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31 juillet 2019

Afrique Inclusion financière et emploi

Dans deux articles parus sur son blog, la Banque Mondiale présente deux publications qui ont attiré notre intérêt…

Une première porte sur l’inclusion financière numérique en Afrique subsaharienne. Et la seconde sur l’importance de favoriser les investissements productifs pour créer davantage d’emplois et de meilleure qualité en Afrique.

Ces deux articles de blog ont été publiés dans la rubrique « AfricaCan End Poverty - Parlons des défis économiques de l'Afrique et desopportunités à saisir » qui regroupe des articles portant notamment sur le développement en Afrique et la lutte à la pauvreté.

Il y a déjà quelques semaines, nous faisions mention du blog de la Banque Mondiale dans notre article intitulé : Blogs de la Banque mondiale, une belle découverte 

Voici quelques informations et extraits au sujet de ces deux articles :

De nouvelles notes d’information Global Findex font le point sur l’inclusion financière numérique en Afrique subsaharienne – Blog Banque mondiale


Publié le 2 juillet 2019, cet article de blog présente cinq nouvelles notes d’information, qui ont réalisées en collaboration avec le Partenariat IFC-Fondation Mastercard concernant l’inclusion financière en Afrique et  qui mettent en évidence certaines réussites et les défis de l’Afrique subsaharienne en termes d’inclusion financière numérique.

Les notes complètes sont disponibles sur le site Global Findex de la Banque mondiale.


Cette base de données (Global Findex) compile un ensemble de données sur la façon dont les adultes épargnent, empruntent, effectuent des paiements et gèrent les risques. Lancée avec le financement de la Fondation Bill & Melinda Gates, la base de données est publiée tous les trois ans depuis 2011.

La première note parle de l’essor du mobile money mettant en évidence la part des personnes ayant un compte d’argent mobile, un compte dans une institution financière ou un mix des deux. Je partage avec vous une citation particulièrement intéressante que j’ai relevée dans l’article : « L'Afrique subsaharienne a été à l’avant-garde de l’une des innovations de développement les plus intéressantes de notre époque : l’essor du mobile money ».

 
Afrique Compte bancaire et argent mobile World Bank Global Findex



La seconde note aborde la question de l’épargne, du crédit et de la résilience financière. Ou comment la population épargne, emprunte et fait face à ses dépenses imprévues dans une région où l’accès aux services bancaires est faible et le système de filets sociaux rudimentaire.

Afrique Banque mondiale Global Findex 2, épargne

Pour davantage d’information, nous avons invitons à parcourir le site de Global Findex ou d’accéder à la page de l’article du blog de la Banque mondiale! Bonne lecture!!

L’avenir du travail en Afrique : des investissements productifs pour créer davantage d’emplois et de meilleure qualité – Blog Banque mondiale


Dans cet article, publié le 25 juillet 2019, l’on présente cet ouvrage qui aborde les thèmes clés de la création d’emplois productifs et de la satisfaction des besoins de ceux qui sont laissés pour compte. Ils discutent notamment des diverses interrogations et fausses idées qui circulent quant à l’impact des technologies numériques sur l’avenir du travail.

Les auteurs croient en un avenir prometteurs que pourront être surpassées les aux idées reçues, notamment que les difficultés spécifiques à l’Afrique subsaharienne limitent les impacts positifs associés aux technologies numériques.

Un article intéressant que vous pourrez consulter en cliquant sur ce lien qui vous mène sur le Blog de la Banque mondiale. Vous pouvez aussi consulter directement ce livre: The Future of Work in Africa : Harnessing the Potential ofDigital Technologies for All

Bonne lecture!

11 juillet 2019

Journée mondiale de la population 2019


Le 11 juillet 2019, c’est la Journée mondiale de la population 2019!

Journée mondiale de la population 

Instaurée en 1989 par le Conseil d'administration du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), suite au grand intérêt suscité par la « Journée des cinq milliards », célébrée le 11 juillet 1987, la Journée mondiale de la population a comme objectif d'attirer l'attention sur l'urgence et l'importance des questions de population.


Population mondiale : quelques chiffres


Québec
Si les tendances démographiques récentes se maintiennent, la population du Québec devrait passer de 8,4 millions d’habitants en 2018 à 9 millions d’habitants en 2030, et s’élever à près de 10 millions en 2066, selon l’Institut de la statistique du Québec

Canada
À la fin du second trimestre de 2019, la population du Canada est estimée à 37,4 millions de personnes selon Statistiques Canada

Afrique
La population africaine avoisine les 1,3 milliard de personnes, selon les Nations unies.

Contexte et informations Afrique sub-saharienne


Population mondiale 
Selon les Nations unies, la population mondiale devrait atteindre 11,2 milliards d’individus en 2100, selon ses prévisions et statistiques démographiques. La population mondiale actuelle est de 7,6 milliards d’êtres humains. 

Évolution de la population mondiale jusqu'en 2100


Population mondiale en 2100. Nations Unies.


19 juin 2019

Manque d'accès à l'eau potable - une personne sur trois en est privée

L'enjeu n'est pas toujours un manque totale d'accès à l'eau, mais bien l'accès à une eau potable, de qualité et propre à la consommation... mais d'ici, au Québec, ça ne semble vraiment un enjeux. Pourtant, l'ONU vient de publier un chiffre alarmant, une personne sur trois n'a pas accès à de l'eau potable.

Quand l'eau potable manque  

Lors de mon premier séjour en Côte d'Ivoire, je vivais dans un village pourvu d'un système d'aqueduc et d'un château d'eau. Le technicien de la SODECI (Société de distribution d'eau en Côte d'Ivoire) venait ponctuellement, dans ce village du Nord de la Côte d'Ivoire, approvisionner en chlore le système... sa venue était même détectable à l'odorat, pendant quelques jours l'eau du robinet sentait l'eau abondamment chloré... Ce qui devait arriver arriva... j'ai bu l'eau du robinet... puis une jour bingo, j'ai attrapé la fièvre typhoïde... Fièvres, tremblements... et deux semaines d'antibiotique ont eu raison de cette sordide maladie hydrique... La typhoïde est d'ailleurs une tueuse perverse... ses symptômes ne sont pas éloignés de ceux de la malaria, donc on peut s'y tromper...

Maladie hydrique, pauvreté et mortalité

À l'époque, j'étais un "jeune" coopérant pour le CECI, le Centre canadien de coopération internationale, une ONG canadienne... J'avais donc accès à des soins médicaux et des médicaments, le coût du traitement et des soins n'étaient pas un enjeu évidemment... Mais en zone rurale, où la rigueur du Sahel dicte le rythme de vie et les cultures, l'enjeux d'accès au soin et tout aussi sensible que l'accès à l'eau potable...

Si moi, j'ai pu me soigner adéquatement, ça n'a pas été le cas du fils d'un collègue de travail. Un petit bonhomme toujours souriant et plein d'énergie... un jours son père m'a mentionné qu'il devait passer à la pharmacie pour lui acheter des médicaments contre la malaria (paludisme là-bas, où palu pour les intimes); au finale, l'achat de médicament anti-palu est un geste plutôt banale dans cette zone endémique... Le hic, c'est que son fils n'avait pas la malaria, ou pas seulement la malaria... Quelques jours plus tard son fils est décédé de complications associées à la fièvre typhoïde... Le père n'avait pas les moyens d'aller à l'hôpital dans la ville voisine pour rencontrer un médecin et de faire faire les tests nécessaires à son enfant...

Accès à l'eau et l'éducation

L'accès à l'eau est aussi nécessaire afin de favoriser l'éducation, l'éducation des filles particulièrement... J'aborde ce sujet dans deux de mes anciennes publications sur ce blog, dont dans ce post intitulé : l'École primaire en Afrique. Publication que j'ai écrite après un voyage en Guinée-Bissau en 2011.
Éducation, école et accès à l'eau en Guinée-Bissau


Je vous invite aussi à lire cet article de l'ONU qui m'a fait penser à écrire aujourd'hui à ce sujet : Une personne sur trois n'a pas accès à de l'eau potable dans le monde.

Une personne sur trois sans accès à de l'eau potable



17 juin 2019

Journée mondiale de lutte la désertification et la sécheresse - 17 juin 2019


La lutte à la désertification et à la sécheresse à sa journée et c'est aujourd'hui, le 17 juin!


Lutte à la désertification et à la sécheresse

Cette lutte est particulièrement importante quand on pense aux risques et impacts qu'elles génèrent : flux migratoires, pauvreté, famine, exode rurale, faible production agricole... 

Différents moyens peuvent être utilisés pour faire face à la désertification et à la sécheresse... Comme pour Elzéar Bouvier, le planteur anonyme de l'histoire de Back: un des moyens privilégiés, c'est de planter des arbres... Mais c'est un combat de longue haleine et qui doit impliquer la population, les agriculteurs et les administrations des pays concernés et partenaires... Plusieurs pays s'impliquent dans cette voie : le Maroc, la Chine, etc.

Une anecdote qui me ramène presque vingt ans en arrière et qui présente un autre moyen... Quand je travaillais en Côte d'Ivoire, nous avons tenté d'introduire une plante couvre-sol dans des champs de coton... Elle aurait permis de prévenir en partie l'érosion et de réduire la sécheresse des sols par la conservation de l'humidité... Mais bon, à l'époque, bien que pas si lointaine que ça, les cultivateurs de coton de ne voyaient davantage les inconvénients que les avantages... et ils ne voyaient pas la récurrence de la sécheresse de leurs sols comme un facteur de risque associé à la désertification...


Objectifs #15 de Développement durable

Bref, la désertification et la sécheresse affectent de plus en plus de territoires... Et ce n'est pas le rien que la désertification soit prise en compte dans les objectifs de Développement durable : "Objectif 15 : Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, en veillant à les exploiter de façon durable, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser le processus de dégradation des sols et mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité"

Pour plus d'information sur cette 25e édition de la Journée mondiale de lutte la désertification et la sécheresse, je vous invite à visiter la page des 
Nations unies  de la Journéemondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse (17 juin 2019)

Carte monde des déserts imagés , UNCCD juin 2019



« Le 25e anniversaire de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD) et de la Journée mondiale de la lutte contre la désertification sera célébré le 17 juin 2019 à Ankara, en Turquie ».

21 novembre 2011

VIH/SIDA: malgré la pandémie, il y a de l'espoir


Plusieurs d'entre nous connaissons des gens atteints du VIH/Sida, c'est une pandémie mondiale; que ce soit en Afrique - Algérie, Guinée, Kenya, etc, en Amérique - Québec, Mexique, etc. En fait, pour ma part, j'en connais dans les "faits" peu. Bien que j'ai travaillé longtemps en Afrique, je ne connais pas d'africain au prise avec le VIH et/ou le Sida. C'est tellement tabou. On meurt d'autre chose et c'est ainsi. L'autre avenue, en Afrique, quand ce n'est pas une "bonne maladie" qui emporte une personne, c'est la sorcellerie. Enfin, que cela soit tabou ou non, cette maladie fait vraiment trop de victimes, trop d'orphelins.

J'en profites pour féliciter au passage le courage des milliers de Tanties qui s'occupent d'orphelinats en Afrique. C'est plus une profession de foi qu'un emploi. Je pense à la dame de Man, qui tant bien que mal réussi à joindre les deux bouts et à nourrir les enfants qu'elle recoit sans cesse. Plusieurs sont des orphelins du Sida. Plusieurs d'ailleurs n'auront qu'un court séjour parmis nous. Mais auprès d'elle, je suis certain qu'il sera bon. Dire que je ne lui offert que quelques sacs de riz pour l'aider. En Afrique, les ONGs sont "à contrat", travaillant sur des "projets". Mais les orphelinats, c'est du long terme, rare sont ceux qui s'en occupent alors, mais il y en a.

Enfin, je reviens à l'article que je viens de lire dans la cyberpresse. Il faut occuper ses journées de congé-maladie!

On peut y lire un message d'espoir, quoique plusieurs parties de l'article font froids dans le dos:

"Un nombre record de 34 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde en 2010, principalement en raison d'un meilleur accès au traitement qui a contribué à réduire le nombre de décès et nourrit l'espoir d'une possible fin de la pandémie, indique lundi Onusida.

«Cette année change pour nous la donne: pour la première fois, nous sommes capables de montrer que si l'on traite suffisamment tôt les gens, on peut réduire le nombre de nouvelles infections», a déclaré Michel Sidibé, directeur général d'Onusida, lors d'une conférence de presse à Berlin.

«Le nombre de personnes vivant avec le VIH (virus du sida) n'a jamais été aussi important, principalement en raison d'un meilleur accès aux traitements», indique l'ONU dans son rapport d'une cinquantaine de pages. Ainsi, aujourd'hui près de 50% des séropositifs ont accès à un traitement, ce qui a sauvé la vie à 700 000 personnes en 2010.
Et cette même année, le nombre de nouvelles infections a atteint son niveau le plus bas depuis 1997, avec 2,7 millions de nouvelles infections (dont 390 000 chez des enfants), soit un recul de 21% par rapport au pic de 1997."

Pour ceux que cela intéresssent, voici le lien vers l'article de la Cyberpresse: VIH: espoir d'une possible fin de la pandémie


article: Cyberpresse/Agence France-Presse - Berlin. Photo: AFP

18 novembre 2011

L'école primaire en afrique...

Bonjour à tous,

J'ai récemment visité Bissau, capitale de la Guinée-Bissau. Petite capitale de l'Afrique de l'Ouest, nichée entre le Sénégal et la Guinée. A Bissau, il a fait chaud. Comme ailleurs, les routes sont défaites, l'électricité manque et les moustiques sont bien présents... C'est vraiment l'Afrique en développement.

Depuis mon dernier message, j'ai été quelque peu absent de la blogosphère, oups. Ce n'est pas facile d'être à jour partout en en tout... J'ai reçu quelques commentaires par le passé sur la réhabilitation d'écoles que j'ai "supervisé" en Côte d'Ivoire... Et donc, pendant ce voyage d'affaires, j'ai eu la chance de visiter un projet similaire, mais cette fois en Guinée-Bissau... Dans un autre cadre, cette fois, j'étais uniquement observateur. Et, j'ai eu l'idée de partager avec vous certaines des photos que j'ai prises sur place.

Encore une fois, l'écart entre nos jolies écoles primaires québécoises et celles qui suivent sont frappantes, mais les enfants toujours aussi déterminés à apprendre et toujours aussi souriants!

Le projet, comme celui que je vous ai brièvement présenté en janvier 2010, parle de réhabilitation communaitaire. La Guinée-Bissau est un des pays les plus pauvres de l'Afrique de l'Ouest... Et un des pays, où le manque en infrastructure de base est le plus criant. Dans la capitale, Bissau, les écoles sont souvent utilisés par "round" - un groupe le jour et un en soirée!

Donc, voici des photos deux des écoles que j'ai visitées...

D'abord, vous devez imaginer pourquoi on parle de besoin en infrastructure et en réhabilitation... OK, déjà avant même d'avoir terminer de lire cette ligne vous comprennez!




(désolé, les deux suivantes ne sont pas dans le bon sens
et je ne sais pas comment faire pour les "switcher de bord!)


Et maintenant, voici à quoi les écoles ressembleront après les travaux!


De nos jours, presque tous les projets de développement doivent intégrer des approches
dites transversales... Dans ce cas, il est presque toujours questions d'hygiène et de droits des enfants - lire des jeunes filles d'accéder à l'école... Donc de Latrine, de points d'eau et de cantine.

En Afrique, sourtout là où il n'y a pas d'eau courant, l'inexistence de latrine est un frein à l'éducation
des filles... Vous pouvez imaginer les changements physiologiques qui s'opèrent chez les ados... donc grosso-modo, s'il n'y a pas de latrine, plusieurs s'absentent de l'école 1 semaine par mois... Et au final, il arrive parfois qu'elles arrêtent d'y aller...



La cantine avant!

Et après!

Et le point d'eau

Oui, oui, on pompe avec les bras!

Ah, en passant, là où il n'y a pas de point d'eau comme celui-ci, les
jeunes filles (plus souvent) vont puisées l'eau au marigots, dans un ruisseau, etc.
Dans ce cas, les risques de maladie hydrique et d'agression sont multipliés!

Maintenant, voici les bénéficiaires, ceux pour qui l'école, le point d'eau
et la cantine sont nécessaires et indispensables:



 


Merci. Si vous souhaitez poser des questions ou échanger, n'hésitez pas







19 janvier 2011

Poursuite contre Duvalier, espoir!

La visite de l'Ex-Président à vie Haïtien Jean-Claude Duvalier, Baby Doc pour les intimes, n'est pas passé inaperçue à Port-au-Prince. Nous avons même appris avec plaisir que l'État Haitien pensait intenté des poursuites contre lui. Ses avocats plaident déjà pour la prescription, et par conséquent ne plaident pas pour son innocence! Intéressant contexte, quoi que troublé dans un pays où ce qui tenait difficilement "debout" est tombé l'an dernier:  le système de justice, par exemple. Et ce matin, en prenant mon 2ième café, j'ai lu avec plaisir le papier de Yves Boisvert sur la suite possible des accusations déposées contre Baby Doc, Jean-Claude Duvalier.

Dans son article, il commence: "Il ne faut pas penser que Jean-Claude Duvalier est accusé au sens où on l'entend ici. Son dossier est entre les mains d'un juge d'instruction, qui éventuellement déposera peut-être des accusations pour corruption.

Déjà, un certain brouillard juridique entoure cette affaire. On reproche essentiellement deux types de crimes à Duvalier à titre d'ancien président d'Haïti. D'abord, une série d'assassinats politiques, d'emprisonnements illégaux, de séances de torture. Ensuite, d'avoir volé des centaines de millions de dollars à son pays."

Plus loin, les lueurs d'espoir dans la possible suite de la poursuite contre l'Ex-Président Baby Doc:

1... "il y a amplement de quoi arrêter et faire accuser Duvalier immédiatement. Pour vol autant que pour crimes contre l'humanité. «Déjà, une firme de comptables américaine a examiné les documents de l'État haïtien en 1994 et mis en évidence des détournements de fonds massifs, de l'ordre de plusieurs centaines de millions de dollars, seulement pour les quatre dernières années de pouvoir de Duvalier (1982-1986), dit-il, joint à Boston."

2... "le droit international reconnaît que les crimes contre l'humanité sont imprescriptibles. On a vu plusieurs États latino-américains appliquer ce principe contre d'ex-dirigeants militaires après le renversement de dictatures, même si rien dans leur droit interne ne le prévoyait explicitement."

Espérons que JC Duvalier passera à la moulinette; histoire de faire peur aux dictateur (comme Ben Ali, Gbagbo, etc.) et que l'histoire se rappelle que l'histoire de Baby Doc Duvalier ne s'est pas déroulé cadeau!

Pour lire la suite de l'article de Y.Boisvert, visitez ce lien: Duvalier ou comment le faire condamner

18 janvier 2011

Tourisme sexuel et son impact

Ce matin, Hugo Meunier de la Presse a publié un second reportage sur la prostitution issue du tourisme sexuel des Canadiens et Québécois en Amérique Latine : Haiti, Mexique, Costa Rica, etc.  (pour la première partie présentée sur notre blog: Tourisme sexuel, une réalité présente dans beaucoup d'endroits).

Indirectement, il porte aussi un regard sur la prostitution, l'industrie du sexe, le commerce sexuel et le tourisme sexuel dans les pays du Sud, dans les pays en développement d'Afrique, d'Asie, des Caraibes et d'Amérique Latine. Il présente certains acteurs et quelques effets de ce commerce illicite, pratiqué par des voyageurs et touristes abuseurs, et il met aussi en évidence les autres prostitutions favorisées par ce système illégal : la prostitution des garçons et des filles et la pédophilie.

Dans son article choc, nous pouvons lire : « (Boca Chica, République dominicaine). Les Canadiens ont été les pionniers dans l'implantation de la prostitution [dans ce pays, ndlr]»

« Nous sommes dans un local vétuste perché au deuxième étage d'un immeuble défraîchi de Boca Chica, un peu en retrait de la tapageuse rue principale. Les pales d'un ventilateur tournent au dessus d'un bureau, de quelques chaises et d'un téléphone. Voilà l'artillerie dont on dispose pour freiner les ravages causés par le tourisme sexuel dans cette ville. »

« La pauvreté se vend très mal, admet, méfiante, Denise Pichardo, à la tête de Caminante, un organisme fondé il y a 16 ans. De peur des représailles, elle a hésité avant de se confier à nous. »

Les partisans locaux de la prostitution et du commerce du sexe sont nombreux évidemment, certains sont prêts à s’en mettre plein poche en abusant des autres, en les vendant. Et ceux qui  luttent sont rarement nombreux et équipés.

Voici son vidéo reportage :





Son article sur les impacts du commerce sexuel et de la prostitution en milieu touristique se conclut ainsi:

« PARADIS SEXUELS CANADIENS : Les touristes sexuels canadiens privilégient les pays d'Amérique latine et des Caraïbes, comme la République dominicaine, Cuba, le Mexique, la Colombie, la Jamaïque et le Costa Rica, plus proches et moins dispendieux que des destinations «traditionnelles» comme la Thaïlande. Le tourisme sexuel est un crime partout dans le monde et, depuis 1997, une loi permet de juger et condamner tout Canadien qui a obtenu des services sexuels de la part d'un mineur dans un pays étranger. Parmi les 842 millions de touristes dénombrés à l'échelle mondiale en 2007, 10% serait des touristes sexuels, estime le Bureau international des droits des enfants. »

Pour lire le texte dans son intégralité de cet article vraiment intéressant, cliquez ici : Hugo Meunier - Les ravages du tourisme sexuel.

Ne gardons pas ces sujets cachés. Pour les combattre, il faut en parler.

17 janvier 2011

S.A. in the Aid agency club

IRIN (Humanitarian news and analysis). JOHANNESBURG, 17 January 2011 - "South Africa will launch its own development aid agency in 2011 in a move likely to boost the country’s status as an emerging economic power and champion of the African continent.
 
The South African Development Partnership Agency is expected to become operational before mid-2011 and will work with other donor agencies to coordinate development programmes, mainly on the continent.
 
Although the government is hoping for contributions from the private sector, most of the funding will come from public money, said Dr Ayanda Ntsaluba, Director-General of the Department of International Relations and Cooperation.
 
"South Africa is in a unique position - we're recipients of development assistance, and we're anxious that that status be preserved. At the same time ... we're in the African continent and in that context we occupy a relatively privileged position," Ntsaluba told IRIN. "

C'est une nouvelle que j'ai trouvé très intéressante. L'entrée de l'Afrique du Sud dans le club des pays ayant une coopération internationale est un pas intéressant pour le pays et l'Afrique.

Ceci étant dit, il ne faudra pas se leurrer, ce nos sont pas tous les Sud-Afr qui sont connectés avec les réalités "Africaines", sub-sahariennes. J'ai d'ailleurs eu le plaisir de travailler en Côte d'Ivoire sur un projet où nous avions un partenariat avec une ONG Sud-Africaine. Le travaille était professionnel. Mais le collègue, qui certes passait inaperçu compartivement à moi, était aussi paumé que je l'étais lors de mon premier séjour... Cela est quand même positif d'avoir une telle institution, ayant sa base en Afrique.

Cliquer ici pour lire le reste de l'Article sur IRIN: SOUTH AFRICA: Aid agency to be launched

Donnons-lui sa chance!

10 janvier 2011

Potentiel démographique en Afrique

Comme presqu'à tous les matins, je débute mon deuxième matin avec un café et  je surfe les nouvelles d'Afrique et d'ailleurs. Je suis tombé sur un papier intéressant, intitulé : Un espoir pour l'Afrique, de Claude Picher.

La toile de l'article commence ainsi: "D'Afrique ne nous parviennent pratiquement que des histoires d'horreur: guerres civiles, génocides, réfugiés, famines, sida, sécheresses, malaria, violence, hyperinflation, corruption, coups d'État, flopée de dictateurs à demi fous, avec en toile de fond une immense pauvreté".

La misère, c'est vendeur. Même, voire surtout dans les journaux.

On fait le lien entre la croissance économique, l'urbanisation et la baisse de la fécondité. Selon, l'auteur, qui discute au final un rapport du Conference Board sur la situation de l'Afrique. Il y aurait un créneau de dépaupérisation pour l'Afrique. Une génération, où la croissance éconimique pourrait devenir plus importante que sa croissance démographique.

L'auteur termine comme cela: "Le dividende démographique, à lui seul, ne pourra pas mettre l'Afrique sur la voie tant attendue de la prospérité. Mais il offrira un atout en or et cela dans quelques années seulement. C'est d'ailleurs ce qui inquiète les auteurs: si les Africains veulent vraiment que le dividende joue pleinement et leur permette à leur tour de devenir des «tigres» économiques, ils ont peu de temps devant eux -tout au plus une génération. Une tâche énorme, mais pas impossible, les attend."

Je vous invite à lire l'article. Pour ma part, j'ai peur de l'urbanisation croissante en Afrique, puisqu'elle ne s'accompagne jamais de promesse en  matière de création d'emplois. Les bidons-villes s'agrandissent et il en va ainsi de la criminalité. L'article le dit d'ailleurs, prostitution et criminalité sont les métiers de la nouvelle urbanisation africaine. Bien que cela ne saurait s'appliquer aveuglément, l'idée de fond est sérieuse: à défaut d'intégrer un système de génération économique légal, il se crée une économie paralèlle, cachée. Les bidons-villes sont rarement des oasis de pauvreté jumelé à des oasis de paix.

De plus, plus l'urbanisation augmente, moins il y a de producteurs. Donc, plus le pays importe de denrée de toutes sortes. Le pays s'appauvrie avec sa population. Pas facile.

Espérons que l'Afrique rebondisse grace à ses jeunes... Et vous, qu'en pensez-vous?

6 janvier 2011

Journées importantes de l'hiver 2011!

Bien que, comme l'expression l'indique, à chaque jour suffit sa peine, certaines journées méritent un peu plus d'attention. Voici un petit tableau présentant quelques-unes de ces journées pour les trois prochains mois à venir:
  • 30 janvier    Journée mondiale des lépreux
  • 2 février      Journée mondiale des zones humides
  • 6 février      Journée internationale contre les mutilations génitales féminines
  • 12 février    Journée Internationale des enfants soldats
  • 20 février    Journée mondiale de la justice sociale
  • 8 mars         Journée internationale des femmes
  • 21 mars       Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale
  • 22 mars       Journée mondiale de l'eau
  • 4 avril         Journée internationale pour la sensibilisation aux mines et l'assistance à la lutte antimines
  • 7 avril         Journée mondiale de la santé
  • 25 avril       Journée mondiale du paludisme
  • 3 mai          Journée internationale de la liberté de la presse
  • 17 mai        Journée mondiale de lutte contre l'homophobie
  • 25 mai        Journée mondiale de l'Afrique
  • 28 mai        Journée internationale d'action pour la santé des femmes
  • 29 mai        Journée internationale des casques bleus/soldats de la paix
 
 L’attribution de journées dédiées à des causes permet d’appuyer les efforts de sensibilisation et d’information des populations faits par les ONGs et les différents acteurs humanitaires et de développement international et social.



Partagez l’info vous aussi!


 

Prix des aliments explosent et les producteurs sont pauvres

Ce matin, en prenant mon café, sans sucre et un nuage de lait, j'ai lu cet article fort intéressant de Hugo Fontaine: "Les prix des aliments à un sommet historique". Dans le résumé de l'article, nous pouvons lire que "Les prix des aliments ont si fortement grimpé à l'échelle mondiale depuis juin qu'ils dépassent maintenant le sommet atteint pendant la crise alimentaire de 2008."

Malheureusement, les producteurs, eux, n'ont pas tiré profit de la manne. En fait, ce sont les détaillants, les grossistes, les acheteurs internationaux, traders et spéculateurs qui ont ramassé le magot. Parfois, ils se le partagent. Nous sommes en présence d'une des merveilles du système de l'économie de marché. Ce ne sont pas ceux qui travaillent le plus durement qui profitent, mais bien ce qui peuvent faire du volume. Et dans un marché mondial en pleine expansion, sic nous sommes en crise non, les acheteurs de produits finaux sont légions, en Chine, en Indonésie, en Inde, au Brésil, etc. les classes moyennement aisées à très aisées consomment, c'est leur raison de vivire... En les ajoutant au marché traditionnel européen et américain, la boucle est bouclée...  

Donc, vous produisez dans des conditions merdiques, je vous paie que dalle et nous, en vendant à ces super acheteurs, on fait notre gombo tranquille. Déréglementons davantage les pays producteurs de ressources premières, comme ça ces transitaires et vendeurs pourront encore plus être rentable.

En fait, la théorie de l'économie de marché est faussé dans ce marché corrompu et où les dés sont pipés.

Un autre problème qui mine le pays, c'est définitivement le choix des cultures. Ici, je fais allusion aux type de culture, soit les culture de rente ou de subsistance. La culture de rente est le sujet transversal dans les administrations africaines. Avec les cultures de rente, on développe l'économie du pays, on attire les investisseurs (et les dollars US ou les Euros) et on export (en dollars US ou en Euros)... cerise sur la gateau, on garde les populations actives et dans les champs, pas dans les capiales... Mais, cela ne nourrit que ceux qui peuvent payer pour se nourrir.

Prenons un exemple concret, du moins pour ceux qui connaissent Tabou. Là-bas, presque tout le monde travaille dans les champs d'hévéa, parfois dans les champs de palmier à l'huile. Personne ne veut produire de tomate et faire de la culture maréchère. Pas assez payant. Au final, ils importent de San Pedro ou d'Abidjan, leur pomme de salade, leur tomate, leur concombre, etc. Ca semble beau, mais le jour où les prix chuteront, car ils chutent toujours, ce beau monde aura faim.

Comment gèrer un pays quand les populations ont faim? Les pays émergents, pour ne pas dire sous-développés, économiquement du moins, ont à faire le choix de leur population. Mais bon, ils ne sont pas toujours là pour ces derniers, pour preuve la forte corruption qui ronge ces pays et les us des présidents, sortant et en exercice, et de leur entourage...

Yako Afrique. Dumont l'a dit, il y a déjà une cinquantaire d'années: vous êtes mal partis.

17 décembre 2010

Banque mondiale recadre ses activités africaines

Depuis quelques jours, AllAfrica a publié un court reportage sur le nouveau plan stratégique Afrique de la Banque mondiale. Il s'intitule : La Banque mondiale fait la relecture de sa stratégie pour le continent.


Les combats pour réduire la pauvreté et la misère en Afrique, menés par les ONG internationales et les agences de développement, n'ont pas toujours portés les fruits attendus. Les conflits, la maladie, la corruption réduisent de plus l'impact des actions entreprises.

Dans cet article, nous pouvons avoir un survol  de la "décision" de la Banque Mondiale (BM) de "recadrer sa stratégie pour l'Afrique. Depuis novembre dernier, un rapport concentre la nouvelle vision de la Banque." 

On peut lire que le "projet de stratégie s'articule autour de trois axes interdépendants : i) la compétitivité et l'emploi, ii) la vulnérabilité et la capacité de résistance, et iii) la gouvernance et les capacités du secteur public. Chacun de ces axes est considéré en fonction des difficultés qu'il présente, mais aussi de ses opportunités. Ces trois thématiques serviront de cadre aux interventions de la Banque mondiale dans chaque pays, sans pour autant les limiter."
 Reste à voir, comment - sur le terrain évidemment - cela sera appliqué et si réellement - sur le terrain évidemment - les répercussions seront plus importantes, au bénéfice des population.

10 décembre 2010

CANCUN Put deserts and water in climate agenda

Le sommet de Cancun au Mexique tire bientôt à sa fin. La désertification, l'accès à l'eau, le climat ont été des sujets d'importances. Mais le Canada, comme les autres opposants à l'environnement, n'auront rien amené de nouveau. Ceci étant, différents autres acteurs ont fait des pieds et des mains, en coulisse, durant les scéances, etc. pour faire avancer les choses. Nous avons d'ailleurs deux articles à vous proposer:

Un premier communiqué de presse, issu de l'AFP et publié par Google news, est intitulé: "Put deserts on climate agenda". Nous pouvons y lire: "CANCUN, Mexico — As negotiators near a deal on preserving forests as a way to fight climate change, a top advocate for deserts says that the planet's driest lands should also play a role.

Luc Gnacadja, head of the UN Convention on Action against Desertification is urging representatives of 194 nations to help the some two billion people who live in the driest areas of the planet, as they try to reach a deal on climate change after the landmark Kyoto Protocol's requirements end in 2012.

"Those who cut the deal failed to put forests fully into the Kyoto Protocol so we lost a decade and a half. Now we are thinking of a deal for after 2012," Gnacadja said in an interview with AFP.
"We hope that the world will not make the same mistake now by not including the potential of the soil in arid lands," he said."

L'autre, publié sur Rediff, s'intitule: "Six countries want availability of water in climate talks". Nous pouvons y lire: "Six countries from the Green Group want to link climate change with the issue of availability of water at the ongoing UN summit on climate change in Cancun in Mexico.


"Water runs through every basin of human development and is therefore a crucial element of any climate change action. It is our collective responsibility to make the water issue more visible," the Green Group said in a joint statement.

Green Group members Costa Rica, Iceland and Slovenia have an abundance of water resources while Cape Verde and the United Arab Emirates [ Images ] face serious water scarcity and Singapore has limited land for reservoirs despite receiving abundant rainfall.

The statement points out an array of threats that the climate change pose to water availability saying it affects rainfall patterns: it prolongs drought periods and decrease soil moisture, leading to irreversible land degradation and desertification."

Comme on peut le lire dans ces deux articles, certains tiennent vraiment à faire avancer l'agenda sur le climat et les discussions sur le développement durant, mais malgré la volonté de l'ONU et de ces autres acteurs (Voir notre message du 7 octobre 2010 : Désertification: 1/3 du monde est touché) peu a été fait depuis le Sommet de Kyoto et, celui de Cancun semble le prouver.

Petit ajout! IRIN vient de publier un dossier "CHANGEMENT CLIMATIQUE: De la recherche à la stratégie et à la politique". Cela vous permettra d'avoir une perspective plus institutionnelle (ONU).

Bonne lecture.

De petits gestes verts peuvent s'accumuler... et devenir changement! N'imprimez que si nécessaire!

22 septembre 2010

L'électricité pour combattre la noirceur


Les acteurs humanitaires et de développement international ont parcouru du chemin. Mais il reste encore de l'espace. Bien que ce soit rarement les petits joueurs qui électrifie, ils appuient les populations en amont. Les grands financiers du développement, je nomme la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, etc, sont souvent ceux qui aident les gouvernements des pays en développement ou émergent à poursuivre leur lutte à l'obscurité...

Dans la cyberpresse, nous pouvons lire aujourd'hui, un texte de l'Agence france presse, expliquant qu'il reste encore plus de 20% de la population mondiale sans électricité. Bien que l'intro soit quelque peu contradictoire, nous pouvons lire par la suite que selon l'Agence internationale pour l'énergie (AIE), plus de "1,4 milliard de personnes, n'ont pas accès à l'électricité, et 40% dépendent encore de réchauds rudimentaires et toxiques pour cuisiner".

L'article est intéressant. Je vous invite à le lire. Il m'a fait réfléchir à la façon dont nos villes se sont construites, érigées. Des villes "agglomérées" ou mini-gloglo perdu en brousse, il existe une panoplie de modèle... Le regroupement des villes facilitent l'électrification, leur dispersion la complique. Mais demander à des villageois de "déménager" leur village pourrait être considéré comme un sacrilège! Enfin, c'est de la matière à réflexion!

Cliquez ici pour avoir accès à l'article.

Enfin, il faut ajouter que pour nous qui s'intéresse aux questions humanitaire et de développement international, l'électrification n'est pas qu'un enjeu de modernisme... mais aussi de protection des droits humains, des droits des enfants et des femmes plus directement! N'est-ce pas?

19 septembre 2010

Journées importantes de l'automne 2010!

Bien que, comme l'expression l'indique, à chaque jour suffit sa peine, certaines journées méritent un peu plus d'attention. Voici un petit tableau présentant quelques-unes de ces journées pour les trois prochains mois à venir:




L’attribution de journées dédiées à des causes permet d’appuyer les efforts de sensibilisation et d’information des populations faits par les ONGs et les différents acteurs humanitaires et de développement international et social.



 Partagez l’info vous aussi!





A paraître en Décembre prochain, les journées importantes pour l’hiver 2011.

17 septembre 2010

On fini son assiette, sinon pas de dessert!

On dirait un perroquet, presqu'à tous les soirs: "Les enfants, on fini son assiette... sinon vous n'aurez pas de dessert!" L'ainée de répondre: "Pas grave, on a plus faim". "Ouais, c'est vrai." A la suite répond le bout de chou... "Vous n'avez pas fini vos légumes..."

Ouin, devrais-je enchaîner, comme ma mère le faisait? "Pensez aux enfants du Biafra!" "Hein, c'est où ça mom?" "Quelque pas en Afrique, je crois..." "J'ai pu faim, bon".

Peut-être que j'aurai dû moderniser l'expression de ma mère: "Pensez aux petits Kényans!"

Il y a quelques jours, nous pouvions lire sur le site des Nations Unies, IRIN, que "Selon des responsables, les niveaux de malnutrition dans les districts pastoraux du nord-est du Kenya demeurent élevés en dépit des précipitations récentes qui ont permis d’augmenter la productivité du bétail, le pilier de l’économie locale."

La présentation se poursuit avec des explications potentielles sur le comment du pourquoi de cette famine...

Mais nulle part on dit que les fermiers produisent davantage des cultures de rente que de culture alimentaire... Et que leur production de rente ne leur permet pas de gagner suffisamment pour... Bref.

Allez, dites-moi ce que vous en pensez?

Yako Afrique!

7 juin 2010

De la merde pour fertiliser le désert? Pourquoi pas!


 
En surfant sur mes sites écolos favoris, je suis tombé sur cet article de Rue89 : "En Zambie, on fertilise les champs avec de l'urine humaine" et aussi, avec de la merde!

Ouais, tout le monde sait que ça marche, mais tout le monde a peur! Dans la Terre de Zola, une petite vieille fait son popo dans son champs la nuit!

En plein cœur de Lusaka, la capitale zambienne, sur la route menant à l'université, pas grand monde ne soupçonne l'existence de ce potager fertilisé à l'urine. Ceux qui le savent observent avec intérêt la vie de ce jardin. Car il ouvre les portes d'une nouvelle forme de fertilisation et d'une meilleure productivité pour les agriculteurs zambiens.

Allez, je vous laisse le lire.