barre très haut, avec un sondage sur l'intégration des musulmans. O surprise : non, ils ne sont pas intégrés, oui, ils sont perçus comme une menace, etc. Impact immédiat. Editos radio, « toquechauds », ..."

Article intéressant. Pour le lire, cliquer ici: Rue89, Intégration des musulmans : le sondage et sa (discrète) critique.

Restons vigilant!

10 janvier 2011

Envol démocratique en Tunisie et en Algérie?

Depuis quelque jours, la Tunisie et l'Algérie vivent des heures troublées; des nombreuses manifestations et émeutes ont fait, et font rage dans ces pays. Les "jeunes" au sens large en ont ras le bol! Ces soubresauts sont pour plusieurs, historiques, voire peut-être un mouvement qui fera renaître la democratie véritable dans ces pays, affligés par des pouvoirs forts, aux allures de fausse démocratie.

Sur la Cyberpresse, nous pouvons également lire que trois localités -Kasserine, Thala et Regueb- étaient en proie à des violences lundi, signe de la poursuite des émeutes contre le chômage qui secouent la Tunisie depuis la mi-décembre.

Afin de freiner ce soulèvement populaire, les gouvernements mettent de la pression et brutalisent. Espérons qu'ils n'iront pas trop loin et que le peuple pourra en fin connaître la démocratie auquelle elle à droit!

Rue89 nous propose un entretien avec un militant Tunisien. Confirmant, que le gouvernement tunisien est déjà allé trop loin!

Courage aux manifestants.





 

6 janvier 2011

Prix des aliments explosent et les producteurs sont pauvres

Ce matin, en prenant mon café, sans sucre et un nuage de lait, j'ai lu cet article fort intéressant de Hugo Fontaine: "Les prix des aliments à un sommet historique". Dans le résumé de l'article, nous pouvons lire que "Les prix des aliments ont si fortement grimpé à l'échelle mondiale depuis juin qu'ils dépassent maintenant le sommet atteint pendant la crise alimentaire de 2008."

Malheureusement, les producteurs, eux, n'ont pas tiré profit de la manne. En fait, ce sont les détaillants, les grossistes, les acheteurs internationaux, traders et spéculateurs qui ont ramassé le magot. Parfois, ils se le partagent. Nous sommes en présence d'une des merveilles du système de l'économie de marché. Ce ne sont pas ceux qui travaillent le plus durement qui profitent, mais bien ce qui peuvent faire du volume. Et dans un marché mondial en pleine expansion, sic nous sommes en crise non, les acheteurs de produits finaux sont légions, en Chine, en Indonésie, en Inde, au Brésil, etc. les classes moyennement aisées à très aisées consomment, c'est leur raison de vivire... En les ajoutant au marché traditionnel européen et américain, la boucle est bouclée...  

Donc, vous produisez dans des conditions merdiques, je vous paie que dalle et nous, en vendant à ces super acheteurs, on fait notre gombo tranquille. Déréglementons davantage les pays producteurs de ressources premières, comme ça ces transitaires et vendeurs pourront encore plus être rentable.

En fait, la théorie de l'économie de marché est faussé dans ce marché corrompu et où les dés sont pipés.

Un autre problème qui mine le pays, c'est définitivement le choix des cultures. Ici, je fais allusion aux type de culture, soit les culture de rente ou de subsistance. La culture de rente est le sujet transversal dans les administrations africaines. Avec les cultures de rente, on développe l'économie du pays, on attire les investisseurs (et les dollars US ou les Euros) et on export (en dollars US ou en Euros)... cerise sur la gateau, on garde les populations actives et dans les champs, pas dans les capiales... Mais, cela ne nourrit que ceux qui peuvent payer pour se nourrir.

Prenons un exemple concret, du moins pour ceux qui connaissent Tabou. Là-bas, presque tout le monde travaille dans les champs d'hévéa, parfois dans les champs de palmier à l'huile. Personne ne veut produire de tomate et faire de la culture maréchère. Pas assez payant. Au final, ils importent de San Pedro ou d'Abidjan, leur pomme de salade, leur tomate, leur concombre, etc. Ca semble beau, mais le jour où les prix chuteront, car ils chutent toujours, ce beau monde aura faim.

Comment gèrer un pays quand les populations ont faim? Les pays émergents, pour ne pas dire sous-développés, économiquement du moins, ont à faire le choix de leur population. Mais bon, ils ne sont pas toujours là pour ces derniers, pour preuve la forte corruption qui ronge ces pays et les us des présidents, sortant et en exercice, et de leur entourage...

Yako Afrique. Dumont l'a dit, il y a déjà une cinquantaire d'années: vous êtes mal partis.

5 janvier 2011

Amnistie contre démocratie, peut-on offrir le paradis à des dictateurs?

Ce matin, nous pouvions lire dans la cyberpresse que les négociations de sortie de crise en Côte d'Ivoire, inclut maintenant l'amnistie à Laurent Gbagbo. Cela me pose plusieurs problèmes. Légalement d'abord, a-t-on le droit d'offrir un casier vierge à quelqu'un qui est peut-être (je précise le peut-être tant que...) coupable d'avoir orchestré des crimes graves? A-t-on le droit de dicter à la Cour pénale internationale (CPI) qui elle n'a pas le droit de poursuivre? Cela voudrait dire implicitement qu'elle n'est pas indépendante, non? Sur le plan moral aussi cela me pose problème. Si on remet les compteurs à zéro, on efface son dossier, ceux qui sont léser perdent la chance d'obtenir justice, réparation. Ils deviennent doublement léser.

Oui, je comprend, il y a un spectre qui plane, on veut éviter la "guerre civile", donc on doit faire des sacrifices.

En 2003, il y avait les brigages de la mort, ou escadron de la mort... Selon des sources sûres, les bourreaux sont de retour dans certains quarties d'Abidjan. Depuis l'imbroglio électoral, ils ont repris du service. On peut imaginer qui est derrière, puisqu'ils agissent en tout impunité à Abidjan. Qui peut se promener tranquillement à Abidjan "déguisé" en soldat!

Le Président déchu, Gbagbo n'est pas seul "dedans". Ils semblent que ses amis ne veulent pas le voir seul partir avec un ticket blanc!

La situation en Côte d'Ivoire est malheureuse et compliquée. Esprésons que l'on trouvera le dosage idéal pour éviter des massacres et trop d'impunité. Sinon, le message sera clair pour ceux qui voudraient imiter Gbagbo plus tard.



23 décembre 2010

Communauté internationale et l'imbroglio ivoirien, a-t-on raison d'aller plus loin en Côte d'Ivoire?

La situation en Côte d'Ivoir est alarmante. Les affrontements semblent inévitables. Toujours à propos de l'embourbement politique post-électoral ivoirien, nous pouvons lire ce matin, sur le site de France 24, que "le Conseil des droits de l'Homme se penche sur la crise ivoirienne et que l'ambassadeur de Ouattara, Youssaef Bamba, doit être élu représentant ivoirien à l’ONU ce jeudi, alors que le Conseil onusien des droits de l’Homme, réuni en session spéciale, annonce déjà 173 morts entre le 16 et le 21 décembre". Et un peu plus loin, que "la décision onusienne risque d’isoler un peu plus Laurent Gbagbo, déjà mis au ban par l’Union africaine, l’Union européenne, les États-Unis et l’ONU.

La situation actuelle en Côte d'Ivoire est catastrophique, tant à Abidjan qu'à Bouaké, Man, Daloa, Yamoussoukro. Rien ne laisse présager une conclusion paisible de l'imbroglio politique actuel. Si Gbagbo quitte, ses partisans risquent de se révolter. Si Ouattara abandonne, ses partisans en feront sûrement de même. Dans les deux cas, la population est présentement prise entre le marteau et l'enclume.

La communauté internationale a rapidement pris position. Rue69 parle d'unanimité sans précédent. Bien que je sois évidemment contre la violence et inquiet pour la sécurité de mes amis en Côte d'Ivoire, je me questionne: Est-ce nous - la communauté international - avons le droit de faire davantage d'ingérence dans les affaires - politiques- mais surtout juridique - de la Côte d'Ivoire ? Le conseil constitutionnel ivoirien est quand même un organe inclus dans la constitution ivoirienne, premier document juridique du pays. A-t-on le droit forcer le "destin démocratique" du pays en évinçant Laurent Gbagbo et en instituant Alasane Dramane Ouattara?

Nous souhaitons tous une fin de crise pacifique. Mais cela est définitivement un précédent dans la gouvernance mondiale et la politique internationale.

Qu'en pensez-vous? Davantage de pression internationale et d'ingérence ? Ou devrait-on laisser les ivoiriens voir aux affaires du pays, malgré que l'emprise du président sortant sur les instruments juridiques ivoiriens?

Merci pour vos commentaires.

Yako ivoiriens. Courage.


14 décembre 2010

Corruption au Nigéria, Halliburon paye

La vie est tellement injuste? Ben non, j'ai corrompu des corrompus et pour prouver mon "innocence", je paie que 250 Millions de dollars US! Intéressant la démarche.

Dans la cyberpresse, nous pouvons lire un papier de l'AFP : Le Nigeria renonce à poursuivre Cheney en échange de 250 millions $. C'est ty pas bo!


"Le Nigeria a négocié un arrangement de 250 millions de dollars pour renoncer à poursuivre l'ancien vice-président américain et d'autres responsables dans une affaire de pots-de-vin présumés versés par la société Halliburton, a indiqué mardi un responsable nigérian".
 
Est-ce cela la justice à deux vitesses ou la justice des riches?


Les américains ont pourtant une politique assez sévère en matière de corruption à l'étranger... Mais bon, l'ami Dick c'est pas n'importe qui!
 
Mais bon, une redevance de plus pour le Nigéria! (Sic), pour la clique du président.
 

9 décembre 2010

Côte d'Ivoire suspendue de l'Union Africaine

Ce matin, nous pouvons lire dans le fil de nouvelles de la BBC que l'Union Africaine avait suspendu temporairement la Côte d'Ivoire. Cette nouvelle survient après la confirmation de Ouattara comme président du pays par les Nations Unies. "African Union suspends Ivory Coast over disputed poll: The African Union has suspended Ivory Coast, following a disputed presidential election in the West African nation."


France 24 précise sur son site que l'Union africaine conditionne la réintégration du pays à l'entrée en fonction "effective" d'Alassane Ouattara en tant que président.


Rapelons que l'armée nationale est toujours contrôlée par le président "sortant". France 24 conclut leur article en ajoutant que "malgré les appels des États-Unis, de l'Union européenne et du représentant spécial de l'ONU en Côte d'Ivoire invitant Gbagbo à céder le pouvoir, le pays est toujours plongé dans une situation ubuesque, avec deux présidents à sa tête". Nous pouvons aussi ajouter de la CEDEAO, de l'UA, etc.


En attendant que l'un des "président" cède, la population ivoirienne est prise en otage et le pays s'isole de plus en plus sur la scène internationale.


Yako ivoiriens et ivoiriennes.

7 décembre 2010

Élection et mirage démocratique

On entend souvent que les élection sont signes de démocraties. Mais quand est-il des élections forcées comme celles que viennent de vivre la Côte d'Ivoire, le Burkina Faso ou encore Haïti?

Sur Abidjan.net, nous pouvons lire un article de l'AFP fort intéressant qui met en perspective différentes élections présidentielles où plus d'un candidat s'est déclaré vainqueur. L'article s'intitule : "Deux vainqueurs pour une élection: les précédents". On y trace très brièvement le cas du Togo, où le 10 juillet 1998, le président Gnassingbé Eyadéma est proclamé vainqueur de la présidentielle, alors que l`opposition considère son rival Gilchrist Olympio comme le véritable vainqueur". Mais aussi la Côte d'Ivoire de 2000, où "le chef de la junte, Robert Gueï, interrompt le processus électoral et se proclame président face à l`opposant Laurent Gbagbo. Celui-ci se déclare chef de l`Etat et appelle ses militants à descendre dans la rue. La garde présidentielle tire, faisant des dizaines de victimes, mais la gendarmerie, puis l`armée se rallient. La junte est chassée par un soulèvement et Gbagbo est proclamé vainqueur." Puis, le cas du Madacascar, où fin 2001, "le président sortant Didier Ratsiraka conteste la victoire de son rival, Marc Ravalomanana, au premier tour de la présidentielle. La confrontation dégénère en affrontements qui font plusieurs dizaines de morts." Pour ne citer que ces exemples africains. L'article par aussi du Honduras de 2005! Comme on peut le voir, au final c'est la population qui souffre, plus souvent qu'autrement les pauvres qui ne peuvent vraiment fuir.

La question que je me pose alors, c'est pourquoi forcer des élections quand les chances de dérapage sont élevées ? Dans cette perspective, les élections ivoiriennes de 2010 étaient potentiellement plus critique et risquée que celle de 2000?

En 2000, Gueï Robert et son gouvernement militaire a été accusé d'avoir volé les élections... au FPI (bien qu'il avait écarté le RDR et le PDCI). En 2010, ces deux partisants de la Majorité présidentielle (LMP) du président sortant qui font interrompre l'annonce des résultats par la Commission électorale indépendante (CEI) le 30 novembre. Nous pouvons d'ailleurs voir l'extrait sur France 24. Dans leur article intitulé: "Les Ivoiriens toujours en attente des premiers résultats", nous pouvons lire : "Mardi soir, la confusion régnait au siège de la Commission électorale indépendante ivoirienne (CEI), à Abidjan. Deux représentants du chef de l’État au sein de l’organisation ont empêché la proclamation des résultats provisoires du second tour de la présidentielle". Maintenant, la Côte d'Ivoire est au bord du gouffre, le spectre de la reprise de la crise se dessine. Deux présidents, deux premiers ministres, oui on peut en rire un peu et dire, comme je l'ai fait, que les ivoiriens innovent en ayant autant de chefs ou encore que personne n'a perdu ses élections en Côte d'Ivoire, puisque que tout le monde a eu son président élu! Mais au final, c'est dramatique.

Soyons relativement sincère. Pensions-nous que le "sortant" allait accepté si facilement de laisser un siège aussi confortable. Après presque 10 ans de crise, certaines blessures sont encore visibles, dont ce qui a en partie provoqué la crise en 2002. La xénophobie ou les commentaires/critiques de cette nature sont encore présents dans le pays. Les rebelles en zone CNO et les militiens pro-gouvernement à l'Ouest n'ont même pas encore été réellement désarmés!

Pour d'autres, les élections sont des mascarades. Pour Compaoré, président issu d'un putch contre Sankara, les électionss ont déjà réglé. Donc, pour le Burkina, l'exercice est peut-être plus proche de la mise en scène où les mouvements sont sus, bien orchestrés et controllés.

En Haïti, le vent demande du changement; normal quand on a vécu un horrible tremblement de terre, des innondations et maintenant une épidémie de choléra. Rue89 par des élections haïtienne Haïti comme étant "un laboratoire de catastrophes humanitaires". Le Monde.fr lui parle des élections en Haïti comme "les défis d'un pays en ruine". Malgré tout les élections se sont déroulés, avec de gravement manquements et peu de transparence. Pourquoi perdre le pouvoir?


Peut-être qu'une des exceptions récentes en matière d'élection présidentielle est la cas de la Guinée, qui après quelques craintes et frousses, un président élu vient d'être nommé et confirmé par son opposant. Voir Afrikaniyana du 3 décembre: La Guinée fait un pas en avant.

Je crois qu'il faut revenir aux bases du processus démocratique: les élections doivent servir les populations des pays concernés, pas les politiciens des pays donateurs.

3 décembre 2010

COTE D'IVOIRE Election chaos keeps Ivoirians on edge

Le site IRIN donne déjà un aperçu de la réalité ivoirienne du moment.

A lire sur IRIN: "ABIDJAN, 2 December 2010 (IRIN) - More than a month after a long-overdue presidential election, Ivoirians still do not know who their president is, trapped in a post-election limbo marked by violence, the tearing up of ballot papers and bitter recriminations between rival political groups. “We simply do not know what is going on," a civil society activist told IRIN."

Retour en arrière en Côte d'Ivoire

Malgré des élections relativement calme et un second tour fait, voici que l'on entre dans une bataille de légitimité. Deux présidents en Côte d'Ivoire!

Hier, on annoncait la victoire de Ouattara, aujourd'hui l'ONUCI/Choi conteste aujourd'hui la victoire de Laurent Gbagbo à la présidentielle, jugeant que les résultats annoncés par le Conseil constitutionnel "ne correspondent pas aux faits", dans une déclaration à Abidjan. L'Onu et les principales missions d'observation internationales avaient, plus tôt, jugé que le scrutin s'était globalement déroulé d'une manière correcte, malgré des incidents parfois violents. (extrait et source, nouvelobs.com).

La crise qui se prépare ne laisse rien présager de bon!

A Koumassi, des pneus ont brulé pour ADO, ici et là des casses ont commencé. L'armée se met en place dans la ville d'Abidjan.

Yako ivoiriens.

2 décembre 2010

Côte d'Ivoire, crise et rebelotte

Dans le flash info d'Abidjan.net, nous pouvons lire que l'état ivoirien vient d'annoncer la fermeture de toutes les frontières “jusqu’à nouvel ordre“ et suspension des signaux de diffusion des TV et radios étrangères.

Cette sensure ne laisse rien présager de bon. Espèrons que ne nous sommes qu'alarmiste et que demain au réveil, il fera soleil...

On peut lire aussi sur ce site d'information que "Les frontières terrestres, aériennes et maritimes du pays sont fermées à toute circulation de personnes et de biens à compter de ce jeudi" à 20H00 (locales et GMT) "et ce jusqu`à nouvel ordre", a annoncé l`état-major dans un communiqué."

La RCI fera-t-elle comme, pire, mieux que son voisin guinéen?

RCI Re Revirement de la Cour constitutionnelle

Sur les ondes de la RTI, le président de la Cour constitutionnelle ivoirienne vient d'invalider l'annonce de la CEI!

Oups, histoire à suivre!